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Conférence 2100 n° 92

Le paradigme de la mobilité, une mutation des transports urbains face au défi de leur soutenabilité

Par Georges Amar, directeur de la prospective à la RATP

Mercredi 4 Février 2009 17h45 à L'ISEP


 

Comme beaucoup d’autres secteurs d’activité, le transport entre, en ce début de 21ème siècle, dans un régime d’innovation intense et parfois paradoxale. Moins « lisible » que, par exemple, dans les domaines des TIC, ou de la biologie et de la santé, l’innovation dans le domaine de la mobilité correspond à un véritable changement de paradigme, qui affecte simultanément les usages, les valeurs, les outils, les acteurs et les métiers. En un mot, la pure « puissance » de transit (vitesse, portée, débit) n’est plus le centre de gravité des enjeux et des efforts d’innovation. La valeur nouvelle de la mobilité est la « reliance », c’est-à-dire la création de liens, de contacts, d’activités, de solidarités et d’opportunités, qu’elle induit. Ainsi, les champs d’innovations désormais les plus intéressants sont : la « softmobilité »n, c’est-à-dire les innombrables conséquences des TIC dans la mobilité ; les « lieux » (de l’arrêt de bus au hub en passant par la station vélo ou le banc public) ; les « services mobilité », notamment de navigation, de pédagogie et de mise en relation. Les « modes actifs », entre autres, tels que la marche et le vélo, sont emblématiques de ce nouveau paradigme, et des « innovations d’un nouveau genre » qu’il encourage.

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