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"Facteur
3" en 30 ans Copenhague -
Grenelle de l'environnement - nucléaire - régime de
l'électricité - relations avec les pays
en développement- gouvernance mondiale, européenne,
nationale, impôt CO2, etc. - Le monde
et l'Europe
Que
ceux qui nous gouvernent - rappellent
haut et fort que
le but recherché n'est pas d'économiser l'énergie
; le but est d'éviter de
consommer du pétrole, du gaz et
du charbon - ce qui est parfois
très différent
- nous
donnent enfin un
critère de coût
pour distinguer ce qui est utile de ce qui est inutilement
coûteux.
Agissons au moindre coût Rechercher
ce qui est le moins coûteux ? Dans certains milieux,
il est de bon ton de ne raisonner qu'en quantités physiques.
Parler des coûts ? C'est au moins déplacé, c'est
mesquin et c'est presque immoral ! "La nature n'a pas de prix !". Cette
position est inepte. Si avec 1000 € il est possible par une voie
d'éviter l'émission de 4 tonnes de carbone et par une
autre d'éviter seulement l'émission d'une tonne, choisir
la seconde, c'est diviser par quatre l'efficacité de la lutte
contre les émissions., c'est donc pénaliser ceux qui
auront le plus de mal à supporter les effets du
réchauffement, c'est à dire les plus pauvres. Ne pas
choisir ce qui coûte le moins
cher est immoral.
Autre
constatation -au sujet de
l'éthique
Quelle que soit notre consommation d'énergie et la capacité des éoliennes, un réacteur nucléaire de plus, ce sont des émissions de CO2 en moins, c'est donc alléger les dommages qui pèseront surtout sur ceux qui ne peuvent pas s'en préserver, les pays en développement. Il est incohérent, si l'on se réfère à l'éthique, de refuser le nucléaire dans les pays qui le maîtrisent. |
réation
: le
25/04/04 mise à jour 07/08/10 Quoi de neuf Le scénario de division par trois des émissions françaises
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| Quelques thèmes controversés Sur chaque sujet, une note brève et, le plus souvent, un renvoi vers un texte plus développé |
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| Les
sources
d'énergie Biomasse Biocarburant Hydrogène Electricité Eoliennes Nucléaire L'économie de l'électricité consommation électrique et parc optimal de production Utiliser l'électricité et le fioul pour se chauffer
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Au
sujet de l'économie
de l'énergie Le monde dispose de deux ou trois fois trop de fossile Prix du carbone ou prix de l'énergie finale ? Effet sur le revenu des ménages et la création d'emplois d'une politique de réduction des émissions L'autonomie énergétique Les relations internationales La France doit donner l'exemple : qu'est-ce à dire ? L'après Kyoto Réflexions sur le prix mondial du pétrole |
Sur les
décisions politiques Prix, subventions et réglementation Fiscalité de l'énergie : TIPP et impôts carbone Le marché des permis d'émettre : conditions pour qu'un marché soit pertinent ; les effets pervers du système européen 21 % d'électricité ou 21% d'énergie sur "renouvelable" ? La privatisation partielle d'EDF et le coût de la lutte contre l'effet de serre Le rôle des associations |
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Diviser
par trois
en 30 ou 40 ans les émissions
françaises
de gaz carbonique
sans pénaliser notre industrie c'est possible pour pas trop cher - avec une stabilisation de la consommation finale globale d'énergie - en utilisant pleinement les possibilités de la biomasse, du chauffage solaire et de la géothermie - avec plus d'électricité "sans carbone" (nucléaire ou avec séquestration du gaz carbonique) Il
suffirait que le prix du gazole
à la consommation finale
se stabilise à 1,7 ou 1,8
€/litre
et le prix du fioul à 1100 €/m3 TTC, comme si le pétrole était à
170$/bl si l'euro
est à 1,50 $. voyez
ici notre tableau de
référence ce
n'est pas LA vérité ; c'est un support de
réflexion. Vous pouvez aussi faire
votre scénario !
N'hésitez pas ! Et vous pouvez consulter
quelques tableaux très différents.
Selon de
scénario, pour éviter 100 Mtep fossile par an par
rapport à une
évolution tendancielle : économies
d'énergie : 35 % / biomasse
: 30 % / autres renouvelables
: < 10 % / nucléaire
: 25 %
Alerte ! J'ajoute ceci : vous avez aimé les spéculations financières, vous vous réjouissez de la situation actuelle, vous avez goûté aux fonds Madoff ; vous adorerez la finance carbone ! La finance construit du notionnel sur du concret, la finance carbone construit du notionnel sur du notionnel ! |
| Le tableur "faites-le
vous-même" - version simplifiée - une version qui calcule la capacité nucléaire selon le profil de consommation de l'électricité |
Quatre
tableaux commentés
- octobre2009 -
- le tableau de référence
- deux tableaux présentés dans Trop de pétrole ! : A et C - un tableau presque sans nucléaire |
Quatre
tableaux octobre2008 - la situation actuelle -2006 - l'évolution tendancielle en 2030, calculée en 2006 par l'observatoire de l'énergie - une division par deux selon la "voie de Grenelle" - une division par deux selon une voie "du moindre coût". Un tableau synoptique
- la projection tendancielle 2030 faite par la DGEMP en 2004 - un scénario "sans nucléaire" selon l'association Négawatt -2004 - un scénario de division par trois avec du nucléaire - 2004 |
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| Une forte réduction des
émissions
de gaz carbonique
ne se fera qu'avec une augmentation
du prix à la
consommation
finale du prix de l'énergie fossile, carburant, gaz et fioul
- un rythme de 2 à 3 c€/l devrait suffire, en monnaie
constante, bien sûr. Un "impôt climat" serait
calculé pour que la hausse du prix à la
consommation finale soit connue à l'avance et progressive. Ce
n'est pas l'impôt qui devrait augmenter, mais le prix à la
consommation finale.
Pour l'essentiel et en simplifiant, le scénario prévoit dans les trente ans qui viennent deux évolutions progressives et trois bascules technico-économiques. D'autres évolutions interviendront évidemment à plus long terme. Les
évolutions
progressives au
fur et à mesure de l'augmentation du prix de l'énergie et
de la construction de logements neufs : - Les économies d'énergie de chauffage (meilleure isolation, et économie de chauffage dans les locaux qui ne sont pas occupés par exemple) - La pénétration croissante de la biomasse
dans le chauffage |
Les
trois bascules
technico-économiques - les techniques
sont
connues ; les coûts correspondent à un pétrole
à environ 170 $/bl (si l'euro vaut 1,50 $) ; si le
pétrole est à 70 $/bl,
il faudra un impôt de 400 € par tonne de carbone. Cette
évaluation, supérieure à ce qui est écrit
dans "trop de pétrole !" est faite mi 2009 à la
lumière d'études récentes. Ces "bascules" pourront être amorties et étalées dans le temps si ces formes d'énergie sont provoirement aidées ou font provisoirement l'objet d'obligations réglementaires avant que le prix à la consommation finale de l'énergie finale n'atteigne un niveau suffisant. - Le
chauffage de
base à
l'électricité : dans
le neuf ce sera avec des pompes à chaleur ; dans les
bâtiments existants, ce pourrait être en mettant tout
simplement
une résistance électrique dans l'eau du chauffage
central,
le chauffage en période de pointe se faisant au gaz, au
fioul
ou au biofioul. C'est la méthode la moins coûteuse si la
capacité nucléaire augmente. - Le passage au biocarburant avec utilisation complète de la biomasse dans la limite des possibiltiés de production de biomasse - Le remplacement du carburant par de l'électricité pour la circulation en ville, avec des véhicules électriques ou bi-énergie alimentés en électricité et en carburant liquide On verra aussi se développer l'usage de la géothermie, notamment la géothermie de surface avec des pompes à chaleur. |
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Pour la France, quels effets économiques, sociaux, stratégiques ? Une présentation synthétique |
| Pour stabiliser les
températures le monde devra laisser sous terre -ou y remettre- plus de la moitié du carbone fossile accessible : nous ne manquons pas d'énergie fossile : nous en avons trop il faudra diviser par deux les émissions mondiales ce qui, compte tenu de l'augmentation des émissions des pays en développement, suppose une division par trois ou quatre au moins des pays développés - la France a la possibilité, avec des techniques connues, de diviser ses propres émissions par trois en trente ou quarante ans, même si elle devait être le seul pays à le faire - un tableau croisé de ressources et des
emplois
montre de quelles formes d'énergie on aura besoin, ce qui permet
de calculer le prix de
l'énergie. Le prix du gazole devra rendre compétitif le
biocarburant de seconde génération
: 1,75 €/l à la pompe (évaluation mi 2009).
Par
rapport aux
prix de mi 2009, une
augmentation
de 75 cme € par litre de carburant ou de fioul ; en 30 ou 40
ans, cela fait 2 à 3 cme €/l/an, 20 €/m3 - pour un ménage
qui consomme
1000 litres de carburant par an et l'équivalent de 1
mètre
cube de fioul en chauffage, par rapport aux prix de mai 2009
c'est chaque
année une dépense supplémentaire de 40 euros
en monnaie constante ; cela pourrait être compensé partiellement par
une augmentation des revenus
grâce
à une augmentation de l'activité - il y aura des chocs de prix sur le marché
mondial
mais, sur 30 ou 40 ans,
l'augmentation
prévisible du prix mondial de l'énergie ne suffira
pas - sauf si les pays détenteurs de ressources refusent de
vendre ou d'investir pour produire. |
- il faudra donc combiner
réglementation,
subventions et impôt.
Le
produit de l'impôt sur l'énergie fossile servira
à financer les subventions et une partie pourrait être reversée
aux communes qui feront des pistes cyclables, des
réseaux
de chaleur ou des schémas d'urbanisme économes en
énergie.
- si la France était seule à agir dans
cette
direction,
cette réduction des émissions françaises n'aurait
évidemment aucun effet sur la température ; mais la
France
pourrait en tirer des avantages de nature
différente
: Pour une discussion sur ces "effets externes" d'un programme de lutte contre l'effet de serre, voir ici - il y a donc ici la matière pour un grand programme national, touchant toutes les catégories de la population. - La France peut agir seule ; elle suscitera alors une coopération
avec quelques autres pays ;
c'est ainsi que l'on a fait Airbus, Ariane, Schengen, le corps
d'armée
européen etc. |
Des sites administratifs
- Le site de la Mission
interministérielle
d'étude du climat, la MIES
- Le site du
GIEC,
groupe intergouvernemental d'étude du climat (ou, en anglais,
ICCP)
: on y trouve les documents en français.
- Le site
de la Direction générale de l'énergie du
ministère
de l'économie ; voir en particulier le
scénario tendanciel en 2030 que nous
avons recopié sur ce site.
Quelques sites
d'associations ou personnels
- Le site de "Sauvons le
climat" :
des
documents, un scénario, un manifeste pour diminuer les
émissions, des conseils
pratiques : calculez vos émissions et voyez quelles sont
les possibiltiés de les diminuer
- Un site très bien documenté :
manicore
- Le site de l'association
Negawatt
: un scénario de sortie du nucléaire.
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1- Les
réflexions
menées sur cette page portent sur le long terme : 30 ou 40 ans.
Le scénario qu'elles proposent, les investissements et les
changements
dans le mode de consommation d'énergie qu'il implique ne
dépendent
donc pas de la conjoncture. 2- Ce site ne prétend pas dire ce qu'il faut faire. Il s'efforce de réunir les conditions propices à un débat de bonne qualité. Il indique ce qui nous paraît certain et ce qui est incertain. Il présente des options très contrastées pour que le lecteur puisse faire lui-même son propre scénario. 3- Il peut y avoir des erreurs sur ce site ; merci au lecteur de me les signaler. |
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Chacun se doute que les informations réunies sur ce site viennent des meilleures sources et que les analyses, qui restent de la responsabilité de l'auteur de ce site, sont issues de longues et fréquentes discussions. Je voudrais remercier en particulier les personnes qui ont bien voulu participer à un groupe de travail qui a permis d'élaborer le scénario présenté ici, dans le deuxième semestre 2003 et toutes celles qui, depuis, m'ont fait part de leurs remarques, voire de leurs critiques - je pense notamment aux observations d'associations comme Négawatt et aux appels à la prudence d'économistes, dont on trouvera la trace sur le site. Pour faire progresser les idées, il faut aussi pouvoir les diffuser. La Revue Esprit fut la première à accueillir des réflexions encore peu souvent formulées (le monde a trop de carbone fossile etc.) ; M.L. Lévy, rédacteur en chef des Annales des mines, m'a fortement encouragé à rédiger une première version de ce scénario de division par trois (numéro d'août 2003 de Réalités industrielles) ; une version affinée de ce scénario a été diffusée dans le numéro de février 2004 de la Revue de l'Energie et Thierry Gaudin m'a offert l'hospitalité de son site prospective 2100, que je vous invite à consulter. Qu'ils soient tous remerciés. Retour en
haut de la page d'accueil. Ce groupe de travail
était
formé de personnes venant des ministères de
l'économie,
de l'industrie, de l'agriculture, de l'équipement, de
l'environnement,
du Commissariat général du Plan et
d'établissements
publics d'études ou de recherche. |
| Henri Prévot Ingénieur général des mines Aujourd'hui consultant en politique publique de l'énergie Pour entrer en contact, cliquer ici ou téléphoner au 01 69 25 04 28 ou au 06 59 67 11 33 En 2009 : avec l'ADETEF, coopération avec le Vietnam : j'ai préparé un séminaire tenu à Hanoï dont le but était de donner un avis au gouvernement Vietnamien sur sa politique de l'énergie. En 2007, publication de "Trop de pétrole" - Seuil, prix de l'Académie des sciences morales et politiques. Quelques aspects d'une carrière variée - Diplômé de Polytechnique (promotion 64) et de l'Ecole nationale supérieure des mines de Paris - Ingénieur au fond dans les Houillères du Nord et du Pas de Calais en 1968 - Direction régionale de l'industrie en Provence Côte d'Azur - Responsable de la sous-direction du textile et de l'habillement du ministère de l'industrie - Envoyé dans le Sud-Ouest par les ministres de l'agriculture et de l'industrie comme délégué de massifs forestiers pour comprendre la relation entre les sylviculteurs et les utilisateurs de bois et stimuler l'économie de la forêt et du bois ; cela a donné la matière à "l'économie de la forêt - mieux exploiter un patrimoine" (Edisud) - Délégué régional de l'ANVAR en Aquitaine - Directeur général adjoint de la région Aquitaine et membre du cabinet de J. Chaban Delmas - Au Secrétariat général de la défense nationale, chargé d'étudier la relation entre l'économie (réglée par le droit européen) et la sécurité du pays (qui est de responsabilité nationale) ; cela a donné la matière à "La France : économie, sécurité - économie mondialisée, sécurité nationale, Union européenne", Hachette Pluriel, prix des ministères - Jusqu'en 2009, au conseil général des mines, parmi d'autres activités, auteur ou coauteur de plusieurs rapports sur l'énergie : l'énergie des déchets, le biocarburant, ITER, le prix de l'électricité, les réseaux de chaleur, diviser par trois nos émissions de gaz carbonique. Quelques-unes des publications accessibles sur ce site : Sur la construction européenne - l'énergie est une question de sécurité nationale ; la politique européenne doit en tenir compte La France : économie sécurité : économie mondialisée, sécurité nationale, Union européenne (Hachette,1994) Dans le Monde du 6 décembre 1994 : pour une Europe des projets Dans Esprit mai 1995 : Une lecture politique du traité de Maastricht pour mettre le politique devant l'économique Sur l'énergie et l'effet de serre un livre: voir ici une présentation de "trop de pétrole !" Seuil 2007 trois rapports : sur le prix de l'électricité du CGM et de l'IGF sur le biocarburant du CGM et du CGREF et de l'IGF sur les réseaux de chaleur du CGM des articles parmi lesquels - Revue Esprit de juin 2010 : la nouvelle géopolitique du CO2 - Les Echos 23 avril 2010 : enfin une méthode efficace pour éviter des émissions de CO2 - Revue de l'énergie de février 2004 : première présentation de la méthode développée ici et dans "trop de pétrole !" - Journal Le Monde, 23 octobre 2004 : la France peut diviser par trois ses émissions - Revue Esprit, février 2007 : le désastre climatique et la politique énergétique française article qui rend compte du travail d'un groupe qui s'est réuni une dizaine de fois sur une année. - Les Echos, 15 octobre 2007 : Pour un impôt carbone juste - La gazette de la société et des techniques, janvier 2008 : diviser par trois nos émissions de gaz carbonique - Revue de l'énergie, janvier 2009 : Qui ne veut pas d'une augmentation de la capacité de production nucléaire ? Des convergences remarquables On retrouve aussi sur le net une contribution au débat sur l'énergie du printemps 2003 - il y a sept ans ! : "soyons sérieux : divisons nos émissions par trois" ; l'essentiel des analyses et propositions s'y trouve déjà. Pour entrer en contact, cliquer ici ou téléphoner au 01 69 25 04 28 ou au 06 59 67 11 33. |