index

"Rencontre sur l'utopie" N° 33
LA VIE : UNE AVENTURE DE 4 MILLIARDS D’ANNÉES par Jean FOURTAUX Ancien Élève de l’École Polytechnique Passionné de paléontologie et des sciences du vivant Auteur d’un livre sur les origines et l’évolution de la Vie

Mercredi 10 Juin 2009, 17h45 à 20 h
A l'ISEP (Institut Supérieur d'Electronique de Paris)
28, rue Notre-Dame des Champs, Paris 6ème

Après quelques mots sur l'origine de la Terre et son évolution géographique et climatique, on regardera en première partie ce qu'on sait du tout début de la Vie, avant de parcourir les étapes de l'Évolution, depuis les premières cellules, les premiers êtres multicellulaires à l'origine des éponges ou des méduses, puis les premiers organismes complexes qui ont donné les deux immenses embranchements des invertébrés et des vertébrés. Focalisant sur les vertébrés, on découvrira la façon dont les descendants d'un ancêtre du coelacanthe ont quitté le monde aquatique pour le monde terrestre en donnant les batraciens, les reptiles, les oiseaux et les mammifères (avec un développement sur la fameuse extinction d'il y a 65 millions d'années qui a vu disparaître les dinosaures). La deuxième partie sera consacrée aux primates, et pour l'essentiel à ce qu'on sait des étapes qui ont fait passer des premiers singes aux premiers hominidés, jusqu'à Homo sapiens. On verra en particulier que l’émergence de l’Homme, même si rien ne le prédisposait à devenir exactement l’Homo sapiens que nous sommes, résulte d’un processus largement explicable par les pressions d’un environnement changeant sous l’influence, en particulier, des modifications des climats. Ces développements seront l’occasion de s’intéresser aux mécanismes de l’Évolution, avec un éclairage particulier sur les causes des grands changements climatiques qui ont fortement influé sur l’évolution du vivant et continueront à peser sur l’avenir de notre planète. On tentera enfin de donner quelques pistes sur ce que pourrait être le devenir de l’espèce humaine et des mondes animal et végétal qui l’accompagnent. Devant les immenses incertitudes, les meilleures pistes proviennent de l’étude du passé qui montre que la génétique, les vitesses et mécanismes d’évolution et les changements climatiques naturels seront les premiers moteurs des changements futurs. Il faut cependant y ajouter, évidemment, l’action de l’Homme moderne, avec la raréfaction des ressources et son action sur l’environnement. Mais on verra que, sur le long terme, l’hypothèse d’un statu quo n’est pas la moins invraisemblable.