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Christian de Laet, Ph.D., FRSA (Lon) |
C.P.40, Succursale Victoria, Montréal (Québec) Canada H3Z 2V4
Téléphone (1-514) 487-9154; Fax: 481-0180
1973 to date
Transnational Research Institute-Knowlton
A private, not-for-profit association with action research programs in sustainability and community development
1983-1987
President of Development Alternatives in Canada
Adjunct university professor and sessional lecturer
Principal investigator of a research project on the rapid rural modernisation of the Canadian Prairies (IDRC)
Adviser to consulting management scientists and NGO's
1977-1982
Science adviser to the Commonwealth Secretary-General, London
1973-1982
Chargé de mission for UN organisations (Unesco, UNU, WHO,UNEP, Habitat, UNCSTD)
1964-1973
Secretary-General, Canadian Council of Resource Ministers
1949-1964
Management trainee, ALCAN
Operations Research with Sir Robert Watson-Watt & Partners
Memberships and Committee Work
Canadian Association for Futures Studies
Sustainable Development Association
Notre-Dame College, Wilcox
International Council for Environmental Law, Bonn
Forum for Tomorrow in Montreal
Global Futures (India)
Natural Environment Park, Sutton (PENS)
PRELUDE International
Ecovillage Network of North America
Global EcoVillage Network
Canadian Executive Service to Organisations (CESO/SACO)
North American Association of Ethno-Pharmacology
Swadhyaya Parishar (India)
Uion of International Associations, Brussels
World Conservation Union (UICN), Collaborative Management
Honoraries
Canadian Centenial Medal, 1967
Life Fellow, Royal Society of Arts, London,Eng, 1980
Canadian National Achiever (Environment), Ottawa 1990
Wisdom Keepers Convocation, Rio-de-Janeiro 1992
Schooling
University of Louvain, Écoles spéciales (1944),
Polytechnical School, Brussels (1945-49),
Université de Montréal (M.A., Ph.D. 1963, 1992)
Current Major Projects
Chronicle of the DA Group
The SISER Info-Learning System
The Verderers, multipurpose forestry gardens in the Appalachians
A Regional Vitalisation program borrowing from the Swedish "The Natural Step",
1973- La Fondation de recherches transnationales Knowlton
une organisation privée, sans but lucratif, vouée à la recherche-action concernant les politiques et les pratiques visant à l'habitabilité sur terre et au développement durable.
Projets de terrain: revitalisation de régions et d'écosystèmes déprimés avec des technologies souples et soucieuses de l'environnement et des programmes d'information et de formation appropriés.
Président de "Development Alternatives" au Canada, aussi appelé "Développer autrement"
1983-1987 Professeur invité et chargé de cours universitaire
Chercheur principal d'un projet de recherche international sur une modernisation rurale rapide (avec soutien CRDI)
Conseiller auprès de cabinets de consultation et d'ONGs
1977-1982 Commonwealth Secretariat, Londres
Conseiller scientifique du Secrétaire-général
Secrétaire du Conseil des Sciences du Commonwealth
Collaboration régionale en applications de science & technologie
Technologie rurale, produits naturels, sciences de la terre, gestion environnementale, harmonisation de politiques, systèmes d'information
1973-1977 Professeur invité et chargé de cours universitaire
Chargé de missions pour l'ONU en Asie, Océanie, Afrique
(Unesco, UNU, WHO, UNEP, Habitat, UNCSTD)
Consultations auprès d'ONGs internationales
1964-1973 Conseil canadien des ministres des ressources et de l'environnement, secrétaire-général
"Pour des politiques fédérales-provinciales harmonisées"
Responsable de conférences nationales (La pollution et notre milieu, 1966-1967 - "l'homme et les ressources", 1972-1973) et de séminaires thématiques sur l'eau, les forêts, les sols, etc.
1949-1964 Aluminum Company of Canada, stagiaire de gestion
Sir Robert Watson-Watt & Partners, recherche opérationelle
Conseil technique et de gestion (secteur privé)
Conseils et comités
Union des associations internationales, Bruxelles
Conseil international du droit de l'environnement
UICN Commission de stratégies et planification environnementale
Association canadienne d'études prospectives
Sénat des régents, Collège Notre-Dame, Wilcox, Sask
Entreprise de demain à Montréal
Parc d'environnement naturel de Sutton
Organisation canadienne de l'initiative suédoise The Natural Step
Distinctions
Médaille du centenaire, 1967
Life Fellow, Royal Society of Arts London,Eng, 1980
Chef de file national (Environnement), Ottawa 1990
Convocation des Gardiens de la sagesse, Rio-de-Janeiro 1992
Université de Louvain, Écoles spéciales (1944),
École polytechnique de Bruxelles (1945-49)
Université de Montréal (M.A., Ph.D. 1963, 1992)
Recent Meetings:
Globe '92, Vancouver, B.C.
UNCED, Rio-de-Janeiro
The School of Ignorance, Druidstone '93, Minton House '94, Brussels '95
The Big Picture, La Casa Intentional, Santa Barbara, 1994;
Sanskruti Vistarak Sangh, Bombay 1994: Swadhyaya Parishar
U.Laval: Partenariat d'entreprises Nord-Sud, 1994
Bishop's University, Global Climate Change, Lennoxville, 1995
Canadian Association for Futures Studies, UQAM, Montreal, 1995
The Natural Step, founding meeting, Orangeville, 1996
UNFCCC, AIJ, Delhi, 1997
Annual Review, Development Alternatives, Delhi, 1997
Hobbies and Languages:
Pythagorean School, Harmony of Numbers,
Technology Mutations and Museography;
French (mother tongue) & English professionally,
Dutch, German, Italian, Russian (& other slavic), Spanish: latent
Publications, Titles & dates (as author or co-author only)
Is there an Optimal Level of Population?, AAAS, 1969
Environmental Quality and Resources Management in Federal States, 12th PSC, Canberra, 1972
De Laet, C. & Singh, S., The Individual and the Environment, 1972
Hill, L., de Laet, C., Energy and Social & Economic Development: the Case for Papua New Guinea, 13th PSC, Vancouver, 1977
The Only Thing We Have, A Framework for Environmental Policies,
Port Moresby, 1978
The Language of Networks, York, 1979
De Laet, C. & Wereko-Brobby, C., Producer Gas as an Instigator of Light Enginering Industry, Stockholm, 1982
Know Why, Know How, Know Good, Diversions, Inversions and Perversions of our Times, NY, 1984
Aménager le Sud pour développer le Nord?, Montréal, 1984
Khosla, A. & de Laet, C., Delivery Systems for Environmentally & Culturally Sound Technologies & Techniques, Chicago, 1985
Developing Networks and Institutions in Support of Sustainable Development, Amsterdam, 1985.
Environnement sur mesure dans le tiers monde, Montréal, 1985.
Xhignesse, L.V., de Laet, C., Espaces-temps, Cultures et Developpement, vers de nouveaux partenariats', Namur 1987
Xhignesse, L., de Laet C., Le Défi de l'informatisation de la société canadienne pour la francophonie dans l'ouest canadien, Regina, 1987.
Evering, H., Evering, R., Rickert, R. & de Laet, C., Eidetic Organisation and Development: Image, Motivation and Systems Research, Toronto, 1990.
Development Alternatives 1982-1992, A Personal Appreciation, Montreal, 1992
L'Eau, orthodoxe, hétérodoxe et paradoxe', Montreal, 1992
The Big Picture, VCR, Santa Barbara, 1994
Cheminements pour un développement durable', Montreal, 1994
Xhignesse, L. & De Laet, C., L'avenir du Québec, Sherbrooke 1995 Lennoxville, 1994, Delhi, 1997
Survol d'une vie
Christian, le 9 janvier 2006
Toile de fond et entrée en matière
1. Genèse personnelle
On m'a souvent demandé comment il se faisait que j'avais une telle curiosité de toutes choses et pourquoi je n'avais pas choisi un cheminement précis de carrière du type habituel.
Une telle question donne nécessairement à réf léchir et à remonter à 'ses origines'. Déjà avant la guerre de 39-45 (j'avais alors 12 ans), j'ai eu une enfance à l'aise en Belgique.
Allant à la mer ou à la campagne faisait partie du rituel si mon père, souvent en voyage, était à Bruxelles. Nous avons aussi, mes frères et moi, été amenés à l'étranger pour visiter quelques foires internationales qui nous ont éveillé l'esprit. Étant le puîné des trois, j'étais souvent pris entre deux feux : l'aîné avait naturellement raison et le cadet était le protégé obligé quoi qu'il en fût !. Je me réfugiais facilement dans de la lecture où les dictionnaires et les atlas étaient les favoris ; souvent j'étais amené à aider les deux autres à faire leurs devoirsd'école.
Mon père s'est rendu compte que, dès l'exposition universelle de 1935, je me suis particulièrement intéressé aux langues et aux mécanismes de toutes sortes. Il m'a appris tôt à jouer aux échecs et à écouter de la musique. Ainsi, relativement jeune, j'ai été sensibilisé à des questions de structure dans différents champs de connaissances et à ne trouver que peu de difficultés à parler couramment les langues nationales. Ayant l'oreille faite à 'cela', j'ai aussi maîtrisé des dialectes là où je me trouvais.
Plus tard, la guerre nous ayant immobilisés à Bruxelles, j'ai fait des études secondaires dans la section latine-mathématiques. Pour s'assurer que j'aie des bases plus étendues et ainsi m'équiper pour un plus grand éventail éventuel de choix ultérieurs, 'on' m'a mis à apprendre le grec ancien ce que j'ai fait sans grande difficulté. À la fin du secondaire en 1944, j'ai passé les examens d'entrée aux Écoles Spéciales (maths et ingénieurie) de l'Université Catholique de Louvain, l'Université Libre de Bruxelles restant encore fermée. Suite à quoi, vu mon bagage en mathématiques et mon intérêt pour les technologies, j'ai été inscrit en Polytechnique à Bruxelles. J'ai également été inscrit à la Haute École Technologique de Zürich, au cas où
. Cette période d'après-guerre en 1945 (j'avais déjà 18 ans) fut le début effectif de mon 'adolescence' où j'étais plus enclin à m'éclater et à voyager plutôt qu'à étudier des sujets qui me paraissaient anodins et sans grande envergure.
Le secondaire et la tutelle paternelle m'avaient développé une bonne structure polyvalente de raisonnement facilitant considérablement les opérations de mémoire et de quantités de stimulants divers qui nourissaient les options ouvertes à ma curiosité. Plus tard, c'est à cet environ que je dois (du moins je le crois) d'avoir développé plusieurs débouchés de réflexion utile aux langues, à la musique, à la philosophie, aux mathématiques et plus tard aux ordinateurs,,, et à l'environnement humain.
Avec le recul du temps je me suis rendu compte que ce genre d'écolage et de formation atypique m'avait équipé de quoi acquérir une 'grammaire' de connaissance plutôt universelle que réellement pratique. Cela m'a ouvert des perspectives et des choix sur plusieurs domaines d'application, sans que je voie clairement à quoi cela pourrait me servir en termes pratiques. Après tout, il me manquait la discipline d'une piste rigoureuse de formation, utile pour compenser les carences artificielles imposées par la guerre.
J'ai passé mes examens de base en Polytechnique en 1946 mais le cur n'y était pas vraiment dans le sens d'une carrière d'ingénieur. J'avais assez facile à apprendre un peu n'importe quoi mais pas de vocation réelle dans le sens d'une carrière d'avenir.
La thésaurisation d'une bonne grammaire et d'une structure de réflexion 'passe-partout', doublée ainsi d'une très bonne mémoire faisait de moi un écolier cultivé au sens classique plutôt que d'un serre-boulons ou d'un conducteur de travaux civils.
Arrivé au Canada pour faire mon écolage pratique à l'Alcan (alors Aluminium Company of Canada Limited), dans le domaine éminement pratique et 'économique' de l'aluminium (The Wonder Metal) où mon père oeuvrait depuis avant ma naissance, je n'ai embrassé mes stages là que du bout des lèvres en les comparant avec ce que j'avais déjà vu et appris sur l'énorme diversité du potentiel canadien et de ce qui restait à y exploiter, et à y conserver. Jusque là, je n'avais que des réflexions dérivant de macro-perspectives livresques dont je n'avais pas encore testéles paradoxes ni les options qui se présentaient dans des esquisses de politiques de mise en valeur.
Mes sponsors m'ont cependant envoyé un peu partout au Canada comme stagiaire en gestion mais rien de ce que j'y ai vu n'a aidé à des vues plus indulgentes sur le phénomène de conquête technologique et économique. J'ai également visité les mines de bauxite en Guyane britannique et les ports de transbordement dans les Antilles, plus particulièrement à Trinidad. C'était un tout premier contact avec les Caraïbes que j'ai pu éplucher en détail plus tard : rien de ce que j'y ai appris n'était très réconfortant sur l'avenir de la planète et de beaucoup de ses populations, ce qui est devenu pour moi un macro-sujet de préoccupations depuis, tout au cours de ma vie. C'est l'histoire de ces populations ayant fait l'enjeu des 'grandes puissances' pendant des siècles qui m'a éclairé plus tard sur la résistance de beaucoup de cultures locales aux bouleversements qui allaient se généraliser.
Ces déplacements au Canada et à l'étranger m'avaient impressionné par l'abondance de richesses naturelles qui semblaient intarissables malgré des relents de colonisation souvent aberrante qui fusaient de pusieurs côtés. J'avais beaucoup à apprendre sur ce qui se passait de la coupe aux lèvres : j'étais vraiment naïf mais je me suis accroché à mon innocence. Des questions du genre 'Oui, mais' ont commencé, dans ces premières années, m'ont incité à m'interroger sur la nature de pays sous une tutelle d'exploitation ou comme colonie de peuplement. Des interrogations dont j'avais entendu parler au sujet du Congo, toujours belge à l'époque, mais que le choc de ce nouveau continent a mis du temps à maturer..
L'Alcan ne me semblait une organisation où y faire carrière et j'ai été attiré progressivement, à Montréal, par le groupe Adalia fondé par Sir Robert Watson-Watt, l'inventeur du radar, Les bureaux d'Adalia Computations Ltd étaient équipés d'un ordinateur de 3ème génération, un ordinateur suédois appelé ALWAC III E, à programmation hexadécimale (les dix chiffres décimaux plus a,b,c,d,e,f formant la base 16). Cette configuration permettait de compenser pour la lenteur de diodes programmées pour traiter jusque là des données en système binaire. Je n'ai eu aucune difficulté à manipuler l'ordinateur dans un tel système. Inutile de dire que je n'avais jamais rien vu de semblable en Belgique même chez Remington-Rand et cette expérience me donnait confiance que je pourrais y faire une carrière pratique où mettre à profit mes connaissances techniques : Le travail là me convenait bien, pouvant passer d'inventaires complexes de pièces détachées d'automobiles, à la recherche théorique de solutions à des problèmes vibratoires de trains d'aterrissage d'avion nécessairement dynamiques soumis à des solicitations imprévisibles.
À ce stade là, je me suis rendu compte que je n'avais plus le potentiel d'une carrière académique en mathématiques, celle-ci exigeant de se détacher des sciences appliquées.
De fil en aiguille, j'ai changé mon fusil d'épaule en passant de défis techniques à d'autres centrés sur les ressources humaines: c'était dans la vague du management à l'époque quand j'ai fait équipe avec un psychologue industriel de Montréal. La nouveauté pour moi était de s'intéresser à ce qui faisait fonctionner des candidats à des postes de commande à titre individuel devant rencontrer les attentes du client. Un défi était ainsi d'aider l'entreprise-client à préciser des descriptions de tâches et à trouver des correspondances sur la marché de l'emploi. Les analyses et les entrevues de candidats devaient se situer à à plusieurs niveaux de profondeur qui devaient permettre de rédiger des rapports en termes clairs pour que les embaucheurs soient satisfaits qu'un candidat proposé leur convienne; sinon, à nous de reprendre le dossier à nos frais. Ce genre de consultations a aussi amené à des études en 'pséphologie' soit d'anticiper les habitudes de vote d'électeurs pour guider l'emploi optimal du temps des candidats en période électorale. Là, il fallait passer de l'incertitude d'un seul individu à celui de groupes dans les espaces sociaux et économiques où ils vivaient . Un avantage à cette époque, mince tant soit-il, était qu'il n'y avait souvent que deux partis politiques en lice. Cela nécessitait toutefois des entrevues avec les candidats en question. Ils manifestaient souvent leur préférence pour répondre à des invitations chaleureuses mais vides de prétendus amis dans l'opposition, ce qui lui faisait perdre un temps précieux.
Un ministre que j'avais pu aider par ce genre d'analyse de son comté, m'a poussé à poser ma candidature au secrétariat d'un organisme alors unique dans le domaine des richesses naturelles, suite à une décision agrée à une conférence nationale tenue deux ans avant : le Conseil canadien des ministres des ressources, auquel s'est greffé plus tard un champ de préoccupations qui en découlait, par un ajout officiel à son nom : '
et de l'environnement'. L'expérience acquise là s'est avérée décisive pour comprendre le sens et la portée d'une approche systémique en temps réel : il fallait prendre en compte les intérêts spécifiques de chacun des gouvernements tout en touchant à des sujets où leurs responsabilités étaient formellement conjointes. C'était un sujet où j'ai pu occasionner quelques percées sans trop me faire soupçonner d'ingérence dans des domaines politiques qui n'éraient pas de mon ressort. Souvent il s'agissait de développer des champs de travail technique pour lesquels il n'y avait pas alors de précédent institutionnel au Canada. Il n'en reste pas moins qu'il s'agissait de sciences administratives pour lesquelles je n'avais pas eu de formation spéciale qui, d'ailleurs, n'existait pas réellement à cette époque. La mouvance rapide des progrès en informatique n'avaient pas encore fourni des 'recettes' appropriés aux institutions publiques: tout y était alors empirique.
Dès le début de cette expérience en 1964, il a fallu rassembler de nombreux écrits sur le sujet vaste et complexe de la gestion publique au sein d'états en régime fédéral tels les Etats-Unis, le Brésil, l'Allemagne. la Suisse, l'Australie, mais chacun avec ses particularités. Plusieurs conférences et séminaires que j'ai dû monter avec un personnel dévoué mais nécessairement en nombre limité et devant uvrer dans les deux langues nationales ont fait, pendant les neuf années en poste, que j'ai acquis là des connaissances et des expériences inusitées. Il s'agissait d'un tout assez consistent et qui m'a bien préparé à défricher un parcours débordant sur une scène internationale.
Mon coup d'envoi a été donné là par l'invitation de Maurice Strong à participer aux préparations du secteur 'ressources' à la conférence de l'ONU sur l'environnement humain qui s'est tenue à Stockholm en 1972.
Pour clore ce chapitre, il faur dire que j'avais déjà assisté à de nombreux événements internationaux au Canada, aux Etats-Unis et en Europe en tant que secrétaire-général du Conseil. Je citerais notamment des réunions bienniales d'un comité d'experts de l'OMS en santé de l'environnement. Ici je passais pour un 'oiseau rare', le comité étant constitué pour la plupart de médecins et d'ingénieurs en santé publique : je crois avoir pu y mettre en pratique un pragmatisme utile formulé au Conseil où j'avais fait école. Du côté francophone, j'ai participé à des travaux de la Fondation internationale pour l'innovation sociale, à Paris, qui a inévitablement élargi plus encore mon champ de curiosité et d'intérêt.
Vers un axe central de carrière
Pour encapsuler ma position, j'avais réuni de l'expérience en rapports humains formels et informels dans un champ d'action à la pointe de ces changements qui se dessinaient à l'époque. Ces changements paraissaient encore timides, lents et souvent inamovibles dans des cercles administratifs et académiques que j'ai contribué à débloquer au Canada.
La conférence nationale sur 'Ressources et notre avenir' de 1961 qui avait donné naissance au Conseil avait déjà ventilé beaucoup de ces problèmes. Notre pays à peine sorti de sa tutelle en 1931 et s'étant émancipé par sa contribution aux forces alliées durant la guerre mondiale 1939-1945 était ouvert à des perspectives de changement sur lesquels des spécialistes ici se sont déjà penchés. Par contre en Europe alors, je n'ai pas eu l'impression qu'on avait conscience de la nécessité de repenser le monde moderne. On y a discouru et écrit sur les problèmes d'accès à des richesses naturelles, sur la main d'uvre et sur les équipements d'après-guerre, mais le Plan Marshall de 'reconstruction' paraissait avoir remis 'le vieux continent' en marche,
sur le modèle de 'hier'. Peu se souciaient alors de prendre en compte l'autre côté de la médaille, soit l'équilibre à long terme entre les forces en présence.de nos autres capitaux tel que la 'nature et les environnements locaux', les communautés culturelles et sociales, les économies politiques de financement et d'argent et les problèmes adjoints sur lesquels le Canada m'avait ouvert les yeux.
J'ai donc été très heureux d'avoir eu la chance de faire cette expérience au Conseil pendant neuf années,. C'était un jeu quasi-politique mais néanmoins complexe, qu'il s'agisse d'états fédéraux ou unitaires. L'autre côté de ma propre médaille était de ne pas me confier complètement aux courtes vues des intérêts en place. La conférence de 1972 à Stockholm m'a certainement permis de parler de ces sujets avec certains des délégués du dit tiers monde qui m'ont ouvert à leurs problématiques.
Rentré au Canada après cet événement-clé, il s'agissait de finaliser les préparatifs de la conférence nationale du CCREM sur l'Homme et les ressources de 1973 à Toronto ; cette conférence était l'aboutisement d'un grand nombre de conférences régionales et locales dans chacune des provinces. Ensuite, ce même automne, j'ai accepté des charges universitaires à Montréal, interrompues par plusieurs missions à l'étranger pour l'ONU. La plus importante fut sans aucun doute en Papousie Nouvelle Guinée, pour aider le secteur de l'environnement à préparer le pays à son indépendence prochaine de l'Australie. Cette mission pour le Programme des nations-unies pour l'environnement nouvellement formé suite à 'Stockholm' et dirigé de Nairobi par Maurice Strong, fut réellement pour moi mon 'chemin de Damas' en ce qui concerne une vocation timidement ébauchée dans un premier temps au cours de mon travail de neuf ans au CCMRE et de pouvoir ainsi uvrer dans des pays et régions défavorisées.
Àu début de 1977, le Secrétaire-général du Commonwealth avait demandé que je prenne en charge la refonte récente du Comité scientifique du Commonwealth, né du ministère des Affaires étrangères du Royaume-Uni et des services scientifiques du ministère de l'éducation. Il semblait que je devienne voué à des nissions d'éclaireur institutionnel.
Pendant la période de 'décolonisation' des décennies 60 et 70, il était très difficile de retarder ou de modifier l'attrait irrésistible que de nouveaux pays récemment décolonisés avaient à repenser un autre modèle de développement que celui de leurs anciens 'maîtres tutélaires'. 'On ne se fait pas sortir après 20 ans de prison pour devenir des boy-scouts' est une remarque paraphrasée que j'ai souvent entendue alors!. La problématique se dessinait déjà mais les ensembles de solutions appropriées demandaient des politiques à long terme qui n'étaient alors phrasées qu'en terme de techniques et de technologies qui laissaient lsouvent es pays dans un état souvent pire qu'avant..
Documents et archives accumulés
Les documents et archives se rapportant à ces débuts de carrière et sa séquelle prolixe, là et dans les années depuis, soit un total d'une quarantaine d'années, consistent également en agendas et cahiers de notes, illustrations, graphiques, diapositives et autres dont les groupes sont recensés plus loin. Tous ces acquis ont demandé un tri, une décision de garder ou de localiser ailleurs ce qui est superflu,
et de se débarasser du 'bois mort'.
Le but de notre souci professionnel ici est de classifier en références croisées ouvertes à d'autres intrants un nombre minimal de thèmes de départ considérés comme clés pour enclencher des réponses plausibles à la question d'un avenir souhaitable pour l'humain et la planète . L'accent premier sera toujours placé sur les aménagements locaux d'un développement durable dans une perspective d'éco-développement. C'est là, et plus loin encore dans la formation des jeunes, qu'on voit les besoins clairs de perspective à long terme pour la santé de la planète et la survie de notre espèce. Il est tout aussi clair que nous devrons dans plusieurs sens apprendre à changer certains comportements et attitudes qui ont une portée directe sur une qualité d'avenir nécessaire à passer ce siècle . Nous devrons certainement nous départir d'échelles de valeur et de critères insoutenables, plus encore si nous voulons que l'Humanité trouve son humanité.
Il apparaît de plus en plus clairement que nous devons reprendre les questions de croissance et de développement à la base plutôt que rationaliser et prendre pour acquis les flots de politiques qui se sont déversés sur le sujet du développement depuis le discours inaugural de Truman en 1949.
Les travaux de terrain et les études et lectures ancillaires auxquels on fera référence ont donc été repris partant du point de départ des aspects locaux d'un développement de la personne et de son habitat, en famille, en communauté. On fera également référence plus loin dans ce projet, aux environnements urbanisés et aux sociétés technologiquement plus complexes. C'est vers cet ensemble que se dirige dans beaucoup des pays du G27 une vie personnelle et professionnelle en urbanisation rapide et pour lesquels on n'a d'autres guides que des improvisations sur le passé. Certaines innovations en éco-quartiers et éo-villages seront relevées mais mes préoccupations ont, pour beaucoup, visé des pays et des régions qui manquent du strict nécessaire : l'eau et les autres richesses naturelles leur permettant de subsister avec l'espoir de valoriser leurs acquis culturels et leurs richesses de sous-sol à leur avantage premier.
On parle beaucoup de partenariats publics-privés (les PPP) mais on décèle déjà dans nos propres régions des coutournments qui, comme le développement durable tant vanté depuis près de 20 ans, ne font que maintenir le status quo dans l'écart entre les riches et les pauvres, les mieux et les moins nantis, les plus favorisés et les plus démunis.
Ainsi, la formulation de PPP devrait s'adjoindre un PP supplémentaire signifiant une Participation Paritaire : les marchés des technologies d'appui devront respecter à titre égal les acquis culturels des régions qui, pour l'instant, sont considérées comme des puits sans fond de ressources matérielles. Ces exploitations n'apportent pas grand'chose au développement des aménagements locaux des communautés impliquées et finissent de toute façon par créer des préjudices sérieux aux environnements naturels de la planète et ainsi des problèmes sociaux d'envergure que même la force armée où la domination de minorités au pouvoir ne peuvent plus endiguer.
Une carrière passée à réfléchir et à rechercher par l'action à la situation ci-dessus, et que personne ne peut plus nier maintenant, se résume à repenser nos schémas d'éducation de base dans les tranches de 11 à 16 ans et celles, plus techniques, de 16 à 25 ans.. Quelque soit les tranches d'âge des jeunes, c'est par l'image et les techniques de pointe en information qu'on voit une possibilité de rattrapage pour nos décisionnaires de demain.
Au cours de déplacements et de voyages, on a pu observer les pours et les contres d'une éducation à distance et se documenter sur des jeux de famille et de société qui contribuaient à une formation équilibrée. Sur une planche de serpents et d'échelle, ou encore sur un Jeu de l'oie, on peut placer des enjeux se rapportant à nos sujets. Il se fait que c'est facilement transposable sur la Toile où beaucoup de jeunes se captivent pour le poker.
Avec ce genre de trame de fond, on peut reprendre l'amorçage des circonstances qui furent propices à l'engouement pour un artisanat maintenant délaissé par le dit progrès technique. L'artisanat, de cette façon, a été condamné comme inefficace dans une perspective de 'globalisation', un terme de plus en plus suspect aux yeux des élites responsables, surtout s'ils se préoccupent du sort de la grande majorité de l'humanité.
Les Compagnons du Devoir, en France, sont toujours actifs malgré la montée du syndicalisme ouvrier depuis un siècle et demi. Leur Musée du compagnonage à Tours mérite le détour !
Dans nos sociétés technologiquement avancées, on peut noter la présence accrue d'éco-villages et d'éco-quartiers même si leur mise en place a suscité des commentaires souvent désagréables sur leur population de ratés et de décrocheurs. Ce biais est à sans aucun doute à redresser, plus encore parce qu'on trouve dans ces initiatives des reprises de technologies sciemment dépassées dans notre poussée à la consommation et au r^le de l'argent. On doit se rappeler de tous les 'services' en santé de l'environnement et en stabilisation de populations rurales : il s'agit de milliards de dollars par an qui ne se retrouvent dans aucune comptabilité du PIB.
En poursuivant ce rappel 'en arrière', relisons Schumacher et Khor sur la nécessité de redescendre la présence d'une gouvernance saine au niveau de la région sinon même du comté. La Fondation Heineken a commandité, il y a quelques années, une étude sur un modèle de gouvernance en Europe qui consisterait en 75 états-région qui, pour rester plausible, sont identifiés dans un fourchette de population de 5 à 10 millions, Les critères proposés pour en trouver les frontières dans cet Eurotopie font état de bassins (ou sous bassins) versants, d'affinité culturelle, de technicité de la main d'uvre et autres bien connus des experts dont l'histrien britannique bien connu, le pr.Cyril Northcote Parkinson. Le Canada n'est pas l'Europe et celle-ci fait face à de multiples problèmes
Malgré la douzaine d'années depuis l'étude, on en est encore à voir comment fignoler le Traité de Muenster (Westphalie) de 1648 qui annonçait la fin du moyen âge et la naissance de l'état-nation. Il n'est pas question ici de se servir de modèles tout faits mais de nous inviter à réfléchir sur une 'vraie' décentralisation pour mieux servir nos populations ici. Les gouvernements sont invités à favoriser ce genre de réflexion pour se rapprocher des moins nantis et des Premières Nations en particulier, sans leur imposer des contraintes financières ou techniques utopiques : il y a un vent de réalisme dans notre pays et les états-généraux souvent proposés sont souvent privés d'idées nouvelles. Notre mosaïque humaine nous permet d'envisager des bonds en avant.
Songeant qu'il va y avoir plus d'une demi-douzaine d'états-nations en Amérique latine qui iront aux urnes cette année (avec l'exemple du Vénéuela, de la Bolivie sinon même de Cuba), on a le droit de s'interroger sur la validité de super-nations se partageant la planète.
Bien que le projet proposé s'attache à repenser un développement par la base, dont un certain genre de techniques pourrait en garantir l'essor, on est éveillé aux vagues de changements qui nous permettront de voir l'an 2100 'sans coup férir'.
C'est dans ce sens qu'on met l'accent sur 'les jeunesses' d'aujourd'hui. Dans une 'bonne' mesure, les jeunes seront les mutants de demain.
Ces notes sont arrêtées au 8 janvier 2006 pour servir une réunion proposée pour le 11; la suite de la présentation sera revue et complétée par des notes. rubriques et balises résultant du dépouillement en cours.
Le projet en cours
Inévitablement les courants, les impasses, les boucles et les passerelles d'information qui seront recensées dans le projet en cours, toucheront donc inévitablement à des commentaires sur des politiques locales, régionales, nationales et internationales. L'information pourra être d'une pertinence particulière dans le cadre de Société Civile et le domaine associatif des organisations non-gouvernementales.
La réflexion et la recherche-action qui ont fait surface au fil des ans sont en grande partie le fruit d'une carrière passée à comprendre certaines trames du champ illimité d'observation de l'humain, des nombreuses couches d'environnements où il évolue dès son départ de vie vers l'exploration et la maîtrise éventuelle de connaissances de tous genres. Les jeunes d'aujourd'hui doivent enfin devenir experts objectifs des comportements attendus d'eux vis-à-vis des milieux naturels et artificiels dans lesquels ils évolueront au cours de leurs vies. Ipso facto, le projet entrepris ici relève beaucoup plus de considérations de type anthropologique que scientifique, bien que la culture technique et une bonne gouvernance soient au cur du développement, tout comme la croissance individuelle doive nécessairement en être un pilier important.
L'humanité est présumée devoir faire fructifier tout d'abord l'acquis de sa culture basée sur la mémoire de ses mythes fondateurs ; même si des mythes porteurs pour demain restent à être ré-inventés. Ne pas prendre cet acquis en considération, quelque soit le problème abordé pour comprendre comment 'on' se développe, revient à ignorer la diversité humaine et à laisser laminer les cultures à la seule lumière d'objectifs politiques, économiques ou techniques. Nous avons déjà passablement laminé et écorché la biodiversité de nos sols et de leur vivant sans lequel nous ne pouvons pas subsister quoi qu'en pense les déterministes scientifiques.
Nous pourrions être pessimistes quant à notre volonté de changer d'azimuth à l'échelle de la planète, bien que beaucoup d'imitiatives, certaines millénaires, se remettent rapidement à l'ordre du jour
.(à continuer)
La situation précaire dans laquelle se trouve actuellement la planète, que ce soit dû à une destruction des richesses naturelles et à ses effets ; ou encore à l'idéologie dominante voulant que le commun des mortels doive s'aligner sur un matérialisme de consommation devant conduire au bonheur de tous, crée une situation d'ensemble qui ne peut plus se contenter de mesures ad hoc ni de promesses institutionnelles de nature politique ou même religieuse
surtout si la grande majorité de l'humanité semble condamnée à survivre en deça de ses besoins fondamentaux.
L'esquisse sommaire ci-dessus nous conduit à clarifier les tenants et aboutissants de ce qu'on pourrait appeler des besoins de base auxquels toutes les cultures et sociétés devraient reconnaître. Ces besoins semblent facilement ignorés dans le fait, même s'ils sont reconnus dans les droits de l'homme. Nous savons d'expérience et de lecture qu'il faut près de six générations pour qu'un renouveau social et psychologique s'installe ; un avancée technique peut être réalisée en moins d'une génération surtout si les forces de l'appétit de consommation (militaire ou civile) est lui-même forcé. Il est ainsi difficile, mais non impossible, de changer nos comportements, nos échelles de valeur,
nos cerveaux.
Toute société aussi lointaine soit-elle 'de notre entendement actuel' est l'héritière d'une culture technique et de techmologies appropriées développées pour servir leurs propres environnements, mêmes si ces acquis réels ne sont pas identifiés en tant que tels. Encore moins ont-ils servis dans le passé si ce n'est que de constater leur disparition par suite de colonisation ou de destruction de leurs habitats et de la nature environnante.
Ces cultures sont presque innombrables, certaines restant encore à identifier, mais elles répondent toutes à des problèmes de base pour lesquelles des solutions ont évolué au cours des millénaires de leur existence. Chaque humain possède en lui un souvenir, peut-être enfoui mais rarement effacé de 'ces temps passés'. Si les promesses qui lui sont faites ne garantissent pas ces critères de survie, de subsistence, de surplus, de sécurité et de satisfaction, le doute s'installe à une profondeur que les promesses ne peuvent plus compenser. Dans ces cas, la conquête et la destruction des environnements naturels s'enclenchent et se poursuivent juqu'à un état de refus social irrépressible.
Ce cadre de pensée ne résulte pas de constructions livresques ni de revendications ou de constats tout faits. Il est le résultat d'une vie et d'une carrière professionnelle qui se sont attachées à s'inscrire dans l'espace (rarement encouragé de fait par les forces internes ou externes en présence) dans le but de se former une cartographie de l'Homme, de ses outils et de ses aménagements locaux.
Rester simple dans la complexité
Afin d'éviter de perdre le public lecteur dans une série d'essais de nature encyclopédique dont on aurait grand mal à en garantir la qualité, on a préféré dégager de son propre vécu et de son propre lu, des thèmes -clés qui semblent être à la base des préoccupations esquissées ci-dessus. Pour les nommer, citons
1. l'eau ;
2. l'énergie ;
3. les ressources et leurs aménagements locaux dans un esprit d'éco-développement,
4. les technologies appropriées à leur mise en valeur et les techniques d'apprentissage qui y concourent sur la rampe d'un développement durable
et, finalement,
5: la gouvernance optimale de ces ensembles chevauchants et entrecroisés : elle se complexifie, comme on le sait à mesure que les populations se densifient.
D'autres thématiques s'inscriront ainsi sur des cercles mobiles concentriques à ce 'pentagone' de base à mesure qu'on s'engage dans des technicités et des sociétés matérialistes ou autres plus 'développées' (dans le sens habituel de matérialisme de consommation), la gestion de tels ensembles doit en montrer les faux-semblants et en assurer le parcours à succès pour mener, malgré forces contraires et autres obstacles adventitiels, à un développement durable, stable et évolutif vers un avenir acceptable où les forces de la nature ne seront pas mises à sac.
Une telle notion de développement devrait respecter, dans chaque type de communauté, dans chaque ensemble de circonstances, des buts et des attentes qui s'ouvre à la complexité comme l'urbanisation où les savoir-faire institutionnels semblent figés dans des modes et des préjugés qui ne tiendront plus la route du 21ème siècle..
Une approche systémique est à `l'ordre du jour' ici pour dénombrer les pours et les contres qui ne manqueront pas de se présenter dans n'importe quelle stratégie de changement. 'Mieux vaut prévenir que guérir' même si dans le reste d'une région typique et de ses voisins, les forces concourent à rendre des aménagements locaux porteurs d'avenir difficiles à mettre en place et à poursuivre vers le succès..
Les cinq métathèmes ci-dessus, si on peut les appeler ainsi dans un sens d'ensemencement, soit Eau, Énergie, Communautés locales, T&T et Gouvernance sont mis en corrélation directe avec un axe central de Santé (de n'importe quel genre et à n'importe quel niveau. Celui-ci couvre donc les différents aspects de la santé humaine, jusqu'à celles de l'environnement et de leurs rapports avec la bonne santé des institutions de nos sociétés, dans chaque culture étudiée ou ébauchée et dans chaque personne individuelle. Les termes employés ci-dessus se veulent d'être compris dans un sens symbolique et/ou métaphorique aussi bien que factuel (physique, émotif, mental, spirituel), impliquant ainsi les distinctions habituelles entre ce que parler veut dire. Nous espérons en fin pouvoir suggérer comment les langues parlées et écrites pourraient être
plus plausibles et utiles.
Sans vouloir indûment compliquer le projet, le dépouillement premier des idées-force explorées depuis un demi-siècle couvre une perspective kaléidoscopique sur cet éventail potentiellement infini de préoccupations. On ne pourra jamais qu'en esquisser quelques pistes, balisées par des garde-fous ou des alternatives que chacun devra explorer 'de lui-même'.
La mise en place d'un tel projet exigera une attention particulière à se concentrer sur des échelles diverses de 'principes' qui seront illustrés par de nombreux exemples de succès et de faillites du développement humain préconisé, mais souvent dévié de son but.
Ils ont été en grande partie identifiés et relevés au cours d'un parcours de vie qui s'est gardé de discuter l'incidence des religions. Il en est néanmoins resorti une éthique du quotidien qui pourrait servir de contre-pied, sinon de contrepoint au dogmatisme.
Le retard apporté à l'exécution de ce projet ne peut plus maintenant être différé, en raison du passage inéluctable du temps et également parce que la situation mondiale contemporaine souligne que des créneaux, positifs en termes de développement durable, sont ouverts à des opportunités qui se présentent concouramment et de front.
Le projet visé doit ainsi contenir dès sa conception et son début, toutes les bribes de la cartographie humaine que d'autres devront poursuivre. Cette raison implique d'une part qu'on se vide de mémoires personnelles inéluctaablement fragiles et peut-être endommagées par le temps et, d'une autre, qu'on choisisse un mode de présentation qui invite à la participation d'où la notion d'une 'trame encyclopédique'.
Il est hors de propos dans le projet visé de faire plus que d'uvrer dans des espace-temps complexes pour retrouver ce qu'on a pu observer à partir de la perspective personnelle d'un seul témoin principal (bien qu'il ait été épaulé par de nombreux amis et connaissance dont il sera fait état). Comme la partialité, et le biais qui y est associé, est un écueil endémique à chacun de nous, les esquisses présentées devraient permettre, c'est notre intention, à ce que tout un chacun puisse y greffer un parcours personnel d'information et de formation paraissant le plus utile. On ne présente que des guides à l'éducation (e-ducere en latin, se guider hors de soi-même) selon la maieutique socratique (maieftikon en grec : l'accouchage) méthode éducative de cet illustre sage qui consiste à faire sortir de l'apprenti ce qu'il ou elle sait déjà en puissance.
Il devra donc nécessairement y avoir des connections entrecroisées avec les autres thèmes d'importance pour chacun de nous. Ceux-ci tel que la consommation et l'argent, l'expression artistique ou la non-violence ou encore les impacts humains sur l'environnement, se trouveront sur des cercles concentriques mobiles s'ouvrant à des aspects particuliers inévitablement liés à la thématique centrale proposée. Celle-ci s'est présentée en reflet des pistes récurentes relevées en cours 'de route' ; ce semblait être l'ensemble le plus essentiel qui corresponde de manière simple (mais non simpliste) à la vitalité des communautés locales et de leurspopulations. Ceux-ci voulant sans doute tirer le meilleur avantage des ressources locales auront raisonablement à cur de se documenter progressivement sur leur 'espace-temps' modifié par le courant de leur vie et la proximité de leurs voisins : cela semblerait pouvoir leur apporter des boîtes à outils utiles, pour autant que ce soit dans le respect de leurs cultures et langages.
Dans le sujet particulier de l'Information, nous avons recensé au moins six de ces paliers successifs exigeant donc ce nombre de cercles concentriques (et mobiles) pour y placer le signifiant correspondant à chacun des thèmes et sous-thèmes répertoriés sur les cercles mobiles plus proches du centre. Un conseiller respecté en architecture informatique se dit apte à monter un tel modèle qui soit assez facilement téléchargeable et modifiable sur Internet.
Le pr. Albert Jacquard n'a-t-il pas dit qu'à part un système nerveux central, ainsi qu'une ADN en résonance avec l'ensemble du vivant, les humains ont maintenant les moyens de partager le fruit de ses connaissances et de ses nombreuses cultures. Comme le disait l'académicien Michel Serres, 'l'Humanité doit maintenant trouver son humanité'.
Méthode d'approche
Suite aux processus esquissés ici, les documents pertinents seront téléchargés et les sources 'primaires' (documents et archives) resteront comme 'don' à l'entité qui les aura abrités en favorisant le projet. On ne compte pas emporter cet acquis dans un paradis hypothétique : la vraie source des 'intrants' de l'encyclopédie consiste en des informations et renseignements recueillis de toutes parts et qui appartiennent à l'ensemble des publics intéresssés qu'ils y aient contribué ou non.
Derrière ce genre de considérations, il y a l'urgence de donner à la jeunesse d'aujourd'hui un plan de formation aussi ouvert que possible pour se trouver un 'bon' chemin. On pense principalement aux jeunes de 11 à 16 ans.
À part des premiers tris consistants avec l'objectif du projet, on distinguera aussi ce qui pourrait être utilisé pour des conférences-rencontres ne requérant qu'un minimum de rédaction thématique, agencé ainsi pour répondre mieux aux attentes de différents publics ayant leurs propres énoncés (voir annexe en relation avec la conférence du 5 mai 2005 à l'UQÀM., sous les auspices de sa chaire de recherche en éducation relative à l'environnement).
Pour contribuer aux ponts, traverses et détours lors de l'élaboration de l'encyclopédie proposée pour être téléchargée sur la Toile, les thèmes de base proposés ci-dessus seront donc amplifiés et étendus avec de nombreuses inter-connections pour rejoindre des publics ayant d'autres rampes de technicité et d'autres moyens de mettre en valeur leurs propres perspectives culturelles et autres attentes professionnelles.
On sera inévitablement amené à produire plusieurs sous-produits comme cahiers, vidéo-clips, dessins et autres moyens de tester leur utilité et les moyens de les améliorer. On fait beaucoup de cas ces jours-ci d'encyclopédies interactives : nous devrons trouver les meilleures méthodes pour atteindre nos objectifs. Un conseil de surveillance devra y aider en même temps que faire respecter les différentes contraintes d'exécution.
On vise donc principalement de jeunes adultes au seuil des choix décisionnels, dans le but simple mais complexe de leur élargir leurs éventails de possibilités d'une carrière active à succès, tout en mettant l'accent sur la confiance en soi et sur l'objectif premier d'une utilité communautaire et participative de leurs démarches scolaires et de leur propre croissance.
La prescription donnée est raisonablement simple et évidente, même si elle s'ouvre sur la complexité, mais le difficile à réaliser est de se doter de beaucoup de contributions spécialistes. Ceci semble essentiel à attirer et à agencer des conseils de haut niveau pour aider à former les générations et les amener à tirer le meilleur parti de leurs formations.
Des exemples à considérer
Dans ce qui suit, on ne cite que quelques exemples (à être augmentés en cours de choix préliminaires à trier) pour situer ce dont on parle.
Il faudra ainsi spécifier lieux et dates de chaque prestation avec un bref commentaire sur le ou les problèmes rencontrés.
Les amis et les connaissances qui se reconnaîtront ici sont invités à donner leur avis sur les lacunes et autres omissions qu'ils ou elles auront décelé.
La documentation en soi
Au fur et à mesure que le 'déblayage' se poursuit, il se révèle utile d'élargir et d'étayer certaines catégories. On trouvera ci-dessous ce qu'on a dénombré à date.
1. Livres :
Il s'agit d'ouvrages, principalement en français et anglais, plusieurs étant en espagnol, portugais, allemand, russe et hindi ( en général associés à des travaux de chantier). Ces livres sont principalement entreposés séparément du classement vertical des dpssiers . Ceux-ci sont triés, classés et rangés en entrepôts à l'abri des intempéries au cours deux jours par semaine.. D'autres, plus du type de bibliothèque générale ou d'annuaires et de recensions sont encore entreposés à la campagne où, me dit-on, ils n'encombrent pas jusqu'au printemps prochain. Ceux-là sont destinés à des écoles en région; certains pourraient aussi servir à la renaissance éventuelle de l'Institut Knowlton.
Il y a également de nombreux jeux de publications, certaines reçues comme membre d'organisations. Certaines autres sont plus spécifiquement orientées vers des thèmes et ainsi utiles à conserver pour leur contenu.
Certains documents de voyage en provenance de plus d'une centaine de pays pourraient offrir des référence au cas où des dossiers étaient rédigés sur les travaux ou études que j'y ai faits.
2. Projets 'importants:
Ceux-ci sont de deux genres souvent entrecroisés :soit des documents associés à des positions 'institutionnelles' et des consultations en chantiers ; de plus, on y trouve des notes ou des textes de conférences et articles, publiés ou non. Chacun devra être évalué à sa valeur d'ensemble
2.1, Parmi les premiers, on note CCREM
WHO/OMS
UNEP(Stockholm 72)
UNEP (Zaire)
UNESCO (Soudan)
PNG & Océanie, Fiji)
Australie (+aborigènes)
Mekong Commission
Hong Kong (New Territories)
Commonwealth Secretariat & affil.
CRDI (Parallèles de développement)
ACEP (Ass.can. d'études prospectives)
Beaucoup de ces projets ont donné lieu à des voyages en pays voisins ou affiliés
Universities : Assoc.Prof Concordia
York
Regina
Sessional & Visiting Lectureships:
Delft
Malaysia
Singapore
Australie
PNG
IHSS, (Paris)
Montréal
3. D'autres se rapportent à du travail de type 'associatif ' :
UIA (Bruxelles),
Sask Science Center, Sask Indian College,
(et autres restant à dénombrer)
Mensa,
REAP-Canada,
Association 2100,
CACOR
TNS,
NIKAN,
WSF,
WFSF,
CIDA
Ou en relation comme mebre d'organisations diverses
4. Études et consultations, .
CQVB
Development Alternatives et affiliés
James Smith Reserve (Sask.)
Canada Post Office
Findhorn
UNESCO (Soudan)
UNU (Tokyo)
Zaïre (Parcs nationaux)
Éditeur et compilateur de rapports
CCREM, (conferences nationals et régionales)
Commonwealth Secretariat (100+ seminaires)
5. Conférences diverses et notes de travail
(à répertorier et extraire des éléments saillants)
DA, ACDI, Agriculture Canada, etc
Articles publiés dans Guide Ressources,
Questions de réseaux (Elsevier)
DA (Diwali)
PNG The Only Thing we Have
Etc. etc.
4. Références géographiques (non répertoriées)
5. Langues des Amériques Spanish
Brésilien
Autres langues Latin, Grec (ancien),
Sanscrit, Arabe et Chinois (en cours)
Langues européennes et slaves (à reprendre!)
6. Notes de voyages, agendas., mementos de rencontres
7. Bandes magnétiques, Films, Diapositives, VHS
8. Compilations diverses d'adresses de gens, etc.
9. Compilations d'ONGs, de sources de fonds, etc.
10. Jeux, outils, artefacts divers
(à completer au hasard du tri dans les collections)