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Cette feuille aété
rédigée en 2004
Pour le débat
D'autres études : Négawatt,
facteur 4 (de la MIES), Sauvons
le climat, "Trop de
pétrole !"
Deux études visent une "division par
quatre"
en
cinquante ans. En réalité, il s'agit en gros d'une
division
par quatre par rapport à une tendance alors que notre
"division
par trois" se calcule par rapport aux émissions actuelles et par
habitant. En fait la cible est à peu près la même
pour
les trois études (38 MTC pour la "division par trois" et pour
Négawatt,
32 pour la MIES). Une différence plus importante est que notre
scénario
est à échéance moins lointaine : 30 (ou de
façon
plus probable 40) ans contre 50 pour les deux autres, ce qui limite les
possibilités de séquestration du gaz carbonique et nous
interdit
d'envisager la séquestration et le photovoltaïque
notamment..
| L'association Négawatt
Cette association milite pour que
la
France fasse
suffisamment d'économies d'énergie pour pouvoir diviser
par
trois ses émissions et en même temps s'affranchir du
nucléaire
; parmi ses membres, on trouve des ingénieurs qui
connaissent
bien les sujets dont ils traitent. Elle adopte vis à vis du
nucléaire
une position radicale, tout à fait légitime ; j'ai eu
plaisir
à échanger sur ces bases avec ses responsables.
Dans son
scénario
, qui est donc sans nucléaire, les émissions
sont
divisées par trois en cinquante ans. Ces réflexions sont
extrêmement utiles mais le lecteur appréciera si les
prévisions
de consommation sont réalistes. En tous cas, au stade actuel, on
constate que Négawatt n'a pas encore chiffré le
coût
de ses hypothèses, ce qui empêche le débat de
progresser.
Lire des commentaires sur ce
scénario.
Un tableau synoptique ressources-emplois
permet de comparer aisément les hypothèses de
Négawatt
et celles du scénario de division par trois que nous
présentons
ici.
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Une
étude "facteur
4" préparée pour la MIES et récemment
publiée
- début 2004.
Cette étude a fait l'objet
d'une
présentation
dans le numéro de Responsabilité et Environnement
daté
de janvier 2004 . Elle fait état d'un grand nombre de
scénarios
faisant appel à plus ou moins de nucléaire ou de
séquestration
de gaz carbonique ou d'énergies renouvelables etc. L'objectif
est
de ramener les émissions de gaz carbonique de 106 à 32
MTC
(38 MTC dans notre scénario) d'ici 2050 (2030 dans notre
proposition).
Elle a fait l'objet d'un exposé au cours d'un séminaire
le
juin 2004 (on peut voir quelques
planches)
On trouve des convergences avec
notre
proposition
mais, au stade actuel, on regrette de ne pas voir de tableaux
croisés
des ressources et des emplois de façon à bien visualiser
la cohérence d'ensemble. Ces tableaux croisés sont
nécessaires
pour comparer d'un coup d'oeil le scénario avec la situation
présente
ou d'autres scénarios et pour avoir une idée du prix de
l'énergie
cohérent avec ces scénarios. Par exemple le recours au
photovoltaïque
n'est envisageable que si les prix de l'énergie augmentent
beaucoup.
On peut lire une note de commentaires
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Un scénario
de l'association Sauvons le Climat
Ce
scénario présente beaucoup de traits communs avec le
scénario de "division par trois" présenté sur ce
site : stabilisation de la consommation d'énergie d'ici trente
ans, recours à la biomasse et à l'énergie solaire
et, dans la mesure où c'est nécessaire pour diminuer les
émissions conformément à l'objectif, production
d'électricité nucléaire ou à partir de
charbon avec séquestration.
Deux différences notables :
- le scénario n'envisage pas l'utilisation de
l'électricité comme source de chaleur directement dans
l'eau du chauffage central (qui sera la méthode la moins
onéreuse pour se chauffer si l'électricité est
produite au meilleur coût et vendue à son prix de revient)
- ce scénario n'aborde pas la question des coûts de
production et d'utilisation ; mais, à part ce qui est dit
à l'alinéa précédent, les solutions qu'il
retient sont celles qui coûtent le moins cher.
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Les
scénarios
présentés dans "Trop de pétrole !" - le Seuil
En rédigeant "Trop de pétrole !", je me suis rendu compte
que l'objectif de division par trois en trente ans est très
ambitieux. C'est pourquoi j'ai préféré parler
d'une division par deux ou trois en trente ou quarante ans. Car
l'important n'est pas de se donner un objectif rigide mais de bien
indiquer la direction dans laquelle il faut s'orienter.
Par ailleurs, il faut tenir compte de l'incertitude sur la
disponibilité de biomasse et sur la façon dont la
consommation réagira à l'augmentation du prix de
l'énergie fossile à la consommation finale. Il y a
également une incertitude sur la capacité
nucléaire que la France acceptera.
"Trop de pétrole !" présente donc
- deux jeux d'hypothèses sur la consommation : ou bien cette
consommation est à peu près constante, ou bien elle
diminue de 10 %
- deux jeux d'hypothèses sur la disponibilité de biomasse
: 50 Mtep thermiques ou 35
Mtep thermiques.
et dresse trois tableaux de
ressources et d'emplois : l'un, comme
ici, conduit à une augmentation de la capacité
nucléaire de 80 % et à une division des émissions
par trois( par habitant) ; les deux autres supposent que la
capacité nucléaire augmente de 50 % et conduisent
à une diminution des émissions de 50 % environ.
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haut de la page d'accueil.
Les
conclusions qui font en général consensus
-
la stabilisation
de la consommation d'énergie à son niveau actuel ou
en dessous
- le recours à la biomasse,
bois,
déchets organiques
- le rôle indispensable du biocarburant
de seconde génération
- les véhicules
bi-énergie
(électricité et carburant liquide)
- le développement des réseaux
de chaleur
- une modification de l'urbanisme
|
- le
développement
du transport par
fer et par canaux
- la
séquestration
du gaz
carbonique
- en sachant qu'il faudra se donner le temps de vérifier
l'étanchéité des sites de stockage
- dans les trente ans à venir,
l'hydrogène,
extrêmement coûteux, n'a pas sa place
- un impôt sur
l'énergie
- notre scénario permet de donner une évaluation, non de
l'impôt, mais du prix de l'énergie finale. |
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Les questions
critiques -
écrit début 2009, toujours critiques début 2010
-
Pense-t-on, oui ou non, que la France a intérêt à
agir sans attendre les autres pays ; pense-t-on, oui ou non, que la
France peut avoir une politique autonome au sein de l'Union
européenne ?
-
L'Etat
doit-il imposer à tout un chacun
un comportement en se fondant sur des arguments qui relèvent de
la morale individuelle, comme la sobriété ? Ou bien
l'Etat fondera-t-il ses décisions sur des motifs qui
relèvent de sa responsabilité : la sécurité
de
l'approvisionnement en énergie et la cohésion sociale ?
- Pense-t-on, oui ou
non,
que l'Etat doit
utiliser les moyens de politique publique qui respectent autant que
possible la liberté individuelle ?
- Veut-on,
oui ou non, rechercher ce qui coûte le moins cher, en tenant
compte des effets directs et indirects de décisions ?
-
Accepte-t-on d'envisager - ou
refuse-t-on par principe - une augmentation importante de la
capacité nucléaire : 50 à 80 % ?
- Nos concitoyens sont-ils prêts à accepter une hausse
programmée et progressive du prix à la consommation
finale de l'énergie fossile, c'est à dire une hausse, non
pas décidée par d'autres et subie et imprévisible,
mais une hausse décidée par l'Etat et prévisible ?
Seulement 1% du PIB dans 30
ans, 0,03 % par
an ??
A
voir
! |
Ce
scénario ne
dit pas
ce qu'il faut faire : il montre dans quel sens aller, les coûts
et
les avantages.
Il ne dit pas non
plus
ce qui
va se faire ; il montre une possibilité : la
réalité
sera donc meilleure
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Pourquoi ces
questions sont critiques
Si l'on pense que la France n'a pas intérêt à agir
avant les autres pays ou qu'elle n'a pas la possibilité de mener
une politique autonome, constatons que nos émissions sont
inférieures à celles des autres pays
développés et attendons les décisions de la Chine,
des Etats-Unis, de la Russie et de l'Union européenne. La vraie
raison d'agir est de se préparer à une restriction
de l'offre ; cette restriction de l'offre, qui utilisera le motif de la
lutte contre l'effet de serre, fera brutalement monter
les prix mondiaux .
La sobriété peut être un
impératif de morale individuelle qui
conduira à consommer moins d'énergie. Dans une
société respecteuse de
la liberté induviduelle, ce ne peut pas être un objectif
de politique
publique.
La responsabilité de l'Etat est de
réunir les conditions collectives de la sécurité
individuelle et de préserver la cohésion nationale. Ici,
le risque est que les pays détenteurs d'énergie
fossile prennent argument de la lutte contre l'effet de serre pour
limiter leurs ventes. C'est une question de sécurité en
approvisionnement. Pour y parer, il faut diminuer notre consommation
d'énergie fossile - non pas
d'énergie.
Respecter la liberté individuelle, c'est
- informer objectivement en évitant la tentation de la
manipulation ; se garder d'entrer dans le champ de la morale
individuelle ;
- agir autant que possible sur les prix et aussi peu que possible par
la réglementation ;
- financer ou rendre obligatoires les actions les moins coûteuses.
Aujourd'hui (début 2009), personne de sérieux ne
préconise de diminuer la capacité de production
d'électricité nucléaire. La question qu'il faut
poser explicitement est celle-ci : quelle augmentation de
capacité prévoir ? Si l'on cherche la
cohérence
des orientations du "Grenelle" on trouve ceci : ne pas augmenter la
capacité nucléaire. Ce n'est jamais dit, mais cela
explique l'augmentation de l'éolien, les "objectifs"
irréalistes d'isolation thermique et le chiffre ahurissant de
capacité photovoltaïque.
La question de la fiscalité ne pourra être abordée
que si l'Etat peut montrer que les coûts sont les plus bas
possible. Or les coûts seront les plus bas si la capacité
nucléaire est accrue. La
question nucléaire est donc centrale. Voir "qui ne
veut pas augmenter la capacité nucléaire -
d'étranges convergences" Revue de l'énergie, janvier
2009
Ceux qui acceptent le
nucléaire en refusant une augmentation de la capacité ont
une position non
cohérente.
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Questions ouvertes
De telles perspectives de changement suscitent
évidemment de
nombreuses questions.
Une bonne partie des réponses viendra d'elle-même si
l'Etat
engage une politique progressive
qui pourra être ajustée en fonction du progrès des
connaissances et de l'évolution de la situation.
Voir aussi une liste des
questions en débat en 2007 et une synthèse
régulièrement
mise à jour depuis la fin 2009
- l'effet
macroéconomique
d'une
telle variation du prix de l'énergie : il faudrait adapter les
modèles
d'équilibre économique général.
- comme l'augmentation du prix de
l'énergie
finale indiquée dans le scénario ne peut pas être
brutale, dans une longue période transotoire, il faudra une réglementation.
Laquelle ? Quels
seront
les coûts sous-jacents ? Nous faisons des propositions.
- les capacités
industrielles
de
la France seraient-elles suffisantes pour mener de front tous les
changements
? A quel rythme ces changements pourront-ils se faire ?
- la place des cultures
énergétiques
telle qu'indiquée dans le scénario n'est-elle pas
excessive
; faut-il tenir compte des besoins de l'humanité en produits
alimentaires
? Comment ?
- la fourniture d'énergie
sera
révolutionnée : il ne s'agira plus de fournir du gaz ou
de
l'électricité, ou du fioul ou du bois, mais de
l'énergie,
notamment de l'énergie de chauffage selon les modalités
les
plus efficaces selon la période, selon les possibilités
de
chaque utilisateur |
- la
place de la séquestration du gaz carbonique, son
coût et les possibilités techniques.
- le coût de production
industrielle
de biocarburant (par gazéification et synthèse et par
voie biologique) n'est pas connu, faute d'expérience. Des
études
sont en cours
- comme le
résultat
économique
des entreprises productrices d'énergie, notamment
d'électricité,
dépendront énormément de décisions
publiques,
et comme les investissements sont de très long terme, comment
susciter les investissements nécessaires ? Nous faisons des propositions.
- la production
de biocarburant (ou de biofioul) se fera dans de grosses
unités industrielles ; la biomasse sera sans doute
concentrée près du lieu de production (sous forme de
"jus") - des études sont en cours.
- comment faire accepter non seulement
l'augmentation de la capacité nucléaire, mais
l'augmentation du prix de l'énergie ? Comment convaincre ?
- comment mener une réflexion au
niveau
européen, avec d'autres pays et la Commission
européenne
?
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