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Les Conférences à venir

 Conférences passées et compte rendus


Conférence 21OO N°83

Cités Marines : La renaissance
Par Jacques ROUGERIE
Architecte, www.rougerie.com
Mercredi 21 mai 2008 à 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème, Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes

Depuis le dernier Cités Marines (Monaco, 1995), l'évolution de l'urbanisation en mer a connu des avancées probantes à travers des grands projets marquants. Si les plus médiatiques ont été développés à Dubaï, avec la création des Palm Islands et de The World, d'autres projets significatifs ont vu le jour ces dernières années mais essentiellement sur le principe du remblais (The Pearl au Qatar, nouvel aéroport de Séoul en Corée, projet Yulin à Taïwan, divers projets au Japon… et plus près de chez nous l'extension de l'aéroport de Nice). C'est surtout dans les pays émergeants (Emirats Arabes Unis, Chine, etc.) que l'on voit se développer ces projets pharaoniques et avant-gardistes.

Plus récemment c'est à la Principauté de Monaco que revient la palme de l'innovation en mer, avec son fameux concours d'urbanisation en baie de Monaco qui a vu s'affronter, les plus grands noms de l'architecture mondiale. Parmi ces derniers, Jacques Rougerie, sélectionné pour ce concours international hautement symbolique du fait du mandat environnemental très fort imposé par SAS Albert II..

Toujours à la pointe de ce type d'architecture spécifique, l'architecte français poursuit sa réflexion et son travail d'innovation avec des projets comme City in the Ocean, à Abu Dhabi ou l'hôtel Papillon, dessiné pour les rivages de la mer… Caspienne.

Il fera, au cours de cette nouvelle conférence Cité Marines, un tour d'horizon des nouveaux projets en la matière, que ce soit du point de vue des avancées technologiques comme de l'émergence de nouveaux concepts novateurs.


Rencontres de l'Utopie N° 28
LE REVE AMERICAIN ET SES DERIVES

par Susan GEORGE
écrivaine, auteur de "La pensée enchaînée", Fayard, 2007.

Mercredi 28 Mai 17h45 à 20h à l'ISEP, 28 rue N D des Champs, 75006 Paris.

Américaine vivant en France, Susan GEORGE, dont quelques uns des ancêtres ont débarqué sur les côtes du Massachusetts dès 1632, fait une enquête remarquable et souvent terrifiante sur l’histoire récente de son pays natal.

Selon Susan George, la prise de pouvoir par la droite aux États-Unis ne se réduit pas à la présence de George W. Bush à la Maison-Blanche et ne se terminera pas forcément quand il n’y sera plus. Elle est la conséquence d’une « longue marche à travers les institutions » qui dure depuis des décennies. Tandis que la gauche restait dans la désorganisation et l’angélisme, la droite s’emparait avec méthode et détermination de positions stratégiques dans tous les domaines de la vie sociale.

Ce début de XXIe siècle made in USA voit le règne d’un libéralisme économique exacerbé mettant au ban les valeurs de progrès issus des Lumières et marginalisant les questions sociales et environnementales. Il est aussi marqué par un ordre moral mesquin, le refus de l’évolutionnisme et le fondamentalisme religieux.

On rencontre ici des personnages souvent méconnus dont le rôle dans la diffusion de cette pensée est déterminant. On pénètre également les rouages parfaitement huilés d’un système incarné dans des lobbies, des fondations, des associations, des partis politiques, des mouvements religieux, et qui ne touche pas que l’Amérique...


n°84: L'homme et ses écosystèmes dans l'espace
Jean DUNGLAS, Membre de l'Académie d'Agriculture,
Jeudi 29 Mai, 17h45 à l'ISEP
L'espace est un domaine d'extension de l'humanité qui est absolument nécessaire à son développement et même à sa survie à long terme. Le maintien, loin de la Terre, de groupes humains plus ou moins importants sur des durées allant de l'année à plusieurs décennies nécessite la réalisation de systèmes et d'aménagements permettant au minimum le recyclage de l'air de l'eau et des déchets mais aussi dans toute la mesure du possible la production d'une part importante de la nourriture. La seule manière efficace d'y parvenir est d'installer et de maintenir des écosystèmes intégrés permettant, en même temps, une production suffisante de matières végétales et, en moindre quantité, animale. Par ailleurs, la présence de zones récréatives offrant un environnement végétal agréable et un minimum de vie animale semble être un élément psychologique d'une grande importance. Cet écosystème artificiel devra être parfaitement compatible avec les nécessités physiologiques humaines (en particulier les impératifs nutritionnels, la flore intestinale, la microbiologie de la peau, etc.). Les contraintes physiques, chimiques et biologiques correspondantes sont considérables mais ne semblent pas hors de portée des possibilités scientifiques et techniques actuelles. La durabilité et la stabilisation de tels systèmes sur quelques décennies devrait pouvoir être obtenues. Cependant, ce premier pas demandera, de toute façon, un important effort de recherche et d'expérimentation préalable. L'extension de leur durée de vie, pour des périodes très longues, en vue d'éventuels voyages hors du système solaire, pose des problèmes d'une tout autre ampleur. Les solutions ne pourront apparaître que progressivement, au fur et à mesure de l'avancement des recherches et des résultats de l'expérience acquise dans l'exploration et la conquête des astres proches.


n°85
« L’ARCHIBIOTIC »
Par Vincent CALLEBAUT *
Architecte, www.vincent.callebaut.org

Mercredi 18 juin 2008 à 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs, Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes


Par l’association en Architecture du Vivant (Bio) et des TIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication), Vincent CALLEBAUT rejoint, par interdisciplinarité, l’antique pensée chinoise qui refuse de séparer l’humanité de la nature dont elle se nourrit elle-même, le corps de l’esprit qui ne peut exister sans lui.

Par ses recherches de nouveaux prototypes architecturaux à énergie et à biodiversité positives, c’est-à-dire produisant plus d’énergie et de biodiversité qu’ils n’en consomment, il propose, de New York à Hong Kong en passant par Bruxelles et Paris, de puissantes visions durables faisant face à un monde « glocal », équilibre instable entre globalisation et affirmation des identités locales.

Dans le cadre de l’accélération de l’évolution démographique et du développement cognitif, économique et industriel de ces dernières décennies, l’activité anthropique est définitivement jugée responsable de la crise écologique globale. C’est sur cette thèse que les Ecopolis de demain se construiront durablement par la fusion des sciences de la nature et des technologies de l’information. Les Archibiotics de Vincent Callebaut se présentent donc comme de nouveaux remèdes biotechnologiques, de nouveaux prototypes d’architectures vertes, soutenables, intelligentes et interactives tendant vers un juste milieu entre les actions de l’homme et son environnement !

* Diplômé à 23 ans à Bruxelles avec le Grand Prix d’Architecture, Vincent Callebaut remporte en 2001 le Prix Napoléon Godecharle récompensant le meilleur espoir de l’architecture belge. En 2005, il est également lauréat des RE-Nouveaux Plaisirs d'Architecture primant les 12 figures émergentes de l'Architecture en Communauté Française de Belgique.

En 2005 et 2008, il publie successivement ses deux premières monographies en Asie (Corée du Sud et Chine) dans lesquelles il illustre l’historique de ses projets primés et exposés lors de propositions spontanées et de concours internationaux à travers le monde. Via des stratégies alternatives, Vincent Callebaut conçoit des projets pionniers d’urbanité nouvelle à grande échelle et milite avec conviction pour le développement durable des nouvelles Ecopolis mondiales.


n°86: La Science politique peut-elle inspirer une voie humaine et moderne au développement durable ?
Jean Paul KARSENTY, Membre du centre Alexandre Koyré,
Ancien Secrétaire général du Conseil Supérieur de la Recherche et de la Technologie (CSRT).

Mercredi 11 Juin 2008 à l'ISEP, 28 rue N-D des Champs, M° N-D des Champs

La science politique paraît quelquefois en panne d’imaginaire face à la problématique du « développement durable ». Et pourtant, à condition d’élargir un peu la gamme de ses outils, de les affûter et de les mettre en situation, elle pourrait efficacement les mobiliser… Redessiner les enjeux géopolitiques traditionnels ; inventer l’idée de solidarité écologique internationale ; faire valoir les qualités d’une éthique de « la responsabilité pour autrui » ; éclairer l’excessive « calculabilité » des rapports sociaux dans les pays occidentaux ; inspirer une définition large des « biens communs » qui marie des « ordres hétérogènes » ; imposer la distinction majeure du former et du performer dans les schémas d’investissement d’intérêt général; convaincre que la mondialisation requiert un minimum de concordance des comptes et des temps entre les grandes aires culturelles ; caractériser les économies politiques de subsistance, d’existence et de consistance communes à toute société pour en comprendre les exigences respectives et conjuguées; louer les services du principe de subsidiarité, « principe raisonnable » de décision politique ; ré explorer le temps, notre « infrastructure immatérielle commune de base », pour le protéger et faire que nos sociétés soient durables ; promouvoir une nouvelle figure, celle du « sujet politique singulier »…Bref, la science politique doit aller au contact… de ces mandats invisibles ! Faute de quoi, aucun développement, fût-il durable, ne saurait être ni humain ni moderne…


Enregistrement à Prospective 2100