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Facteur 3 en trente
ans
Les
titres - chaque
titre renvoie à un bref commentaire, qui renvoie à des
textes plus conséquents.
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Création
: le
25/04/04 mise à jour 16/01/10 Quoi de neuf L'entrée du site
L'entrée du site |
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| Henri
Prévot Ingénieur général des mines |
"Facteur
3" en 30 ans Voir avertissement et remerciements Diviser par trois nos émissions de gaz carbonique sans que cela nous coûte trop cher et sans faire peser sur les consommateurs de pression morale |
Quoi de neuf voyez la synthèse de décembre 2009 |
| En librairie, le Seuil 2007 TROP de PETROLE ! Prix de l'Académie des sciences morales et politiques Table des matières, commentaires, présentation par J.P.Dupuy
Une présentation de "Trop de pétrole !" dans la Gazette du conseil général des mines, janvier 2008 voyez la synthèse
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Deux constatations :
- le gouvernement et le Parlement ne nous disent pas selon quels indicateurs et quels critères ils font la différence entre une action utile et une action inutilement coûteuse. Comment jouer un rôle de "chef
d'orchestre" sans donner le "la" ?
- le gouvernement et le Parlement imposent leurs décisions sans se référer à une vision complète et cohérente des ressources et des emplois d'énergie. On a donc l'impression que l'Etat n'est pas armé pour résister à la pression des groupes d'intérêt. Les décisions prises sont parfois éparses et incohérentes ; elles sont souvent extrêmement onéreuses en ignorant d'autres actions qui seraient efficaces et peu coûteuses. Rechercher ce qui est le moins coûteux : dans certains milieux, il est de bon ton de ne raisonner qu'en quantités physiques. Parler des coûts ? C'est au moins déplacé, c'est mesquin et c'est presque immoral ! "La nature n'a pas de prix !". Cette position est inepte. Si avec 1000 € il est possible par une voie d'éviter l'émission de 4 tonnes de carbone et par une autre d'éviter seulement l'émission d'une tonne, choisir la seconde, c'est diviser par quatre l'efficacité de la lutte contre les émissions., c'est donc pénaliser ceux qui auront le plus de mal à supporter les effets du réchauffement, c'est à dire les plus pauvres. Ne pas choisir ce qui coûte le moins cher est immoral. Autre constatation -au sujet de
l'éthique
- quelle que soit notre consommation d'énergie et la capacité des éoliennes, un réacteur nucléaire de plus, ce sont des émissions de CO2 en moins, c'est donc alléger les dommages qui pèseront surtout sur ceux qui ne peuvent pas s'en préserver, les pays en développement. Il est incohérent, si l'on se réfère à l'éthique, de refuser le nucléaire dans les pays qui le maîtrisent. vous avez goûté aux fonds Madoff ; vous adorerez la finance carbone ! La finance construit du notionnel sur du concret , la finance carbone construit du notionnel sur du notionnel ! |
voir
ici le
plan du
site
le surcoût du biocarburant en
2008 pour les contribuables et les consommateurs :
2 à 3 milliards d'euros
pour éviter l'émission de moins de 2 millions
de
tonnes de carbone.
C'est un gaspillage : il serait trois fois plus efficace d'utiliser ce qui est demandé aux automobilistes pour financer l'utiliation de biomassse dans des réseaux de chaleur ce qui libèrera du fioul, qui est du carburant. |
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| Diviser par trois nos émissions, c'est possible et pas trop cher Des publications de Henri Prévot Des dossiers, des liens |
Des tableaux
croisés ressources emplois
d'énergie Quelques thèmes controversés Le débat : les questions qui se posent, ce qui fait consensus, les questions critiques auxquelles il faut porter réponse pour avancer. |
le scénario de
division par trois le contexte européen et mondial la synthèse de décembre 2009 |
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sans pénaliser notre industrie c'est possible pour pas trop cher - voir ici la présentation et les propositions - avec une stabilisation de la consommation finale globale d'énergie - en utilisant pleinement les possibilités de la biomasse, du chauffage solaire et de la géothermie - avec plus d'électricité "sans carbone" (nucléaire ou avec séquestration du gaz carbonique) Il
suffirait que le prix du gazole
se stabilise à 1,7 ou 1,8
€/litre
et le prix du fioul à 1100 €/m3 TTC, comme si le pétrole était à
170$/bl si l'euro
est à 1,50 $. Le
scénario ne dit
pas ce qu'il faut faire : il montre dans quel sens aller, les
coûts
et les avantages. Il ne dit pas non
plus ce qui
va se faire ; il montre une possibilité : la
réalité
sera donc meilleure !
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| Des publications de H. Prévot - Trop de pétrole le Seuil (2007) Energie fossile et réchauffement climatique PPrix de l'Académie des sciences morales et politiques Des articles récent : "qui ne veut pas d'une augmentation de la capacité nucléaire ; d'étranges convergences" Revue de l'énergie, janvier-février 2009 Présentation générale - la Gazette du conseil général des mines, janvier 2008 - La revue Esprit (numéro de février 2007) plus ancien : - le journal le Monde, le 25 octobre 2004 - la Revue de l'énergie de février 2004 (avec une mise à jour) - Réalités industrielles d'août 2003 Sur
des thèmes particuliers - pour un impôt carbone juste - les Echos - "intégrer tous les paramètres" ou les méfaits de micropolitiques éclatées et peu cohérentes,Responsabilité et environnement avril 2005 - "Privatisation partielle d'EDF et lutte contre l'effet de serre" : la privatisation partielle d'EDF rendra-t-elle la lutte contrel 'effet de serre plus coûteuse ? Responsabilité et environnement - La politique européenne de l'énergie, la Jaune et la Rouge, novembre 2007 |
- Des erreurs courantes Les questions critiques -au début de 2009
- Thèmes et sujets controversés La synthèse - mise à jour depuis fin 2009 Commentaires sur Pour un pacte écologique de N. Hulot, "Ma planète" de C. Allègre L'essentiel des débats , à mon avis - Les questions ouvertes - Les conclusions qui font en général consensus - D'autres études : Sauvons le Climat, Négawatt, la MIES, une étude préparée pour la MIES Parmi les sujets abordés dans"Trop de pétrole !", lire de brefs commentaires sur : - Réserves, ressources, surabondance ou épuisement des ressources : la question critique - Les causes de l'effet de serre, rôle du gaz carbonique et de la vapeur d'eau - Incertitude et prise de décision - Comment la politique actuelle est peu efficace ou carrément contre-productive : biocarburants, ouverture à la concurrence de l'électicité, subventions sans ressources budgétaires nouvelles, marché européen du carbone, absence de critères simples et applicables équitablement à tous pour répondre aux lobbies - Deux critères très simples de "bonne action climat" - Pour que l'Etat inspire suffisamment confiance pour que les entreprises et les collectivités locales investissent - Créer un impôt : oui, mais à quel niveau, calculé comment ? Soyons clairs : même à fiscalité constante, un impôt sur l'énergie diminue le pouvoir d'achat disponible pour autre chose que l'énergie. - La lutte contre l'effet de serre : un magnifique terrain pour une Europe en voie d'intégration résolue et progressive - Sur la gouvernance mondiale ; marchés de quotas, aide aux pays en développement, vers un nouveau mode de régulation mondiale ? Veut-on vraiment que l'aide aux PVD diminue lorsque le prix du pétrole augmente ? - Bien d'autres sujets à débattre |
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| Des dossiers, des liens |
Un scénario de division par trois des émissions françaises | |
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Le contexte
mondial
et européen Des dossiers : - un dossier sur le chauffage - le rapport sur le prix de l'électricité du CGM et de l'IGF - le rapport sur le biocarburant du CGM et du CGREF - les réseaux de chaleur : un rapport du CGM Quelques liens intéressants : GIEC, DGEMP, MIES, Manicore, Sauvons le climat |
- Les propositions de
politique
publique octobre
2008 analyse
et propositions. A quel niveau porter le prix de l'énergie ? - Une présentation plus complète : voir les publications présentant le scénario notamment la revue Esprit (numéro de février 2007) et, plus ancien, dans le journal le Monde, le 25 octobre 2004
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| On trouvera sur ce site des constatations qui pourront paraître assez nouvelles ou surprendre tout ce qui suit est argumenté et commenté sur ce site. - Le monde a deux ou trois fois trop de carbone fossile. - La France peut agir seule, cela ne lui coûtera pas
trop cher et elle
pourrait y avoir un grand avantage. - La France peut diviser par trois ses émissions tout
en augmentant
les distances parcourues sur route de 20 à 30 %. - Pour diviser par trois les émissions d'ici trente ou
quarante ans, il suffit que
le prix du carburant, à partir de 1 €/l, augmente de 2 ou 3 c€
par litre chaque année. - La production de biocarburant peut dépasser 20 Mtep
par an,
soit 40 % de la consommation actuelle de carburant avec des
techniques nouvelles (utilisant la plante entière et des sources
d'énergie externes), en supposant que le changement climatique
ne réduira pas la production biologique. - Pour se chauffer, on aura intérêt à mettre une résistance électrique dans son chauffage central, le gaz ou le fioul étant utilisé en appoint en période de pointe deconsommation d'électricité. - Ceux qui veulent sortir du nucléaire ont une position cohérente et respectable ; ceux qui acceptent le nucléaire mais à condition de ne pas en augmenter la capacité ont une position incohérente. - Programmer des éoliennes au-delà de 2015, ce n'est pas programmer moins d'émissions de gaz carbonique que sans éoliennes. - Le système des marchés de permis d'émettre tel qu'il fonctionne au niveau européen est un nid d'effets pervers. - Avec ce programme de division par trois des émissions
en trente
ou quarante ans, d'ici quinze ans les émissions n'auront pas
diminué. |
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| Une forte réduction des émissions
de gaz carbonique
ne se fera qu'avec une augmentation
du prix à la
consommation
finale du prix de l'énergie fossile, carburant, gaz et fioul
- un rythme de 2 à 3 c€/l devrait suffire, en monnaie
constante, bien sûr. Un "impôt climat" serait
calculé pour que la hausse du prix à la
consommation finale soit connue à l'avance et progressive. Ce
n'est pas l'impôt qui devrait augmenter, mais le prix à la
consommation finale.
Pour l'essentiel et en simplifiant, le scénario prévoit dans les trente ans qui viennent deux évolutions progressives et trois bascules technico-économiques. D'autres évolutions interviendront évidemment à plus long terme. Les évolutions
progressives au
fur et à mesure de l'augmentation du prix de l'énergie et
de la construction de logements neufs : - Les économies d'énergie de chauffage (meilleure isolation, et économie de chauffage dans les locaux qui ne sont pas occupés par exemple) - La pénétration croissante de la biomasse
dans le chauffage |
Les
trois bascules
technico-économiques - les techniques sont
connues ; les coûts correspondent à un pétrole
à environ 170 $/bl (si l'euro vaut 1,50 $) ; si le
pétrole est à 70 $/bl,
il faudra un impôt de 400 € par tonne de carbone. Cette
évaluation, supérieure à ce qui est écrit
dans "trop de pétrole !" est faite mi 2009 à la
lumière d'études récentes. Ces "bascules" pourront être amorties et étalées dans le temps si ces formes d'énergie sont provoirement aidées ou font provisoirement l'objet d'obligations réglementaires avant que le prix à la consommation finale de l'énergie finale n'atteigne un niveau suffisant. - Le chauffage de
base à
l'électricité en mettant tout
simplement
une résistance électrique dans l'eau du chauffage
central,
le chauffage en période de pointe se faisant au gaz, au
fioul
ou au biofioul. C'set la méthode la moins coûteuse si la
capacité nucléaire augmente. - Le passage au biocarburant avec utilisation complète de la biomasse dans la limite des possibiltiés de production de biomasse - Le remplacement du carburant par de l'électricité pour la circulation en ville, avec des véhicules électriques ou bi-énergie alimentés en électricité et en carburant liquide On verra aussi se développer l'usage de la géothermie, notamment la géothermie de surface avec des pompes à chaleur. |
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Pour la France, quels effets économiques, sociaux, stratégiques ? Une présentation synthétique |
| Pour stabiliser les
températures le monde devra laisser sous terre -ou y remettre- plus de la moitié du carbone fossile accessible : nous ne manquons pas d'énergie fossile : nous en avons trop il faudra diviser par deux les émissions mondiales ce qui, compte tenu de l'augmentation des émissions des pays en développement, suppose une division par trois ou quatre au moins des pays développés - la France a la possibilité, avec des techniques connues, de diviser ses propres émissions par trois en trente ou quarante ans, même si elle devait être le seul pays à le faire - un tableau croisé de ressources et des emplois
montre de quelles formes d'énergie on aura besoin, ce qui permet
de calculer le prix de
l'énergie. Le prix du gazole devra rendre compétitif le
biocarburant de seconde génération
: 1,75 €/l à la pompe (évaluation mi 2009).
Par
rapport aux
prix de mi 2009, une
augmentation
de 75 cme € par litre de carburant ou de fioul ; en 30 ou 40
ans, cela fait 2 à 3 cme €/l/an, 20 €/m3 - pour un ménage
qui consomme
1000 litres de carburant par an et l'équivalent de 1
mètre
cube de fioul en chauffage, par rapport aux prix de mi 2009
c'est chaque
année une dépense supplémentaire de 40 euros
en monnaie constante ; cela pourrait être compensé partiellement par
une augmentation des revenus
grâce
à une augmentation de l'activité - il y aura des chocs de prix sur le marché mondial
mais, sur 30 ou 40 ans,
l'augmentation
prévisible du prix mondial de l'énergie ne suffira
pas - sauf si les pays détenteurs de ressources refusent de
vendre ou d'investir pour produire. |
- il faudra donc combiner réglementation,
subventions et impôt.
Le
produit de l'impôt sur l'énergie fossile servira
à financer les subventions et une partie pourrait être reversée
aux communes qui feront des pistes cyclables, des
réseaux
de chaleur ou des schémas d'urbanisme économes en
énergie.
- si la France était seule à agir dans cette
direction,
cette réduction des émissions françaises n'aurait
évidemment aucun effet sur la température ; mais la
France
pourrait en tirer des avantages de nature
différente
: Pour une discussion sur ces "effets externes" d'un programme de lutte contre l'effet de serre, voir ici - il y a donc ici la matière pour un grand programme national, touchant toutes les catégories de la population. - l'action de la France seule est un
préalable qui suscitera une coopération
avec quelques autres pays ;
c'est ainsi que l'on a fait Airbus, Ariane, Schengen, le corps
d'armée
européen etc. Agir seule ? On peut lire
encore ceci
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La méthode adoptée pour établir ce scénario en 2003 ; le contenu du scénario |
| Sur la
méthode :
prendre appui sur les aspects techniques sûrs, pour faciliter le débat - se donner un but puis voir comment l'atteindre - prendre appui sur les possibilités et les limites physiques - vérifier et démontrer la cohérence des hypothèses, notamment à l'aide d'un tableau croisé des ressources et des emplois - à ce jour (c'est encore vrai à la fin de 2007) peu de publications se sont pliées à cette contrainte, pourtant nécessaire au débat - associer aux quantités physiques des coûts - rester sur le plan technique : éviter de laisser penser que l'on prend parti au nom de la morale ou de sentiments - proposer ainsi une
base pour le débat : à
partir
de ce scénario il est extrêment facile d'en
produire d'autres, avec plus ou moins
de consommation, plus ou moins de biocarburant, plus ou moins
d'électricité
"sans carbone" etc. Les possibilités et les limites techniques - les ressources en biomasse sont largement supérieures à ce qu'on lit en général : voir ici - l'innovation s'introduira moins vite dans les bâtiments, qui durent en moyenne plus de 150 ans, que dans les voitures, qui durent 15 ans - pour les voitures, on sait faire des batteries tenant 50 km - on est sûr de pouvoir beaucoup augmenter la production par hectare de biocarburant - les coûts de l'hydrogène et du photovoltaïque sont encore prohibitifs ; les progrès éventuels ne sont pas connus. Pour un exposé complet, lire l'article de la Revue de l'énergie |
Les propositions
et les résultats du scénario
- ce scénario adopte l'idée de la voiture bi-énergie, reprise désormais assez souvent - autre proposition, plus nouvelle celle-ci : l'idée d'un chauffage bi-énergie, électricité en base, gaz ou (bio)fioul en pointe : cette idée est sans doute féconde ; elle ne pouvait apparaître qu'après avoir dit quel pourrait être le prix pour l'énergie à la consommation finale - on développe une argumentation pour montrer pourquoi le biocarburant de nouvelle génération est nécessaire à l'atteinte de l'objectif - alors que, pour une faible réduction des émissions par rapport à la tendance, le biocarburant est inutile et coûteux - ce n'est pas le biocarburant tel qu'il est produit aujourd'hui : on suppose l'utilisation de techniques de production de biocarburant très efficaces, au besoin avec apport de chaleur externe "sans carbone" pour utiliser comme matière le maximum de carbone organique - on développe une argumentation qui conduit à proposer une évaluation du prix de l'énergie à la consommation finale cohérente avec l'objectif - on évoque une forme originale de cogénération, en utilisant les eaux de refroidissement des centrales nucléaires comme sources froides de pompes à chaleur géantes alimentant un chauffage urbain - on a montré pourquoi la position à l'égard du risque nucléaire ne peut pas être mitigée : ou bien on le refuse absolument, ou bien on en tire parti au maximum - le scénario présenté conduit à un doublement de la capacité de production d'électricité "sans carbone", nucléaire ou avec séquestration du gaz carbonique ; "Trop de pétrole !" montre une division des émissions par deux avec une augmentation de la capacité nucléaire de 50 % - le scénario montre les actions essentielles et en chiffre les enjeux : ces actions sont assez indépendantes les unes des autres mais supposent toutes une hausse du prix de l'énergie à la consommation finale - le prix de l'énergie finale devrait en effet être porté à un niveau qui suffise à nous convaincre de mieux isoler nos logements et de reporter la consommation d'énergie vers le biocarburant, la biomasse, le solaire et l'électricité. C'est beaucoup moins cher qu'on le pense souvent. Cele ne se fera pas en un jour. Entretemps le produit de l'impôt servira à financer des incitations financières. - il est possible, au moins en ordre de grandeur, de calculer l'effet sur la création d'emplois et sur le revenu des ménages, déduction faite des dépenses liées à l'énergie. Les créations d'emplois ansi calculées ne sont pas des créations nettes car elles se substitueront à d'autres emplois. - ce scénario et, surtout, le
tableau croisé
des ressources et des emplois permettent de calculer facilement
d'autres scénarios
possibles ; par exemple moins
d'électricité
et plus de gaz de chauffage ou/et moins de consommation. |
| Toute observation est bienvenue |
D'autres études : Négawatt, facteur 4 (de la MIES), Sauvons le climat, "Trop de pétrole !"
Deux études visent une "division par quatre"
en
cinquante ans. En réalité, il s'agit en gros d'une
division
par quatre par rapport à une tendance alors que notre
"division
par trois" se calcule par rapport aux émissions actuelles et par
habitant. En fait la cible est à peu près la même
pour
les trois études (38 MTC pour la "division par trois" et pour
Négawatt,
32 pour la MIES). Une différence plus importante est que notre
scénario
est à échéance moins lointaine : 30 (ou de
façon
plus probable 40) ans contre 50 pour les deux autres, ce qui limite les
possibilités de séquestration du gaz carbonique et nous
interdit
d'envisager la séquestration et le photovoltaïque
notamment..
| L'association Négawatt
Cette association milite pour que la France fasse suffisamment d'économies d'énergie pour pouvoir diviser par trois ses émissions et en même temps s'affranchir du nucléaire ; parmi ses membres, on trouve des ingénieurs qui connaissent bien les sujets dont ils traitent. Elle adopte vis à vis du nucléaire une position radicale, tout à fait légitime ; j'ai eu plaisir à échanger sur ces bases avec ses responsables. Dans son scénario , qui est donc sans nucléaire, les émissions sont divisées par trois en cinquante ans. Ces réflexions sont extrêmement utiles mais le lecteur appréciera si les prévisions de consommation sont réalistes. En tous cas, au stade actuel, on constate que Négawatt n'a pas encore chiffré le coût de ses hypothèses, ce qui empêche le débat de progresser. Lire des commentaires sur ce scénario. Un tableau synoptique ressources-emplois permet de comparer aisément les hypothèses de Négawatt et celles du scénario de division par trois que nous présentons ici. |
Une étude "facteur
4" préparée pour la MIES et récemment
publiée
- début 2004.
Cette étude a fait l'objet d'une présentation dans le numéro de Responsabilité et Environnement daté de janvier 2004 . Elle fait état d'un grand nombre de scénarios faisant appel à plus ou moins de nucléaire ou de séquestration de gaz carbonique ou d'énergies renouvelables etc. L'objectif est de ramener les émissions de gaz carbonique de 106 à 32 MTC (38 MTC dans notre scénario) d'ici 2050 (2030 dans notre proposition). Elle a fait l'objet d'un exposé au cours d'un séminaire le juin 2004 (on peut voir quelques planches) On trouve des convergences avec notre proposition mais, au stade actuel, on regrette de ne pas voir de tableaux croisés des ressources et des emplois de façon à bien visualiser la cohérence d'ensemble. Ces tableaux croisés sont nécessaires pour comparer d'un coup d'oeil le scénario avec la situation présente ou d'autres scénarios et pour avoir une idée du prix de l'énergie cohérent avec ces scénarios. Par exemple le recours au photovoltaïque n'est envisageable que si les prix de l'énergie augmentent beaucoup. On peut lire une note de commentaires |
| Un scénario
de l'association Sauvons le Climat Ce scénario présente beaucoup de traits communs avec le scénario de "division par trois" présenté sur ce site : stabilisation de la consommation d'énergie d'ici trente ans, recours à la biomasse et à l'énergie solaire et, dans la mesure où c'est nécessaire pour diminuer les émissions conformément à l'objectif, production d'électricité nucléaire ou à partir de charbon avec séquestration. Deux différences notables : - le scénario n'envisage pas l'utilisation de l'électricité comme source de chaleur directement dans l'eau du chauffage central (qui sera la méthode la moins onéreuse pour se chauffer si l'électricité est produite au meilleur coût et vendue à son prix de revient) - ce scénario n'aborde pas la question des coûts de production et d'utilisation ; mais, à part ce qui est dit à l'alinéa précédent, les solutions qu'il retient sont celles qui coûtent le moins cher. |
Les scénarios
présentés dans "Trop de pétrole !" - le Seuil En rédigeant "Trop de pétrole !", je me suis rendu compte que l'objectif de division par trois en trente ans est très ambitieux. C'est pourquoi j'ai préféré parler d'une division par deux ou trois en trente ou quarante ans. Car l'important n'est pas de se donner un objectif rigide mais de bien indiquer la direction dans laquelle il faut s'orienter. Par ailleurs, il faut tenir compte de l'incertitude sur la disponibilité de biomasse et sur la façon dont la consommation réagira à l'augmentation du prix de l'énergie fossile à la consommation finale. Il y a également une incertitude sur la capacité nucléaire que la France acceptera. "Trop de pétrole !" présente donc - deux jeux d'hypothèses sur la consommation : ou bien cette consommation est à peu près constante, ou bien elle diminue de 10 % - deux jeux d'hypothèses sur la disponibilité de biomasse : 50 Mtep thermiques ou 35 Mtep thermiques. et dresse trois tableaux de ressources et d'emplois : l'un, comme ici, conduit à une augmentation de la capacité nucléaire de 80 % et à une division des émissions par trois( par habitant) ; les deux autres supposent que la capacité nucléaire augmente de 50 % et conduisent à une diminution des émissions de 50 % environ. |
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haut de la page d'accueil.
Les
conclusions qui font en général consensus
| - la stabilisation
de la consommation d'énergie à son niveau actuel ou
en dessous - le recours à la biomasse, bois, déchets organiques - le rôle indispensable du biocarburant de seconde génération - les véhicules bi-énergie (électricité et carburant liquide) - le développement des réseaux de chaleur - une modification de l'urbanisme |
- le développement
du transport par
fer et par canaux - la séquestration du gaz carbonique - en sachant qu'il faudra se donner le temps de vérifier l'étanchéité des sites de stockage - dans les trente ans à venir, l'hydrogène, extrêmement coûteux, n'a pas sa place - un impôt sur l'énergie - notre scénario permet de donner une évaluation, non de l'impôt, mais du prix de l'énergie finale. |
|
|
- Pense-t-on, oui ou non, que la France a intérêt à agir sans attendre les autres pays ; pense-t-on, oui ou non, que la France peut avoir une politique autonome au sein de l'Union européenne ?
- Veut-on,
oui ou non, rechercher ce qui coûte le moins cher, en tenant
compte des effets directs et indirects de décisions ?
-
Accepte-t-on d'envisager - ou
refuse-t-on par principe - une augmentation importante de la
capacité nucléaire : 50 à 80 % ?
Ce
scénario ne
dit pas
ce qu'il faut faire : il montre dans quel sens aller, les coûts
et
les avantages. |
Pourquoi ces questions sont critiques Si l'on pense que la France n'a pas intérêt à agir avant les autres pays ou qu'elle n'a pas la possibilité de mener une politique autonome, constatons que nos émissions sont inférieures à celles des autres pays développés et attendons les décisions de la Chine, des Etats-Unis, de la Russie et de l'Union européenne. La sobriété peut être un impératif de morale individuelle qui conduira à consommer moins d'énergie. Dans une société respecteuse de la liberté induviduelle, ce ne peut pas être un objectif de politique publique. La responsabilité de l'Etat est de réunir les conditions collectives de la sécurité individuelle et de préserver la cohésion nationale. Ici, le risque est que les pays détenteurs d'énergie fossile prennent argument de la lutte contre l'effet de serre pour limiter leurs ventes. C'est une question de sécurité en approvisionnement. Pour y parer, il faut diminuer notre consommation d'énergie fossile - non pas d'énergie. Respecter la liberté individuelle, c'est - informer objectivement en évitant la tentation de la manipulation ; se garder d'entrer dans le champ de la morale individuelle ; - agir autant que possible sur les prix et aussi peu que possible par la réglementation ; - financer ou rendre obligatoires les actions les moins coûteuses. Aujourd'hui (début 2009), personne de sérieux ne préconise de diminuer la capacité de production d'électricité nucléaire. La question qu'il faut poser explicitement est celle-ci : quelle augmentation de capacité prévoir ? Si l'on cherche la cohérence des orientations du "Grenelle" on trouve ceci : ne pas augmenter la capacité nucléaire. Ce n'est jamais dit, mais cela explique l'augmentation de l'éolien, les "objectifs" irréalistes d'isolation thermique et le chiffre ahurissant de capacité photovoltaïque. La question de la fiscalité ne pourra être abordée que si l'Etat peut montrer que les coûts sont les plus bas possible. Or les coûts seront les plus bas si la capacité nucléaire est accrue. La question nucléaire est donc centrale. Voir "qui ne veut pas augmenter la capacité nucléaire - d'étranges convergences" Revue de l'énergie, janvier 2009 Ceux qui acceptent le nucléaire en refusant une augmentation de la capacité ont une position non cohérente.
|
| Toute observation est bienvenue |
De telles perspectives de changement suscitent évidemment de
nombreuses questions.
Une bonne partie des réponses viendra d'elle-même si
l'Etat
engage une politique progressive
qui pourra être ajustée en fonction du progrès des
connaissances et de l'évolution de la situation.
Voir aussi une liste des
questions en débat en 2007 et une synthèse régulièrement
mise à jour depuis la fin 2009
| - l'effet macroéconomique
d'une
telle variation du prix de l'énergie : il faudrait adapter les
modèles
d'équilibre économique général. - comme l'augmentation du prix de l'énergie finale indiquée dans le scénario ne peut pas être brutale, dans une longue période transotoire, il faudra une réglementation. Laquelle ? Quels seront les coûts sous-jacents ? Nous faisons des propositions. - les capacités industrielles de la France seraient-elles suffisantes pour mener de front tous les changements ? A quel rythme ces changements pourront-ils se faire ? - la place des cultures énergétiques telle qu'indiquée dans le scénario n'est-elle pas excessive ; faut-il tenir compte des besoins de l'humanité en produits alimentaires ? Comment ? - la fourniture d'énergie sera révolutionnée : il ne s'agira plus de fournir du gaz ou de l'électricité, ou du fioul ou du bois, mais de l'énergie, notamment de l'énergie de chauffage selon les modalités les plus efficaces selon la période, selon les possibilités de chaque utilisateur |
- la
place de la séquestration du gaz carbonique, son
coût et les possibilités techniques. - le coût de production industrielle de biocarburant (par gazéification et synthèse et par voie biologique) n'est pas connu, faute d'expérience. Des études sont en cours - comme le résultat économique des entreprises productrices d'énergie, notamment d'électricité, dépendront énormément de décisions publiques, et comme les investissements sont de très long terme, comment susciter les investissements nécessaires ? Nous faisons des propositions. - la production de biocarburant (ou de biofioul) se fera dans de grosses unités industrielles ; la biomasse sera sans doute concentrée près du lieu de production (sous forme de "jus") - des études sont en cours. - comment faire accepter non seulement l'augmentation de la capacité nucléaire, mais l'augmentation du prix de l'énergie ? Comment convaincre ? - comment mener une réflexion au niveau européen, avec d'autres pays et la Commission européenne ? - ... |
Toutes ces
questions et bien d'autres sont abordée dans "Trop de pétrole !" (le
Seuil, janvier 2007)
| Toute observation est bienvenue |
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Des sites administratifs
- Un site très riche en données sur l'énergie, au ministère de l'industrie
- Le site de la Mission interministérielle d'étude du climat, la MIES
- Le site du GIEC, groupe intergouvernemental d'étude du climat (ou, en anglais, ICCP) : on y trouve les documents en français.
- Le site de la Direction générale de l'énergie du ministère de l'économie ; voir en particulier le scénario tendanciel en 2030 que nous avons recopié sur ce site.
Quelques sites d'associations ou personnels
- Le site de "Sauvons le climat" :
des
documents, un scénario, un manifeste pour diminuer les
émissions, des conseils
pratiques : calculez vos émissions et voyez quelles sont
les possibiltiés de les diminuer
- Un site très bien documenté :
manicore
- Le site de l'association
Negawatt
: un scénario de sortie du nucléaire.
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| Résumé de la feuille :
"la
France, l'Europe, le monde" - on y verra comment la conférence de Copenhague
à la fin de 2009 confirme la pertinence des questions
posées ici sur l'avenir de Kyoto - Pour une politique européenne
et mondiale,
au-delà des raisonnements macroéconomiques, raisonner
sur des scénarios pratiques qui présentent des
situations
concrètes - Dans l'Union européenne, les
effets
pervers du marché européen de permis d’émission de
gaz carbonique - Le monde a deux ou trois fois trop
de carbone
fossile accessible - Que veut dire "le coût du
carbone",
une notion sans consistance substantielle ? - Questions sur les mécanismes de
Kyoto
: "Kyoto 2" ou "après-Kyoto" ? - Des coopérations renforcées au
sein de
l'Union européenne pour lutter contre le changement
climatique. Mieux : des coopérations
structurées, telles que celles que le projet de
traité constitutionnel avait prévues pour les
investissements liés à la sécurité du pays. - Pour des coopérations
stratégiques de
grande portée, entre l’Union européenne et l’Inde, la
Chine
ou le Brésil - Au motif de donner l'exemple,
faut-il renoncer
à certains moyens dont la mise en oeuvre ne peut être
que limitée à quelques pays ? Voyez donc tous ces points présentés
et commentés ici.
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L'essentiel
des
débats, à mon avis
Voir aussi une liste des
questions en
débat en 2007
Pour fortement diminuer nos émissions, toutes les mesures suggérées par le scénario, sauf celle qui porte sur la production nucléaire, font l'objet d'un large accord de ceux qui réfléchissent à la façon de beaucoup diminuer nos émissions - notamment : économies d'énergie, biomasse, utilisation de la chaleur solaire avec des pompes à chaleur, urbanisme économe, réseaux de chaleur, voiture bi-énergie, impôt sur l'énergie fossile.
Un point en débat : la place du nucléaire. Il est facile de s'accorder néanmoins pour calculer que, à consommation égale et sans séquestration de gaz carbonique, moins de nucléaire, c'est plus d'émissions de gaz carbonique.
La différence entre les émissions de notre scénario et celles de l'évolution tendancielle de la DGEMP (la différence est d'environ 100 Mt de carbone), c'est à dire l'efficacité de notre scénario, repose pour 40 % sur des économies d'énergie, pour un quart sur la biomasse et pour un quart sur le nucléaire. Ce sont les trois piliers de notre scénario - et 10 % pour le reste.
La question critique est donc aujourd'hui : pense-t-on que les électeurs sont ou seront d'accord pour accepter un impôt calculé pour augmenter progressivement le prix du gaz, du fioul et du carburant, sachant que le produit de cette hausse sera restitué aux ménages soit sous forme de subventions soit par un allègement d'autres impôts ? Il ne faudrait pas se cacher pourtant que cet impôt diminuera le pouvoir d'achat des ménages disponible pour autre chose que l'énergie. Voir ici|
1- Les
réflexions
menées sur cette page portent sur le long terme : 30 ou 40 ans.
Le scénario qu'elles proposent, les investissements et les
changements
dans le mode de consommation d'énergie qu'il implique ne
dépendent
donc pas de la conjoncture. 2- Ce site ne prétend pas dire ce qu'il faut faire. Il s'efforce de réunir les conditions propices à un débat de bonne qualité. Il indique ce qui nous paraît certain et ce qui est incertain. Il présente des options très contrastées pour que le lecteur puisse faire lui-même son propre scénario. 3- Il peut y avoir des erreurs sur ce site ; merci au lecteur de me les signaler. |
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Chacun se doute que les informations réunies sur ce site viennent des meilleures sources et que les analyses, qui restent de la responsabilité de l'auteur de ce site, sont issues de longues et fréquentes discussions. Je voudrais remercier en particulier les personnes qui ont bien voulu participer à un groupe de travail qui a permis d'élaborer le scénario présenté ici, dans le deuxième semestre 2003 et toutes celles qui, depuis, m'ont fait part de leurs remarques, voire de leurs critiques - je pense notamment aux observations d'associations comme Négawatt et aux appels à la prudence d'économistes, dont on trouvera la trace sur le site. Pour faire progresser les idées, il faut aussi pouvoir les diffuser. La Revue Esprit fut la première à accueillir des réflexions encore peu souvent formulées (le monde a trop de carbone fossile etc.) ; M.L. Lévy, rédacteur en chef des Annales des mines, m'a fortement encouragé à rédiger une première version de ce scénario de division par trois (numéro d'août 2003 de Réalités industrielles) ; une version affinée de ce scénario a été diffusée dans le numéro de février 2004 de la Revue de l'Energie et Thierry Gaudin m'a offert l'hospitalité de son site prospective 2100, que je vous invite à consulter. Qu'ils soient tous remerciés. Retour en
haut de la page d'accueil. Ce groupe de travail
était
formé de personnes venant des ministères de
l'économie,
de l'industrie, de l'agriculture, de l'équipement, de
l'environnement,
du Commissariat général du Plan et
d'établissements
publics d'études ou de recherche. |