Vous pourriez lire
Trop de pétrole !


prix de l'Académie des sciences morales et politiques

Paru début 2007, il est toujours d'actualité. pour plusieurs  raisons :

- Les analyses se sont confirmées.

- La situation a évolué comme il l'avait annoncé.

- Ses propositions ont été ignorées du Grenelle et de la politique publique  -:)

Il reste un des très rares livres à aborder de façon cohérente et organisée tous les aspects de l'énergie et de l'effet de serre - depuis le très technique jusqu'au géostratégique.

Il est un des très rares qui abordent la question des coûts.


Sur les coûts :
Depuis trois ans ils ont évolué : inflation, baisse du dollar, flambée du coût des équipements en 2008. Les valeurs sont mises à jour sur ce site.

Bref : lisez
Trop de pétrole !


Voyez ici une présentation

Facteur 3 en trente ans 
L'
entrée du site est précédée par une synthèse


Copenhague -  Grenelle de l'environnement -  nucléaire - régime de l'électricité -
relations avec les pays en développement- gouvernance mondiale, européenne, nationale, impôt CO2, etc.

Une synthèse - janvier 2010 -
voir ici le texte entier de la synthèse avec de nombreux  liens
  -

Les titres  - chaque titre renvoie à un bref commentaire, qui renvoie à des textes plus conséquents.         
Le monde
- L'épuisement des énergies fossiles ?
Il y en a deux fois trop !
- Copenhague : l'issue peut aisément s'expliquer
- CO2 et
géopolitique :
- Le coût du CO2 ?  ; seul compte le prix à la consommation
-
Régulation par la demande ou régulation par l'offre  ?
- Si la régulation est faite par l'offre, le CO2 ne vaut rien
- Avec les pays en développement spéculation et arnaque
-
Un critère de coût simple et  indépendant du prix du pétrole
- Pour
agir contre l'objectif de réduction , ignorer les coûts !
-
Une tranche nucléaire de plus, c'est 8 MtCO2 de moins
-
Pour un marché de CO2 efficace, trois conditions
-
Quels marchés de CO2 peuvent-ils être efficaces ?

L'Europe
- l'Europe de l'énergie  : sur le modèle de l'Europe de la défense ou des accords de Schengen
-
CO2 et géopolitique  : quelle place pour l'Europe ?
La France
- L'Etat chef d'orchestre se trompe parfois de partition et ne nous donne pas le "la" 
- Faute de critère objectif et publié,
la force des lobbies
- L'isolation thermique ? Oui. A tout prix ? Un gaspillage
- Le photovoltaïque ?
Un caprice de gosse de riche
- Un impôt indépendant du prix du pétrole serait une erreur
- Augmenter progressivement le prix à la consommation
- le Conseil constitutionnel a eu raison de refuser la loi
- Impôt, prix du CO2, aide aux PVD, tout est lié
- Mettre en balance le nucléaire et l'éolien ? C'est ignorer les ordres de grandeur
- Limiter le nucléaire à la "base" ?
Une erreur de raisonnement
- Quelle capacité nucléaire ?
Faites donc votre scénario
- Vous conclurez :
augmenter la capacité d'un EPR par an
-
Un marché libre de l'électricité augmente les prix de vente
-
Biocarburant ? Aujourd'hui mieux vaudrait que la  biomasse remplace du fioul, qui est du gazole
- Biocarburant ? Demain, 40 % de notre consommation en améliorant l'environnement - eau, nitrates, phytosanitaires


Quelques mots sur la morale
La morale dépend du statut de l'acteur  : le monde en général (autrement dit « l’humanité »),  un Etat, un scientifique, un journaliste, un analyste ou un consultant, un groupe de pression non lucratif , une personne privée. Une même personne se trouve souvent dans plusieurs situations ; si elle confond ses propres rôles, incompréhensions et dérapages.

Création  : le 25/04/04
mise à jour
16/01/10

Quoi de neuf

L'entrée du site


Ne manquez pas

NOUVEAU !
- le niveau des coûts et des prix

- l'effet sur le pouvoir d'achat, et sur l'emploi


Faites vous-mêmes vos tableaux ressources-emplois d'énergie, selon vos propres hypothèses


le tableau de référence de ce site


les questions controversées 

Qui ne veut pas augmenter la capacité nucléaire ? De bien étranges convergences !


Le plan du site


L'entrée du site





Henri Prévot
Ingénieur général des mines
"Facteur 3"  en 30 ans
Voir avertissement  et remerciements

Diviser par trois nos émissions de gaz carbonique
sans que cela nous coûte trop cher et sans faire peser sur les consommateurs de pression morale

Quoi de neuf

voyez la synthèse de décembre 2009 


En librairie,  le Seuil 2007

TROP de PETROLE !

Prix de l'Académie des sciences morales et politiques

Table des matières, commentaires, présentation par J.P.Dupuy


Des propositions concrètes

applicables  dans le contexte budgétaire et financier tendu que nous connaissons



Des erreurs courantes

personne n'est préservé de l'erreur ; il doit y en avoir sur ce site.


 Nouvelle présentation ! 

indispensable pour avoir un discours cohérent .


- Sujets sensibles et controversés

éolien, nucléaire, la fiscalité, etc., etc.

ce n'est pas ce qui manque

Une présentation de "Trop de pétrole !" dans 
la Gazette du conseil général des mines, janvier 2008



voyez la synthèse

Commentaires sur l'actualité 

Présentation du site



ce n'est pas LA vérité ; c'est un support de réflexion
vous pouvez aussi faire votre scénario ! N'hésitez pas ! Et vous pouvez consulter quelques tableaux très différents. 


Sur  ce site notre règle de conduite :
- Av
oir une vue d'ensemble car le cloisonnement de la réflexion et de la décision offre des terrains d'action protégés à des groupes d'intérêt auxquels il est alors difficile de faire face

- Rechercher ce qui est coûte le moins cher pour respecter autant que possible la liberté individuelle
Nous avons eu le biocarburant (éthanol et biodiesel) ; aurons-nous aussi les éoliennes, le photovoltaïque (dix fois plus cher que le nucléaire aujourd'hui), l'isolation thermique à n'importe quel coût ?

Deux constatations :

- le gouvernement et le Parlement ne nous disent pas selon quels indicateurs et quels critères ils font la différence entre une action utile et une action inutilement coûteuse.
  Comment jouer un rôle de "chef d'orchestre" sans donner le "la" ?

- le gouvernement et le Parlement imposent leurs décisions sans se référer à une vision complète et cohérente des ressources et des emplois d'énergie.

On a donc l'impression que l'Etat n'est pas armé pour résister à la pression des groupes d'intérêt. Les décisions prises sont parfois éparses et incohérentes ; elles sont souvent extrêmement onéreuses en ignorant d'autres actions qui seraient efficaces et peu coûteuses.


Rechercher ce qui est le moins coûteux : dans certains milieux, il est de bon ton de ne raisonner qu'en quantités physiques. Parler des coûts ? C'est au moins déplacé, c'est mesquin et c'est presque immoral ! "La nature n'a pas de prix !". Cette position est inepte. Si avec 1000 € il est possible par une voie d'éviter l'émission de 4 tonnes de carbone et par une autre d'éviter seulement l'émission d'une tonne, choisir la seconde, c'est diviser par quatre l'efficacité de la lutte contre les émissions., c'est donc pénaliser ceux qui auront le plus de mal à supporter les effets du réchauffement, c'est à dire les plus pauvres. Ne pas choisir ce qui coûte le moins cher est immoral.

Autre constatation -au sujet de l'éthique

-
quelle que soit notre consommation d'énergie et la capacité des éoliennes, un réacteur nucléaire de plus, ce sont des émissions de CO2 en moins,  c'est donc alléger les dommages qui pèseront surtout sur ceux qui ne peuvent pas s'en préserver, les pays en développement. Il est incohérent, si l'on se réfère à l'éthique, de refuser le nucléaire dans les pays qui le maîtrisent.

Alerte ! J'ajoute ceci : vous avez aimé les spéculations financières, vous vous réjouissez de la situation actuelle,
vous avez goûté aux fonds Madoff ; vous adorerez la finance carbone !
La finance construit du notionnel sur du concret ,
la finance carbone construit du notionnel sur du notionnel !
voir ici  le plan du site
 
au début de 2009
 

Les trois piliers de la lutte contre l'effet de serre - selon  nous, pour faire au moindre coût

Pour éviter 100 Mtep fossile par an par rapport à une évolution tendancielle :
économies d'énergie : 35 %
biomasse : 30 %
autres renouvelables : < 10 %
nucléaire : 25 %



Le bois ? OUI, mais attention !!

Ne pas essayer de tirer le bois de la forêt : la demande bloque l'offre ! Pour avoir plus de bois, il faut le pousser hors de la forêt

J'ai consacré tout un livre à le montrer et à l'expliquer !


le surcoût du biocarburant en 2008 pour les contribuables et les consommateurs : 2 à 3 milliards d'euros pour éviter l'émission de moins de 2 millions de tonnes de carbone.

C'est un gaspillage  : il serait trois fois plus efficace d'utiliser ce qui est demandé aux automobilistes pour financer l'utiliation de biomassse dans des réseaux de chaleur ce qui libèrera du fioul, qui est du carburant.

Le plan du site


Diviser par trois nos émissions, c'est possible et pas trop cher 

Des publications de Henri Prévot

Des dossiers, des liens 
Des tableaux croisés ressources emplois d'énergie

Quelques thèmes controversés

Le débat : les questions qui se posent, ce qui fait consensus, les questions critiques auxquelles il faut porter réponse pour avancer.
le scénario de division par trois

le contexte européen et mondial 


la synthèse de décembre 2009 

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Diviser par trois en 30 ou 40 ans nos émissions de gaz carbonique
sans pénaliser notre industrie

c'est possible pour pas trop cher - voir ici la présentation et les propositions

- avec une stabilisation de la consommation finale globale d'énergie     - en utilisant pleinement les possibilités de la biomasse, du chauffage solaire et de la géothermie 

- avec plus d'électricité "sans carbone" (nucléaire ou avec séquestration du gaz carbonique)

Il suffirait que le prix du gazole se stabilise à 1,7 ou 1,8 €/litre   et le prix du fioul à 1100 €/m3 TTC, comme si le pétrole était à 170$/bl si l'euro est à 1,50 $.

Le scénario ne dit pas ce qu'il faut faire : il montre dans quel sens aller, les coûts et les avantages.  Il ne dit pas non plus ce qui va se faire ; il montre une possibilité : la réalité sera donc meilleure !


Merci de nous faire part de vos commentaires, de nous signaler des erreurs éventuelles



Des publications de H. Prévot

- Trop de pétrole le Seuil (2007)
   Energie fossile
et réchauffement  climatique
PPrix de l'Académie des sciences morales et politiques


Des articles

récent : "qui ne veut pas d'une augmentation de la capacité nucléaire ; d'étranges convergences"  Revue de l'énergie, janvier-février 2009

Présentation générale

la Gazette du conseil général des mines, janvier 2008
- La revue Esprit (numéro de février 2007)

      plus ancien :
-   le journal le Monde, le 25 octobre 2004
 

-   la Revue de l'énergie de février 2004  (avec une mise à jour)
Réalités industrielles
d'août 2003

Sur des thèmes particuliers

- les effets pervers du marché de CO2, le Monde 21 juin 2005              

- pour une bonne utilisation dela biomasse  -
Sud-Ouest

pour un impôt carbone juste   - les Echos

- "intégrer tous les paramètres" ou les méfaits de micropolitiques éclatées et peu cohérentes, 
Responsabilité et environnement avril 2005

- "Privatisation partielle d'EDF et  lutte contre l'effet de serre"   : la privatisation partielle d'EDF rendra-t-elle la lutte contrel 'effet de serre plus coûteuse ?

 Responsabilité et environnement

- La politique européenne de l'énergie, la Jaune et la Rouge, novembre 2007


Le débat

- Des erreurs courantes     Les questions critiques -au début de 2009  
on peut aussi lire
Des constatations qui pourront paraître assez nouvelles ou surprendre
Un quizz  Vrai ou faux ?


-
Thèmes et sujets controversés     La synthèse - mise à jour depuis fin 2009
 
Commentaires sur   Pour un pacte écologique de N. Hulot,
                                      "Ma planète" de C. Allègre

L'essentiel des débats , à mon avis  -  Les questions ouvertes
  -  Les conclusions qui font en général consensus   - 

D'autres études : Sauvons le Climat, Négawatt, la MIES
, une étude préparée pour la MIES

Parmi les sujets abordés dans"Trop de pétrole !", lire de brefs commentaires sur :

- Réserves, ressources, surabondance ou épuisement des ressources  : la question critique
- Les causes de l'effet de serre, rôle du gaz carbonique et de la vapeur d'eau
- Incertitude et prise de décision
- Comment la politique actuelle est peu efficace ou carrément contre-productive : biocarburants, ouverture à la concurrence de l'électicité, subventions sans ressources budgétaires nouvelles, marché européen du carbone, absence de critères
simples et applicables équitablement à tous pour répondre aux lobbies
- Deux critères très simples de "bonne action climat"
- Pour que l'Etat inspire suffisamment confiance pour que les entreprises et les collectivités locales investissent
- Créer un impôt : oui, mais à quel niveau, calculé comment ? Soyons clairs : même à fiscalité constante, un impôt sur l'énergie diminue le pouvoir d'achat disponible pour autre chose que l'énergie.
- La lutte contre l'effet de serre : un magnifique terrain pour une Europe en voie d'intégration résolue et progressive
- Sur la gouvernance mondiale ; marchés de quotas, aide aux pays en développement, vers un nouveau mode de régulation mondiale ? Veut-on vraiment que l'aide aux PVD diminue lorsque le prix du pétrole augmente ?

- Bien d'autres sujets à débattre 



Des tableaux croisés ressources-emplois d'énergie


Le tableur "faites-le vous-même"

- version simplifiée 

-  une version qui calcule la capacité nucléaire selon le profil de consommation de l'électricité

Quatre tableaux  commentés
- octobre2009 -

- le tableau de référence
deux tableaux présentés dans Trop de pétrole ! :   et    C

- un tableau presque sans nucléaire 


octobre2008
- la situation actuelle -2006
- l'évolution tendancielle en 2030, calculée en 2006 par l'observatoire de l'énergie
- une division par deux selon la "voie de Grenelle"
- une division par deux selon une voie "du moindre coût".

Un tableau synoptique
- la situation en 2004
-
la projection tendancielle 2030 faite par la DGEMP en 2004

- un scénario "sans nucléaire" selon l'association Négawatt -2004
- un scénario de division par trois avec du nucléaire - 2004




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Quelques thèmes  controversés
Sur chaque sujet, une note brève et, le plus souvent, un renvoi vers un texte plus développé


Les sources d'énergie
 
  
Biomasse 
  Biocarburant
  Hydrogène

 
   Electricité

    Eoliennes
    Nucléaire
     Définition d'un parc optimal de production
     Utiliser l'électricité et le fioul pour se chauffer

 


     Voir : le débat
                la synthèse

Au sujet de l'économie de l'énergie

Le monde dispose de deux ou trois fois trop de fossile

Prix du carbone ou prix de l'énergie finale  ?

Effet sur 
le revenu des ménages et la création d'emplois  
d'une politique de réduction des émissions

L'autonomie énergétique

 

Les relations internationales

   La France doit donner l'exemple : qu'est-ce à dire ?
   L'après Kyoto
    Réflexions sur le prix mondial du pétrole


Sur les décisions politiques

   Prix, subventions et réglementation

 
   Fiscalité de l'énergie  : TIPP et impôts carbone

   Le marché des permis d'émettre : conditions pour qu'un marché soit pertinent ; les effets pervers du système européen
 
  
21 % d'électricité  ou 21% d'énergie sur "renouvelable" ?

   
La privatisation partielle d'EDF et le coût de la lutte contre l'effet de serre

Le rôle des associations





Des dossiers, des liens
Un scénario de division par trois des émissions françaises

Le contexte mondial et européen

- le contexte européen et mondial :
- La tendance d'ici trente ans : une étude de la Direction générale de l'énergie  en 2004

Elle en a fait une autre en 2007


Des
dossiers 
                       - un dossier sur le chauffage
                       - le rapport sur le prix de l'électricité du CGM et de l'IGF
                       - le rapport sur le biocarburant du CGM et du CGREF
                       - les réseaux de chaleur  : un rapport du CGM


Quelques liens intéressants : GIEC, DGEMP, MIES, Manicore, Sauvons le climat


- Les propositions de politique publique  octobre 2008   analyse et propositions.
 
- Une présentation synthétique
    Pourquoi diviser nos émissions par trois ? : quels effets économiques, sociaux, stratégiques ? 
    
Comment diviser nos émissions par trois : comment le scénario a été élaboré ; quel est son contenu ?
     
      En un coup d'oeil ; une présentation résumée

    Les trois piliers de ce scénario
   A quel niveau porter le prix de l'énergie ?   

-
Une présentation plus complète
       voir les publications présentant le scénario 
notamment  la revue Esprit (numéro de février 2007) et,       plus ancien, dans  le journal le Monde, le 25 octobre 2004 


Documents plus anciens

En 2005 :   Les décisions recommandées par ce scénario
Comment convaincre de s'engager, même seulsles avantages et les inconvénients
La situation dans quinze ans




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On trouvera sur ce site 
des constatations qui pourront paraître assez nouvelles ou surprendre
    tout ce qui suit est argumenté et commenté sur ce site.

- Le monde a deux ou trois fois trop de carbone fossile. 

- La France peut agir seule, cela ne lui coûtera pas trop cher et elle pourrait y avoir un grand avantage. 

- La France peut diviser par trois ses émissions tout en augmentant les distances parcourues sur route de 20 à 30 %. 

- Pour diviser par trois les émissions d'ici trente ou quarante ans, il suffit que le prix du carburant, à partir de 1 €/l, augmente de 2 ou 3 c€ par litre chaque année.

- La production de biocarburant peut dépasser 20 Mtep par an, soit 40 % de la consommation actuelle de carburant  avec des techniques nouvelles (utilisant la plante entière et des sources d'énergie externes), en supposant que le changement climatique ne réduira pas la production biologique.

- Pour se chauffer, on aura intérêt à mettre une résistance électrique dans son chauffage central, le gaz ou le fioul étant utilisé en appoint en période de pointe deconsommation d'électricité.

- Ceux qui veulent sortir du nucléaire ont une position cohérente et respectable ; ceux qui acceptent le nucléaire mais à condition de ne pas en augmenter la capacité ont une position  incohérente. 

- Programmer des éoliennes au-delà de 2015, ce n'est  pas programmer moins d'émissions de gaz carbonique que sans éoliennes. 

- Le système des marchés de permis d'émettre tel qu'il fonctionne au niveau européen est un nid d'effets pervers. 

- Avec ce programme de division par trois des émissions en trente ou quarante ans, d'ici quinze ans les émissions n'auront pas diminué. 
 


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En un coup d'oeil


Une forte réduction des émissions de gaz carbonique  ne se fera qu'avec une augmentation du prix à la consommation finale du prix de l'énergie fossile, carburant, gaz et fioul - un rythme de 2 à 3 c€/l devrait suffire, en monnaie constante, bien sûr. Un "impôt climat" serait calculé pour que la hausse du prix à la consommation finale soit connue à l'avance et progressive. Ce n'est pas l'impôt qui devrait augmenter, mais le prix à la consommation finale.

Pour l'essentiel et en simplifiant, le scénario prévoit dans les trente ans qui viennent deux évolutions progressives et trois bascules technico-économiques.

D'autres évolutions interviendront évidemment à plus long terme. 

Les évolutions progressives au fur et à mesure de l'augmentation du prix de l'énergie et de la construction de logements neufs :

- Les économies d'énergie de chauffage (meilleure isolation, et économie de chauffage dans les locaux qui ne sont pas occupés par exemple) 

- La pénétration croissante de la biomasse dans le chauffage


Les trois bascules technico-économiques - les techniques sont connues ; les coûts correspondent à un pétrole à environ 170 $/bl (si l'euro vaut 1,50 $) ; si le pétrole est à 70 $/bl, il faudra un impôt de 400 € par tonne de carbone. Cette évaluation, supérieure à ce qui est écrit dans "trop de pétrole !"  est faite mi 2009 à la lumière d'études récentes.

Ces "bascules" pourront être amorties et étalées dans le temps si ces formes d'énergie sont provoirement aidées ou font provisoirement l'objet d'obligations réglementaires avant que le prix à la consommation finale de l'énergie finale n'atteigne un niveau suffisant.

- Le chauffage de base à l'électricité en mettant tout simplement une résistance électrique dans l'eau du chauffage central, le chauffage en période de pointe se faisant au gaz, au fioul  ou au biofioul. C'set la méthode la moins coûteuse si la capacité nucléaire augmente.

- Le passage au biocarburant avec utilisation complète de la biomasse dans la limite des possibiltiés de production de biomasse 

- Le remplacement du carburant par de l'électricité pour la circulation en ville, avec des véhicules électriques ou bi-énergie alimentés en électricité et en carburant liquide 

On verra aussi se développer l'usage de la géothermie, notamment la géothermie de surface avec des pompes à chaleur.

 

Diviser nos émissions par trois : pourquoi ?
Pour la France, quels effets économiques, sociaux, stratégiques ?
Une présentation synthétique


 Pour stabiliser les températures
             le monde devra laisser sous terre -ou y remettre- plus de la moitié du carbone fossile accessible : nous ne manquons pas d'énergie fossile : nous en avons trop
            il faudra diviser par deux les émissions mondiales ce qui, compte tenu de l'augmentation des émissions des pays en développement, suppose une division par trois ou quatre au moins des pays développés

la France a la possibilité, avec des techniques connues,  de diviser ses propres émissions par trois  en trente ou quarante ans, même si elle devait être le seul pays à le faire 

- un tableau croisé de ressources et des emplois montre de quelles formes d'énergie on aura besoin, ce qui permet de calculer le prix de l'énergie. Le prix du gazole devra rendre compétitif le biocarburant de seconde génération : 1,75 €/l à la pompe (évaluation mi 2009). Par rapport aux prix de mi 2009, une augmentation de 75 cme € par litre de carburant ou de fioul ; en 30 ou 40 ans, cela fait 2 à 3 cme €/l/an, 20 €/m3

-  pour le pays, les dépenses supplémentaires seraient, dans trente ans, de l'ordre de 1 % à 1,5 % du PIB soit, chaque année, 0,03 % du PIB. Les habitudes de consommation ne seraient pas profondément modifiées 

- pour un ménage qui consomme 1000 litres de carburant par an et l'équivalent de 1 mètre cube de fioul en chauffage, par rapport aux prix de mi 2009 c'est chaque année une dépense supplémentaire de 40  euros en monnaie constante ; cela pourrait être compensé partiellement par une augmentation des revenus grâce à une augmentation de l'activité 

- il y aura des chocs de prix sur le marché mondial mais, sur 30 ou 40 ans, l'augmentation prévisible du prix mondial de l'énergie ne suffira pas - sauf si les pays détenteurs de ressources refusent de vendre ou d'investir pour produire.

- il faudra donc combiner réglementation, subventions et impôt. Le produit de l'impôt sur l'énergie fossile servira à financer les subventions et une partie pourrait être reversée aux communes qui feront des pistes cyclables, des réseaux de chaleur ou des schémas d'urbanisme économes en énergie. 

- si la France était seule à agir dans cette direction, cette réduction des émissions françaises n'aurait évidemment aucun effet sur la température ; mais la France pourrait en tirer des avantages de nature différente :
          - une forte activité liée au sol donc non délocalisable,
          - l'équipement du territoire, financé en grande partie par une diminution de ses dépenses d'importation d'énergie, 
          - une autonomie énergétique presque complète, 
          - une très forte diminution de la pollution urbaine
          - une compétence dont nos entreprises profiteront à l'exportation (urbanisme, biomasse, biocarburant, nucléaire, véhicules bi-énergie etc.) 
          - une bonne place dans le concert international.

Pour une discussion sur ces "effets externes" d'un programme de lutte contre l'effet de serre, voir ici

- il y a donc ici la matière pour un grand programme national,  touchant toutes les catégories de la population. 

- l'action de la France seule est un préalable qui suscitera une coopération avec quelques autres pays ; c'est ainsi que l'on a fait Airbus, Ariane, Schengen, le corps d'armée européen etc.
 

Agir seule ? On peut lire encore ceci
 Les premières décisions


 
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Diviser nos émissions par trois, comment ?
La méthode adoptée pour établir ce scénario  en 2003 ; le contenu du scénario


Sur la méthode :

prendre appui sur les aspects techniques sûrs, pour faciliter le débat

- se donner un but puis voir comment l'atteindre

- prendre appui sur les possibilités et les limites physiques

- vérifier et démontrer la cohérence des hypothèses, notamment à l'aide d'un tableau croisé des ressources et des emplois - à ce jour (c'est encore vrai à la fin de 2007) peu de publications se sont pliées à cette contrainte, pourtant nécessaire au débat

- associer aux quantités physiques des coûts

- rester sur le plan technique : éviter de laisser penser que l'on prend parti au nom de la morale ou de sentiments

- proposer ainsi une base pour le débat : à partir de ce scénario il est extrêment facile d'en produire d'autres, avec plus ou moins de consommation, plus ou moins de biocarburant, plus ou moins d'électricité "sans carbone" etc.
 

Les possibilités et les limites techniques

- les ressources en biomasse sont largement supérieures à ce qu'on lit en général : voir  ici

-  l'innovation s'introduira moins vite dans les bâtiments, qui durent en moyenne plus de 150 ans, que dans les voitures, qui durent 15 ans

- pour les voitures, on sait faire des batteries tenant 50 km

- on est sûr de pouvoir beaucoup augmenter la production par hectare de biocarburant

- les coûts de l'hydrogène et du photovoltaïque sont encore prohibitifs ; les progrès éventuels ne sont pas connus.

Pour un exposé complet, lire l'article de la Revue de l'énergie

Les propositions et les résultats du scénario

- ce scénario adopte l'idée de la voiture bi-énergie, reprise désormais assez souvent

- autre proposition, plus nouvelle celle-ci : l'idée d'un chauffage bi-énergie, électricité en base, gaz ou (bio)fioul en pointe : cette idée est sans doute féconde ; elle ne pouvait apparaître qu'après avoir dit quel pourrait être le prix pour l'énergie à la consommation finale

- on développe une argumentation pour montrer pourquoi  le biocarburant de nouvelle génération est nécessaire à l'atteinte de l'objectif - alors que, pour une faible réduction des émissions par rapport à la tendance, le biocarburant est inutile et coûteux

- ce n'est pas le biocarburant tel qu'il est produit aujourd'hui : on suppose l'utilisation de techniques de production de biocarburant très efficaces, au besoin avec apport de chaleur externe "sans carbone" pour utiliser comme matière le maximum de carbone organique

- on développe une argumentation qui conduit à proposer une évaluation du prix de l'énergie à la consommation finale cohérente avec l'objectif

- on évoque une forme originale de cogénération, en utilisant les eaux de refroidissement des centrales nucléaires comme sources froides de pompes à chaleur géantes alimentant un chauffage urbain

- on a montré pourquoi la position à l'égard du risque nucléaire ne peut pas être mitigée : ou bien on le refuse absolument, ou bien on en tire parti au maximum 

- le scénario présenté conduit à un doublement de la capacité de production d'électricité "sans carbone", nucléaire ou avec séquestration du gaz carbonique ; "Trop de pétrole !" montre une division des émissions par deux avec une augmentation de la capacité nucléaire de 50 %

- le scénario montre les actions essentielles et en chiffre les enjeux : ces actions sont assez indépendantes les unes des autres mais supposent toutes une hausse du prix de l'énergie à la consommation finale

- le prix de l'énergie finale devrait en effet être porté à un niveau qui suffise à nous convaincre de mieux isoler nos logements et de reporter la consommation d'énergie vers le biocarburant, la biomasse, le solaire et l'électricité. C'est beaucoup moins cher qu'on le pense souvent. Cele ne se fera pas en un jour. Entretemps le produit de l'impôt servira à financer des incitations financières.

- il est possible, au moins en ordre de grandeur, de calculer l'effet sur la création d'emplois et sur le revenu des ménages, déduction faite des dépenses liées à l'énergie. Les créations d'emplois ansi calculées ne sont pas des créations nettes car elles se substitueront à d'autres emplois.

- ce scénario et, surtout, le tableau croisé des ressources et des emplois permettent de calculer facilement d'autres scénarios possibles ; par exemple moins d'électricité et plus de gaz de chauffage ou/et moins de consommation.
 

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Toute observation est bienvenue

 
 

Pour le débat

       D'autres  études : Négawatt, facteur 4 (de la MIES), Sauvons le climat, "Trop de pétrole !"  

Deux études visent une "division par quatre" en cinquante ans. En réalité, il s'agit en gros d'une division par quatre par rapport à une tendance alors que notre "division par trois" se calcule par rapport aux émissions actuelles et par habitant. En fait la cible est à peu près la même pour les trois études (38 MTC pour la "division par trois" et pour Négawatt, 32 pour la MIES). Une différence plus importante est que notre scénario est à échéance moins lointaine : 30 (ou de façon plus probable 40) ans contre 50 pour les deux autres, ce qui limite les possibilités de séquestration du gaz carbonique et nous interdit d'envisager la séquestration et le photovoltaïque notamment..
 

L'association Négawatt

Cette association milite pour que la France fasse suffisamment d'économies d'énergie pour pouvoir diviser par trois ses émissions et en même temps s'affranchir du nucléaire ; parmi ses membres, on trouve des  ingénieurs qui connaissent bien les sujets dont ils traitent. Elle adopte vis à vis du nucléaire une position radicale, tout à fait légitime ; j'ai eu plaisir à échanger sur ces bases avec ses responsables. 

Dans son scénario , qui est donc sans nucléaire, les émissions sont divisées par trois en cinquante ans. Ces réflexions sont extrêmement utiles mais le lecteur appréciera si les prévisions de consommation sont réalistes. En tous cas, au stade actuel, on constate que Négawatt n'a pas encore chiffré le coût de ses hypothèses, ce qui empêche le débat de progresser. Lire des commentaires sur ce scénario. Un tableau synoptique ressources-emplois permet de comparer aisément les hypothèses de Négawatt et celles du scénario de division par trois que nous présentons ici.

Une étude "facteur 4" préparée pour la MIES et récemment publiée - début 2004.

Cette étude a fait l'objet d'une présentation dans le numéro de  Responsabilité et Environnement daté de janvier 2004 . Elle fait état d'un grand nombre de scénarios faisant appel à plus ou moins de nucléaire ou de séquestration de gaz carbonique ou d'énergies renouvelables etc. L'objectif est de ramener les émissions de gaz carbonique de 106 à 32 MTC (38 MTC dans notre scénario) d'ici 2050 (2030 dans notre proposition). Elle a fait l'objet d'un exposé au cours d'un séminaire le juin 2004 (on peut voir quelques planches)

On trouve des convergences avec notre proposition mais, au stade actuel, on regrette de ne pas voir de tableaux croisés des ressources et des emplois de façon à bien visualiser la cohérence d'ensemble. Ces tableaux croisés sont nécessaires pour comparer d'un coup d'oeil le scénario avec la situation présente ou d'autres scénarios et pour avoir une idée du prix de l'énergie cohérent avec ces scénarios. Par exemple le recours au photovoltaïque n'est envisageable que si les prix de l'énergie augmentent beaucoup. On peut lire une note de commentaires


Un scénario de l'association  Sauvons le Climat

Ce scénario présente beaucoup de traits communs avec le scénario de "division par trois" présenté sur ce site : stabilisation de la consommation d'énergie d'ici trente ans, recours à la biomasse et à l'énergie solaire et, dans la mesure où c'est nécessaire pour diminuer les émissions conformément à l'objectif, production d'électricité nucléaire ou à partir de charbon avec séquestration.
Deux différences notables :
- le scénario n'envisage pas l'utilisation de l'électricité comme source de chaleur directement dans l'eau du chauffage central (qui sera la méthode la moins onéreuse pour se chauffer si l'électricité est produite au meilleur coût et vendue à son prix de revient)
- ce scénario n'aborde pas la question des coûts de production et d'utilisation ; mais, à part ce qui est dit à l'alinéa précédent, les solutions qu'il retient sont celles qui coûtent le moins cher.


Les scénarios présentés dans "Trop de pétrole !" - le Seuil 

En rédigeant "Trop de pétrole !", je me suis rendu compte que l'objectif de division par trois en trente ans est très ambitieux. C'est pourquoi j'ai préféré parler d'une division par deux ou trois en trente ou quarante ans. Car l'important n'est pas de se donner un objectif rigide mais de bien indiquer la direction dans laquelle il faut s'orienter.
Par ailleurs, il faut tenir compte de l'incertitude sur la disponibilité de biomasse et sur la façon dont la consommation réagira à l'augmentation du prix de l'énergie fossile à la consommation finale. Il y a également une incertitude sur la capacité nucléaire que la France acceptera.
"Trop de pétrole !" présente donc
- deux jeux d'hypothèses sur la consommation : ou bien cette consommation est à peu près constante, ou bien elle diminue de 10 %
- deux jeux d'hypothèses sur la disponibilité de biomasse : 50 Mtep thermiques ou 35 Mtep thermiques.
       et dresse trois tableaux de ressources et d'emplois : l'un, comme  ici, conduit à une augmentation de la capacité nucléaire de 80 % et à une division des émissions par trois( par habitant) ; les deux autres supposent que la capacité nucléaire augmente de 50 % et conduisent à une diminution des émissions de 50 % environ.


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     Les conclusions qui font en général consensus
 

- la stabilisation de la consommation d'énergie à son niveau actuel ou en dessous
- le recours à la biomasse, bois, déchets organiques
- le rôle indispensable du biocarburant de seconde génération
- les véhicules bi-énergie (électricité et carburant liquide)
- le développement des réseaux de chaleur
- une modification de l'urbanisme
- le développement du transport par fer et par canaux
- la séquestration du gaz carbonique - en sachant qu'il faudra se donner le temps de vérifier l'étanchéité des sites de stockage
- dans les trente ans à venir, l'hydrogène, extrêmement coûteux, n'a pas sa place
- un impôt sur l'énergie - notre scénario permet de donner une évaluation, non de l'impôt, mais du prix de l'énergie finale.

La France, agir seule ?? Allons, soyons sérieux !
Seulement 2 ou 3 cme € par litre et par an, par rapport à un prix de 1 €/l ?? A voir !
La France y a intérêt
et le monde attend qu'elle agisse, même seule



    
Les questions critiques début 2009

     - Pense-t-on, oui ou non, que la France a intérêt à agir sans attendre les autres pays ; pense-t-on, oui ou non, que la France peut avoir une politique autonome au sein de l'Union européenne ?


    - L'Etat doit-il imposer à tout un chacun un comportement en se fondant sur des arguments qui relèvent de la morale individuelle, comme la sobriété ? Ou bien l'Etat fondera-t-il ses décisions sur des motifs qui relèvent de sa responsabilité : la sécurité de l'approvisionnement en énergie et la cohésion sociale ?


- Pense-t-on, oui ou non, que l'Etat doit utiliser les moyens de politique publique qui respectent autant que possible la liberté individuelle ?
 

  - Veut-on, oui ou non, rechercher ce qui coûte le moins cher, en tenant compte des effets directs et indirects de décisions ?


    - Accepte-t-on d'envisager - ou refuse-t-on par principe - une augmentation importante de la capacité nucléaire : 50 à 80 % ?


  
- Nos concioyens sont-ils prêts à accepter une hausse programmée et progressive du prix à la consommation finale de l'énergie fossile, c'est à dire une hausse, non pas décidée par d'autres et subie et imprévisible, mais une hausse décidée par l'Etat et prévisible ?
 


Seulement 1% du PIB dans 30 ans,  0,03 % par an ?? 
A voir !

 Ce scénario ne dit pas ce qu'il faut faire : il montre dans quel sens aller, les coûts et les avantages.
Il ne dit pas non plus ce qui va se faire ; il montre une possibilité : la réalité sera donc meilleure 


Pourquoi ces questions sont critiques


Si l'on pense que la France n'a pas intérêt à agir avant les autres pays ou qu'elle n'a pas la possibilité de mener une politique autonome, constatons que nos émissions sont inférieures à celles des autres pays développés et attendons les décisions de la Chine, des Etats-Unis, de la Russie et de l'Union européenne.

La sobriété peut être un impératif de morale individuelle qui conduira à consommer moins d'énergie. Dans une société respecteuse de la liberté induviduelle, ce ne peut pas être un objectif de politique publique.
La responsabilité de l'Etat est de réunir les conditions collectives de la sécurité individuelle et de préserver la cohésion nationale. Ici, le risque est que les  pays détenteurs d'énergie fossile prennent argument de la lutte contre l'effet de serre pour limiter leurs ventes. C'est une question de sécurité en approvisionnement. Pour y parer, il faut diminuer notre consommation d'énergie fossile - non pas d'énergie.


Respecter la liberté individuelle, c'est
- informer objectivement en évitant la tentation de la manipulation ; se garder d'entrer dans le champ de la morale individuelle ;
- agir autant que possible sur les prix et aussi peu que possible par la réglementation ;
- financer ou rendre obligatoires les actions les moins coûteuses.



Aujourd'hui (début 2009), personne de sérieux ne préconise de diminuer la capacité de production d'électricité nucléaire. La question qu'il faut poser explicitement est celle-ci : quelle augmentation de capacité prévoir ? Si l'on cherche la cohérence des orientations du "Grenelle" on trouve ceci : ne pas augmenter la capacité nucléaire. Ce n'est jamais dit, mais cela explique l'augmentation de l'éolien, les "objectifs" irréalistes d'isolation thermique et le chiffre ahurissant de capacité photovoltaïque.


La question de la fiscalité ne pourra être abordée que si l'Etat peut montrer que les coûts sont les plus bas possible. Or les coûts seront les plus bas si la capacité nucléaire est accrue. La question nucléaire est donc centrale.  Voir  "qui ne veut  pas augmenter la capacité nucléaire - d'étranges convergences" Revue de l'énergie, janvier 2009

Ceux qui acceptent le nucléaire en refusant une augmentation de la capacité ont une position non cohérente.



Pour le débat, les 
   "notes brèves sur des points controversés"


voir aussi "Trop de pétrole !"


 



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Toute observation est bienvenue
   

     Questions ouvertes

De telles perspectives de changement suscitent évidemment de nombreuses questions.
Une bonne partie des réponses viendra d'elle-même si l'Etat engage une politique progressive  qui pourra être ajustée en fonction du progrès des connaissances et de l'évolution de la situation.
 
                                      Voir aussi une liste des questions en débat en 2007  et une synthèse régulièrement mise à jour depuis la fin 2009

- l'effet macroéconomique d'une telle variation du prix de l'énergie : il faudrait adapter les modèles d'équilibre économique général.
- comme l'augmentation du prix de l'énergie finale indiquée dans le scénario ne peut pas être brutale, dans une longue période transotoire, il faudra une réglementation. Laquelle ? Quels seront les coûts sous-jacents ? Nous faisons des propositions.
- les capacités industrielles de la France seraient-elles suffisantes pour mener de front tous les changements ? A quel rythme ces changements pourront-ils se faire ?
- la place des cultures énergétiques telle qu'indiquée dans le scénario n'est-elle pas excessive ; faut-il tenir compte des besoins de l'humanité en produits alimentaires ? Comment ?
- la fourniture d'énergie sera révolutionnée : il ne s'agira plus de fournir du gaz ou de l'électricité, ou du fioul ou du bois, mais de l'énergie, notamment de l'énergie de chauffage selon les modalités les plus efficaces selon la période, selon les possibilités de chaque utilisateur
- la place de la séquestration du gaz carbonique, son coût et les possibilités techniques.
- le coût de production industrielle de biocarburant (par gazéification et synthèse et par voie biologique) n'est pas connu, faute d'expérience. Des études sont en cours

- comme le résultat économique des entreprises productrices d'énergie, notamment d'électricité, dépendront énormément de décisions publiques, et comme les investissements sont de très long terme, comment susciter les investissements nécessaires ? Nous faisons des propositions.
- la production de biocarburant (ou de biofioul) se fera dans de grosses unités industrielles ; la biomasse sera sans doute concentrée près du lieu de production (sous forme de "jus") - des études sont en cours.
- comment faire accepter non seulement l'augmentation de la capacité nucléaire, mais l'augmentation du prix de l'énergie ? Comment convaincre ?
- comment mener une réflexion au niveau européen, avec d'autres pays et la Commission européenne ?
- ...

Toutes ces questions et bien d'autres sont abordée dans "Trop de pétrole !"  (le Seuil, janvier 2007)

Toute observation est bienvenue
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Les premières décisions 
 

Quelques liens

    Des sites administratifs

- Un site très riche en données sur l'énergie, au ministère de l'industrie

- Le site de la Mission interministérielle d'étude du climat, la MIES

- Le site du GIEC, groupe intergouvernemental d'étude du climat (ou, en anglais, ICCP) : on y trouve les documents en français.

- Le site de la Direction générale de l'énergie du ministère de l'économie ; voir en particulier le scénario tendanciel en 2030  que nous avons recopié sur ce site.

  
    Quelques sites d'associations ou personnels

- Le site de "Sauvons le climat"  : des documents, un scénario, un manifeste pour diminuer les émissions, des conseils pratiques : calculez vos émissions et voyez quelles sont les possibiltiés de les diminuer
-
Un site très bien documenté  : manicore 
- Le site de l'association Negawatt  : un scénario de sortie du nucléaire.
 

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La France, l'Europe, le monde  


Résumé de la feuille : "la France, l'Europe, le monde"  - on y verra comment la conférence de Copenhague à la fin de 2009 confirme la pertinence des questions posées ici sur l'avenir de Kyoto

- Pour une politique européenne et mondiale, au-delà des raisonnements macroéconomiques, raisonner sur des scénarios pratiques qui présentent des situations concrètes
           On mobilisra les populations non pas sur des taux de croissance de PIB mais sur une vision concrète des changements attendus. Les modèles macro économiques ne suffisent pas. Faisons donc des scénarios concrets et pratiques et disons à chacun combien cela lui coutera et les avantages qu'il en retirera.

- Dans l'Union européenne, les effets pervers du marché européen de permis d’émission de gaz carbonique
        C'est une prime à la délocalisation ; on ne sait pas qui prend les décisions ; le cours qui sortira du marché sera très inférieur à ce qu'il faut pour réduire les émissions ; il sera donc trompeur et démobilisateur.

- Le monde a deux ou trois fois trop de carbone fossile accessible
        Il nous faut changer radicalement notre raisonnement ; le marché sait gérer les pénuries non la surabondance ; la situation est donc grave car il y a surabondance.

- Que veut dire "le coût du carbone", une notion sans consistance substantielle ?
        Le coût du carbone dépend des quotas attribués, du prix du pétrole, des délocalisations vers des pays non soumis à quotas, de l'efficacité du contrôle des émissions etc. On s'étonne de la faveur dont bénéficie cette notion inconsistante.

- Questions sur les mécanismes de Kyoto : "Kyoto 2" ou "après-Kyoto" ?
        Kyoto reste à la surface des choses. La voie des quotas nationaux est-elle praticable dès lors que l'on voudra entrer sérieusement dans le problème ; qui fera respecter des quotas réellement contraignants ? Si, même en prenant de suite les décisions qui auront un fort impact sur les émissions d'ici trente ans,  nos propres émissions ne peuvent pas diminuer d'ici quinze ans, cela aurait-il un sens de s'engager sur les volumes d'émission ? Ne faudrait-il pas plutôt s'engager sur des politiques et mesures à décider de suite ?

 - Des coopérations renforcées au sein de l'Union européenne pour lutter contre le changement climatique. Mieux : des coopérations structurées, telles que celles que le projet de traité constitutionnel avait prévues pour les investissements liés à la sécurité du pays.

- Pour des coopérations stratégiques de grande portée, entre l’Union européenne et l’Inde, la Chine ou le Brésil
      A partir des données réunies pour le cas français et d'extrapolations (peu-être hardie) il est possible d'évaluer, en gros, les ordres de grandeur en cause : quelles dépenses engager pour que les émissions de gaz carbonique de l'Inde ou de la Chine ou du Brésil soient en ligne avec l'objectif de division par deux des émissions mondiales de gaz à effet de serre ? Il s'agit de quelques centaines de millards d'euros par an. Ce pourrait être le support de splendides coopérations stratégiques à long terme.

- Au motif de donner l'exemple, faut-il renoncer à certains moyens dont la mise en oeuvre ne peut être que limitée à quelques pays ? 
        Aussi étonnante que soit cette question, il faut y répondre puisque on entend fréquemment cette remarque. Pourtant, toute tonne de gaz carbonique qui n'est pas émise bénéficie à tout le monde ! Que chacun utilise donc au mieux ses compétences et ses possibilités !

Voyez donc tous ces points présentés et commentés ici.
 

 
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L'essentiel des débats, à mon avis
                                    Voir aussi une liste des questions en débat en 2007

Pour fortement diminuer nos émissions, toutes les mesures suggérées par le scénario, sauf celle qui porte sur la production nucléaire, font l'objet d'un large accord de ceux qui réfléchissent à la façon de beaucoup diminuer nos émissions - notamment : économies d'énergie, biomasse, utilisation de la chaleur solaire avec des pompes à chaleur, urbanisme économe, réseaux de chaleur, voiture bi-énergie,  impôt sur l'énergie fossile.

Un point en débat : la place du nucléaire. Il est facile de s'accorder néanmoins pour calculer que,  à consommation égale et sans séquestration de gaz carbonique, moins de nucléaire, c'est plus d'émissions de gaz carbonique.

La différence entre les émissions de notre scénario et celles de l'évolution tendancielle de la DGEMP (la différence est d'environ 100 Mt de carbone), c'est à dire l'efficacité de notre scénario,  repose pour 40 % sur des économies d'énergie, pour  un quart sur la biomasse et pour  un quart sur le nucléaire. Ce sont les trois piliers de notre scénario - et 10 % pour le reste.

La question critique est donc aujourd'hui : pense-t-on que les électeurs sont ou seront d'accord pour accepter un impôt calculé pour augmenter progressivement le prix du gaz, du fioul et du carburant, sachant que le produit de cette hausse sera restitué aux ménages  soit sous forme de subventions soit par un allègement d'autres impôts ? Il ne faudrait pas se cacher pourtant  que cet impôt diminuera le pouvoir d'achat des ménages disponible pour autre chose que l'énergie. Voir ici

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Avertissement

1- Les réflexions menées sur cette page portent sur le long terme : 30 ou 40 ans. Le scénario qu'elles proposent, les investissements et les changements dans le mode de consommation d'énergie qu'il implique ne dépendent donc pas de la conjoncture.
Seul le montant d'une "taxe climat" dépendrait de la conjoncture.

2- Ce site ne prétend pas dire ce qu'il faut faire. Il s'efforce de réunir les conditions propices à un débat de bonne qualité. Il indique ce qui nous paraît certain et ce qui est incertain. Il présente des options très contrastées pour que le lecteur puisse faire lui-même son propre scénario.

3- Il peut y avoir des erreurs sur ce site ; merci au lecteur de me les signaler.

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Remerciements

Chacun se doute que les informations réunies sur ce site viennent des meilleures sources et que les analyses, qui restent de la responsabilité de l'auteur de ce site, sont issues de longues et fréquentes discussions.

Je voudrais remercier en particulier les personnes qui ont bien voulu participer à un groupe de travail qui a permis d'élaborer le scénario présenté ici, dans le deuxième semestre 2003 et toutes celles qui, depuis, m'ont fait part de leurs remarques, voire de leurs critiques - je pense notamment aux observations d'associations comme Négawatt et aux appels à la prudence d'économistes, dont on trouvera la trace sur le site.

Pour faire progresser les idées, il faut aussi pouvoir les diffuser. La Revue Esprit fut la première à accueillir des réflexions encore peu souvent formulées (le monde a trop de carbone fossile etc.) ; M.L. Lévy, rédacteur en chef des Annales des mines, m'a fortement encouragé à rédiger une première version de ce scénario de division par trois (numéro d'août 2003 de Réalités industrielles) ; une version affinée de ce scénario a été diffusée dans le numéro de février 2004 de la Revue de l'Energie et Thierry Gaudin m'a offert l'hospitalité de son site prospective 2100, que je vous invite à consulter.

Qu'ils soient tous remerciés.
 

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Ce groupe de travail était formé de personnes venant des ministères de l'économie, de l'industrie, de l'agriculture, de l'équipement, de l'environnement, du Commissariat général du Plan et d'établissements publics d'études ou de recherche.
 


 
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