Comme beaucoup d’autres secteurs
d’activité, le transport entre, en ce début de 21ème siècle, dans un
régime d’innovation intense et parfois paradoxale. Moins « lisible »
que, par exemple, dans les domaines des TIC, ou de la biologie et de la
santé, l’innovation dans le domaine de la mobilité correspond à un
véritable changement de paradigme, qui affecte simultanément les
usages, les valeurs, les outils, les acteurs et les métiers. En un mot,
la pure « puissance » de transit (vitesse, portée, débit) n’est plus le
centre de gravité des enjeux et des efforts d’innovation. La valeur
nouvelle de la mobilité est la « reliance », c’est-à-dire la création
de liens, de contacts, d’activités, de solidarités et d’opportunités,
qu’elle induit. Ainsi, les champs d’innovations désormais les plus
intéressants sont : la « softmobilité »n, c’est-à-dire les innombrables
conséquences des TIC dans la mobilité ; les « lieux » (de l’arrêt de
bus au hub en passant par la station vélo ou le banc public) ; les «
services mobilité », notamment de navigation, de pédagogie et de mise
en relation. Les « modes actifs », entre autres, tels que la marche et
le vélo, sont emblématiques de ce nouveau paradigme, et des «
innovations d’un nouveau genre » qu’il encourage.
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