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Conférences passées :
Conférence 21OO n°82
Lénergie solaire photovoltaïque à lhorizon 2050 : mythe ou réalité ?
Par Jean-François GUILLEMOLES
Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris
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De l'énergie électrique abondante et bon marché à partir du soleil ? L'idée était déjà présente au tout début du XXème siècle.
Qu'en est-il 100 ans plus tard ? Des points de vue scientifique et technique, les progrès ont été immenses : performance et fiabilité sont maintenant partie des acquis, et les marges de progrès restent importantes dans ce domaine. Du point de vue sociétal, une mutation du modèle d'approvisionnement énergétique est en cours. A quelles conditions le solaire photovotaique pourra t-il être un acteur majeur ? Quelques scénarios d'évolution de référence seront présentés.
L'exposé fera le point sur l'évolution technique du secteur et sur ses perspectives à l'horizon 2050, tant sur le plan technique qu'industriel.>
Mercredi 13 février 2008 à 17h45 à l'ISEP
Président du Club « Utopies » de Prospective 21OO
Mercredi 6 février, 17h45 à 20h
à l'ISEP
CONFERENCE 21OO N° 80
en partenariat avec le CLUB DE BUDAPEST,
et le CLUB INSEAD MANAGEMENT & SOCIETE
La place de l'homme dans les organisations du 21ème siècle
avec Edgard Added, Carine Dartiguepeyrou, Wilfrid Raffard, Michel Saloff Coste
Les organisations de demain seront très différentes de celles que lon a connues dans la société industrielle. La création sous toutes ses formes va devenir un vecteur essentiel de la valorisation des entreprises. Les technologies de linformation et de la communication permettent une reconfiguration complète de nos entreprises mais aussi de la société en général. Quelle est la place de lhumain dans ce nouveau contexte?
Les conférenciers poursuivent leur analyse prospective des organisations de demain. Après Le management du troisième millénaire" (Guy Trédaniel, 2005 pour la 3ème édition), "Le dirigeant du troisième millénaire" (Edition dOrganisation, 2006) (conférence 21OO N° 63 du 7 juin 2006), ils viennent de publier Le DRH du 3ème millénaire (Village Mondial, 2007).
Les intervenants :
Edgard Added : est président du groupe RH&M et directeur de la revue RH&M. Il est également le fondateur du Mouvement Génération RH et le créateur des Trophées des binômes PDG-DRH. Il a été plusieurs années vice-président du mouvement ETHIC.
Carine Dartiguepeyrou : est directeur chez Kea&Partners, et conseille les équipes de direction en matière de stratégie. Elle est Docteur en sciences politiques et diplômée de la London School of Economics.
Wilfrid Raffard : est ingénieur et diplômé du MBA d'HEC. Après avoir été à la direction de grandes entreprises de communication, il a créé COM Value, société de conseil en stratégie et en développement d'entreprise, dont il est le président.
Michel Saloff Coste : est chercheur, enseignant et conseil en stratégie créative, management et communication. Il s'est spécialisé dans la recherche prospective et l'accompagnement des équipes de direction des grands groupes internationaux.
Mercredi 23 Janvier 2008 à 17h45 (la conférence se clôturera à 20h00)
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
CONFERENCE 21OO N° 81
Clonage, Lois nationales, Conventions internationales : Les nouvelles questions qui dérangent
par Gérard HUBER,
Psychanalyste, Ecrivain, Professeur à l'Institut d'Études Juives Élie Wiesel,
Président du Club "Santé Solidarité" (Prospective 2100).
La revue "Nature" vient de confirmer que, pour la première fois, des chercheurs ont réussi à obtenir des cellules souches embryonnaires chez le singe adulte, grâce à la technique de transfert du noyau d'une cellule ordinaire. Le clonage reproductif du singe est donc pour demain. Or il ne s'agit pas seulement d'une avancée technique. C'est aussi une formidable interrogation des fondements de notre droit.
En effet, c'est au nom d'une coupure radicale entre l'Animal et l'Homme que rien ne s'oppose, en droit, au clonage du singe. C'est aussi cette coupure qui permet de se satisfaire de l'alibi selon lequel on doit distinguer le destin de l'Animal et celui de l'Homme, même si l'on ne peut expérimenter "sur" l'Homme qu'à la condition d'être passé, de manière satisfaisante, par tous les stades de l'expérimentation "sur" l'animal.
En théorie, cet alibi devrait suffire. Notre loi bioéthique, comme celle des autres pays européens qui interdit le clonage humain, devrait nous mettre à l'abri de toute dérive. Or ce n'est pas si simple, comme le prouve l'inquiétude du Président du comité scientifique de l'INSERM qui constate que rien ne s'oppose plus désormais au clonage de l'homme.
Car l'alibi vient d'exploser en plein vol. Ce qui signifie que la seule possibilité d'éviter le clonage humain est de faire entrer le singe et les animaux dans l'ordre des droits (dont l'Homme fait partie) et d'interdire immédiatement le clonage du singe.
Mais, à propos, pourquoi faut-il interdire le clonage reproductif de l'homme? Qu'est-ce qui prouve que c'est un "crime contre l'humanité"?
Mercredi 16 janvier 2008 à 17h45 à l'ISEP -
Conférence 21OO N° 79
Macroingénierie spatiale et évolution climatique : Rôles et impact possibles
par Alain DUPAS Président du Club « Espace » de Prospective 21OO
Les "macro-projets" spatiaux imaginés par des visionnaires comme Peter Glaser (Centrales Solaires Spatiales, 1968) ou Gerry O'Neill (Colonies spatiales, 1975) avaient au départ comme objectifs affichés la résolution de certains grands problèmes de l'humanité : crise de l'énergie dans la seconde moitié du XXe siècle pour Peter Glaser, surpopulation à venir pour O'Neill (qui a plus tard donné une finalité industrielle à son concept). De par leur ampleur, ces projets devaient avoir un impact global sur l'évolution de la société et de l'économie terrestres. Au début du XXIe siècle, un autre problème majeur domine les réflexions sur l'avenir de la société humaine : le réchauffement climatique. Des macro-systèmes spatiaux pourraient-ils jouer un rôle dans la résolution, au moins partielle, de ce problème ? En fait la question du réchauffement climatique, associé au rejet de gaz à effet de serre, redonne une grande actualité au Centrales Solaires Spatiales de Peter Glaser, et à d'autres concepts de centrales solaires basées sur la Lune ou dans le cosmos : ces centrales, en effet, fourniraient de l'électricité sans aucun rejet de gaz à effet de serre, et même avec des rejets thermiques très limités. Mais d'autres macroprojets spatiaux sont considérés par de nouveaux "visionnaires", comme l'astronome américain Roger Angel, qui propose de détourner une petite partie du flux solaire avec un essaim de satellites réfracteurs. Ce concept a-t-il un sens ? Un tel système, ou d'autres macroprojets spatiaux, pourraient-il jouer un rôle dans le futur pour contrôler, dans une certaine mesure, le climat terrestre ?
Mercredi 19 Décembre 2007 à 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
CONFERENCE 21OO N° 80
Le DRH du 3ème millénaire
Par Edgard Added, Carine Dartiguepeyrou, Wilfrid Raffard, Michel Saloff Coste
Les conférenciers poursuivent leur analyse prospective de lentreprise de demain. A la suite de "Le management du troisième millénaire" et de "Le dirigeant du troisième millénaire" (conférence 21OO N° 63 du 7 juin 2006), il nous proposent aujourdhui détudier « Le DRH du 3ème millénaire ». Le poste de DRH est en prise directe avec les contradictions de l'entreprise et de la société. Il a un impact considérable sur le bon fonctionnement et les résultats d'une entreprise. C'est une fonction majeure en constante évolution. Qui est le DRH ? Quel est son rôle ? Comment évolue-t-il ? Une synthèse qui ouvre sur le futur, explorant les grandes questions auxquelles la fonction sera confrontée.
Les intervenants :
> Edgard Added : est président du groupe RH&M et directeur de la revue RH&M. Il est également le fondateur du Mouvement Génération RH et le créateur des Trophées des binômes PDG-DRH. Il a été plusieurs années vice-président du mouvement ETHIC.
> Carine Dartiguepeyrou : est conseil en stratégie de développement auprès des équipes de direction dans les domaines de la croissance internationale, de l'innovation créative et du développement durable. Elle est Docteur en sciences politiques et diplômée de la London School of Economics.
> Wilfrid Raffard : est ingénieur et diplômé du MBA d'HEC. Après avoir été à la direction de grandes entreprises de communication, il a créé COM Value, société de conseil en stratégie et en développement d'entreprise, dont il est le président.
> Michel Saloff Coste : est chercheur, enseignant et conseil en stratégie créative, management et communication. Il s'est spécialisé dans la recherche prospective et l'accompagnement des équipes de direction des grands groupes internationaux.
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Mercredi 12 décembre 2007 à 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Prospective Urbaine
Lawrence J Fabian ; Trans 21, Boston, USA
Laugmentation prévisible de la population planétaire de 6 à 9 ou 9,5 milliards d&Mac246;habitants d&Mac246;ici à 2050 devrait conduire à une large extension du territoire occupé. Plus la densité sera forte, moins d&Mac246;espaces nouveaux auront à être utilisés. La recherche d&Mac246;économies d&Mac246;énergie et d&Mac246;un développement durable demande une limitation de la circulation routière, et donc de l&Mac246;espace utilisé. La limitation de la nouvelle urbanisation sera facilitée par la mise en service de moyens de circulation dits "verts" : circulation à pied, à bicyclette, technologies nouvelles de transport...
Des progrès considérables sont intervenus dans l'automatisation des transports dès les années 70. Une quarantaine d'aéroports dans le monde exploitent des navettes automatiques et une douzaine de métros automatiques en Europe et en Asie offrent des services efficaces, confortables et sûrs. Des systèmes de transport plus intelligents et plus performants sont également en développement : PRT, Aramis, ·
L'exposé présentera les perspectives de ces nouvelles technologies et leur impact sur l'aménagement futur des territoires.
jeudi 4 octobre 2007 à 17h45
à la SFA Société Française des Architectes
247, Rue Saint Jacques
75 005 PARIS
Conférence 21OO N° 77
Société de la connaissance et vie numérique
par Francis JUTAND, Directeur Scientifique du GET
Président du Club « Communication mondiale»
Le mouvement des technologies et la dynamique de création de services construisent étape par étape une « vie numérique » dans laquelle les contenus se dématérialisent et les relations se virtualisent. L'économie, le lien social, les territoires s'en trouvent profondément modifiés. Ils se structurent et se cimentent de plus en plus autour d'une élaboration coopérative des connaissances et leur circulation fluide, construisant pour l'être humain un environnement cognitif nouveau.
Mercredi 6 Juillet, 17h45 à 20h
Conférence « 21OO » exceptionnelle
Construire le monde
par Dr Frank P. DAVIDSON
Ancien Directeur du « Macro Engineering Research Group » au MIT, Cambridge, USA
Membre Fondateur de Prospective 21OO
Les hommes sont des bâtisseurs. Ils construisent des ouvrages pour enjamber les rivières, creusent des canaux, établissent des villes. A travers l'histoire, les civilisations ont créé des ouvrages de telles dimensions, requérrant de si formidables ressources que l'on aurait pu penser qu'ils étaient impossibles. Du Mémorial Taj Mahal en Inde au Canal de Suez en Egypte, du Temple de Salomon en Israël au Tunnel France Angleterre, ces prouesses de macro ingénierie sont un témoignage de la créativité et de la vision d'architectes, d'ingénieurs, de dirigeants gouvernementaux, de juristes, de banquiers et diplomates. Cette conférence présentera une sélection de grands projets dans le monde et mentionnera pour chacun d'eux les décrets, contrats, lois et autres documents qui ont accompagné leur réalisation. Dr Frank DAVIDSON en déduira des enseignements pour la construction du futur. Cette conférence constitue à la fois une présentation et une synthèse du récent ouvrage « Building the World An Encyclopedia of the Great Engineering Projects in History » (Greenwood Press) publié par les conférenciers.
Jeudi 14 juin 2007
Conférence 2100 n° 76
Métrologie et société, de l'histoire à la prospective
par Marie Ange COTTERET
Docteur en Sciences de l'éducation, Métrodiff
Les concepts de base de la métrologie mésopotamienne sont encore ceux qui régissent l'infrastructure métrologique de nos sociétés actuelles.
L'organisation métrologique est un nud complexe dans toute organisation sociale. Plusieurs configurations se répètent à travers le temps. La pression entre les groupes sociaux est constante. Régulièrement, les marchands et les dominants cherchent, sous des formes diverses et renouvelées, à modifier les étalons pour servir leurs intérêts.
Par exemple, pour les marchands, les turpitudes des meuniers et des boulangers font l'objet de nombreuses anecdotes. Quant aux dominants, ils manipulaient les mesures pour augmenter les recettes fiscales. Avant la Révolution français, qui institua le système métrique, les populations rurales résistaient de leur mieux à la manipulation des mesures.
La demande pour qu'il n'y ai plus qu'une loi, un poids et une mesure sur tout le territoire est récurrente dans les cahiers de doléances.
Aujourd'hui, la culture métrologique est insuffisante. Les gens sont à la merci des annonceurs qui organisent la désinformation par la sur-information. Les chiffres et les mesures sont utilisés comme outils de persuasion et de manipulation de l'opinion.
En contre partie, à travers le temps, un phénomène tout aussi régulier apparaît, celui d'une tentative d'unification qui s'accompagne naturellement d'actions éducatives. Le premier système cohérent de métrologie, le système métrique décimal fut considéré comme un vecteur d'une égalité entre les citoyens, de fraternité entre les peuples et outil de libération des hommes.
Considérer avec mesure les problèmes de notre siècle dont l'ampleur et la nouveauté posent des défis humains, technologiques, sociaux, philosophiques et spirituels jamais vus, c'est déjà donner à la culture métrologique actuelle sa place au centre du débat social.
Mercredi 6 Juin 2007, 17h45
retrouvez le powerpoint de cette conférence à http://www.metrodiff.org/yacs/articles/view.php?id=31#title_8
Conférence 2100 N° 75
Lénergie nucléaire : Quelles filières pour le futur ?
par Sylvain DAVID
Institut de Physique Nucléaire dOrsay, CNRS / IN2P3
Les prévisions de la consommation d'énergie d'ici 2050, ainsi que le devoir de réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous obligent à envisager ce que pourrait être une énergie nucléaire contribuant de façon significative à la demande mondiale dans les décennies qui viennent. Elle pourrait représenter jusquà 25% de la consommation mondiale d'énergie primaire dici à la fin du siècle.
Différentes visions saffrontent aujourdhui sur le thème du nucléaire du futur. Certains pensent que la filière actuelle est capable à elle seule dassurer un nucléaire significatif pendant plus de 100 ans, alors que dautres recommandent un passage aux réacteurs régénérateurs de génération 4 vers 2035.
La question des réserves en uranium est un point clé, encore mal documenté. Cela conduit à des discours très différents sur les différentes stratégies à suivre aujourdhui ; en France, le plutonium est considéré comme une matière valorisable alors que dans dautres pays, comme les Etats-Unis, il est considéré comme un déchet à incinérer pour limiter le nombre de site de stockage.
Nous discuterons de ces différentes approches contradictoires et nous tenterons de montrer que le cycle du thorium permet de construire une stratégie cohérente, qui allie à la fois lincinération du plutonium et le déploiement futur dune filière de surgénérateurs.
Mercredi 23 mai 2007 à 17h45
Conférence 2100 N° 74
Essai de Prospective Européenne FFRAF : Foresight Food Rural and Agri Futures
par Thierry GAUDIN
Ingénieur Général des Mines, Président de Prospective 21OO
En Juillet 2006, le SCAR (Standing Committee on Agriculture Research), rattaché à la DG recherche de la Commission européenne, a demandé à un groupe de 8 experts de faire une synthèse des travaux de prospective existants concernant la recherche agronomique et de lui proposer au moins trois scénarios à échéance d'une vingtaine d'années. Les 8 rapports plus un rapport de synthèse ont été remis début 2007, et constituent actuellement une base de discussion pour un grand colloque européen prévu en Juin 2007.
Thierry GAUDIN, qui présidait le groupe d'experts, fera une présentation du mode d'élaboration et du contenu de ce travail.
Mercredi 16 mai 2007 à 17h45
N° 72 - L'avenir de l'homme dans l'espace
Jean-Claude RIBES, X, Docteur ès Sciences, Directeur de Recherches au CNRS.
Le Système Solaire s'avère impropre actuellement à la vie, mais les sondes
spatiales ont montré que la planète Mars avait dû offrir il y a quelque
trois milliards et demi d'années des conditions beaucoup plus favorables
qu'actuellement, avec notamment l'existence d'eau liquide ; il n'est donc
pas exclu qu'à cette époque une vie élémentaire ait pu y exister, comme
c'était alors le cas sur Terre. La recherche de fossiles est l'une des
motivations des futures expéditions martiennes, automatiques d'abord, puis
humaines.
En-dehors du Système Solaire, les astronomes pensaient depuis longtemps
que les étoiles devaient être très généralement entourées de systèmes
planétaires, mais c'est dans les toutes dernières années que l'expérience
est venue confirmer cette thèse : on connaît maintenant plus de deux cents
étoiles accompagnées d'au moins une planète chacune.
Au cours de la deuxième moitié du vingtième siècle, l'homme, après avoir
pris entièrement possession de sa planète, a commencé à explorer le Système
Solaire. On a marché, et même roulé, sur la Lune, envoyé des sondes sur Mars
et Vénus, et au voisinage de toutes les planètes, sauf Pluton, et de
quelques comètes et astéroïdes.
Le siècle qui commence devrait être celui de la colonisation et de
l'exploitation du Système Solaire. Après la construction en cours de la
Station Spatiale Internationale, il est prévu d'installer une base lunaire
permanente, puis d'envoyer d'autres missions robotisées, suivies
d'expéditions humaines, vers Mars. Plus tard, l'exploitation des ressources
lunaires permettra des aventures plus ambitieuses : bases martiennes
permanentes, exploitation des astéroïdes, et enfin construction de planètes
artificielles où une bonne partie de l'humanité pourrait vivre dans quelques
siècles, avant de se lancer dans les voyages interstellaires, à la
découverte d'autres systèmes planétaires.
Mercredi 25 avril 2007 à 17h45
Rencontre sur l'Utopie N° 26
UN POINT DE VUE HÉTÉRODOXE SUR LES PERSPECTIVES DE L'AGRICULTURE FRANÇAISE
Jean-Eudes Hasdenteufel, Ingénieur Agronome
L'agriculture française, organisée en vue de retrouver la production
nationale détruite pendant la guerre, a perdu sa capacité historique à
exploiter les richesses naturelles au profit de l'homme qui la travaille.
Tant décriée outre-mer, l'agriculture « minière » s'est installée en France
dans la complicité insidieuse du pouvoir financier et de la Commission
Européenne. L'écran de fumée, savamment installé autour d'une opinion à
laquelle on ne demandait pas d'argent, a dissimulé les véritables
bénéficiaires de l'opération, les fournisseurs des intrants permettant des
rendements dont on n'a aucune raison d'être fier. Depuis cinquante ans, le
sujet est tabou, voire sacrilège, comme Pascal Lamy, le directeur général de
l'OMC, a pu le constater lorsqu'il a voulu en faire le procès.
Alors que l'opinion se mobilise pour défendre la pureté de l'air de la
planète, on aimerait voir se soulever les techniciens qui peuvent calculer
les rejets des usines d'engrais qui nourrissent des productions devenues
inutiles, et se discuter les orientations nouvelles nécessaires.
Mercredi 4 avril 2007, 17h45 à 20 h
N° 71 - Le futur ne sera plus jamais ce qu'il était : quel sera le type de
culture matérielle compatible avec un développement soutenable ?
Jocelyn de NOBLET, Docteur ès Lettres
Mercredi 28 mars 2007
« Un bateau qui transporte une charge trop lourde finira par couler, même si
la charge est répartie de manière optimale » Herman Daly, 1991.
Dans un monde aux ressources naturelles limitées, le modèle économique
occidental fondé sur : une croissance illimitée, une prise de conscience
trop faible des nuisances et plus particulièrement de l'effet de serre et
une sous estimation des inégalités entre le Nord et le Sud conduira à un
effondrement (probablement catastrophique) de la société de consommation
telle que nous la connaissons aujourd'hui et cela avant 2030.
Nous savons que faute de politiques alternatives conséquentes, la demande
mondiale d'énergie augmentera de près de 60% d'ici 2030. Selon l'Agence
Internationale de l'Energie, 85% des nouveaux besoins seront couverts par
des produits fossiles (pétrole, gaz, charbon) et pour des raisons politiques
le nucléaire ne progressera que lentement.
N° 70 - Quand le débat public fait débat : Le cas des « nanos » (sciences
et technologies)
Jean-Paul KARSENTY, ancien Secrétaire Général du CSRT
Mercredi 14 mars 2007
N° 69 - Perspectives de la biomasse pour la production d'énergie au Brésil
Vera DUBEUX TORRES, Professeur, UFAL, CECA, RIDESA, Brésil
Présidente de « Prospective 21OO Brésil »
Le Brésil présente une superficie de 8 511 965 km2 dont près de 4 000 000
km2 exploitables pour l'agriculture. Cette superficie constitue une richesse
potentielle importante du Brésil pour le développement d'énergies issues de la biomasse.
Après une présentation générale de la matrice énergétique brésilienne,
l'exposé détaillera la place de la biomasse dans le panier énergétique
brésilien. Il rappellera brièvement l'historique du développement de ces
énergies, dont le programme Proalcool, puis présentera les développements
actuels ainsi que les perspectives futures des filières sucre-alcool et biodiésel.
La filière sucre-alcool est très avancée au Brésil en termes de technologie
et de production. La production actuelle d'alcool est de 18 millions de m3, elle devrait atteindre 27 millions de m3 en 2010.
Le biodiésel constitue par ailleurs une des priorités du gouvernement
brésilien qui s©&Mac246;est fixé de porter de 2% en 2005 à 5% en 2013 la part du bio-diésel dans le carburant diésel.
Mercredi 7 mars 2007
Conférence 21OO N° 68
Perspectives de grand développement des énergies de la mer
par Alain CLEMENT,
Laboratoire de Mécanique des Fluides UMR 6598 du CNRS, Chef du projet SEAREV « Energie des vagues ».
La mer est un immense réservoir d'énergie, sous des formes renouvelables variées, et dont l'exploitation par l'Homme n'a pas commencé, à quelques exceptions près. Néanmoins depuis quelques années, poussées par la prise de conscience de l'urgence à trouver des formes nouvelles et durables de sources d'énergie, les technologies des « Thalasso-énergie » se développent et les premiers prototypes sont aujourd'hui testés à la mer. Par ailleurs la population mondiale a tendance à se masser sur le littoral et à y concentrer la demande énergétique. Tout porte à croire que la Mer pourrait apporter une partie de la solution au problème énergétique de demain. Alain Clément, spécialiste de l'énergie des vagues, nous apportera un éclairage sur l'état de l'art aujourd'hui et des pistes de réflexion sur ce qui pourrait être demain la contribution de ces ressources marines au bouquet énergétique de la fin de ce siècle.
Mercredi 31 janvier 2007 à 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Géothermie du futur
Exploiter la chaleur des roches profondes
par Daniel FRITSCH, EDF, GEIE « Exploitation Minière de la chaleur », Chef de Projet,
André GERARD, BRGM, GEIE « Exploitation Minière de la chaleur »,
Coordinateur Scientifique, Géothermie profonde de Soultz-sous-Forêts
La température de notre planète dépasse 4000°C en son centre pour être encore de l'ordre de 1000°C à moins de 40 km de sa surface. Des roches dépassent 200°C à des profondeurs comprises entre 1500m et 7000m. Aujourd'hui, au delà des développements que permet l'emploi de pompes à chaleur (géothermie de surface), la géothermie profonde consiste à exploiter les gisements naturels de vapeur ou d'eau chaude. Une dizaine de GW environ d'électricité d'origine géothermique sont aujourd'hui en service dans le monde et bien davantage pour production de chaleur directement exploitée. Les progrès techniques rendent maintenant possible d'exploiter la chaleur des profondeurs de la Terre jusqu'à 5000m, là où les roches sont portées par des circulations d'eaux thermales profondes à des températures qui atteignent ou dépassent 200°C dans de vastes régions d'Europe. C'est une ressource gigantesque qui devient accessible si l'on considère que, connaissant la capacité calorifique des roches, on pourrait extraire de chaque km3, en ne le refroidissant que d'une vingtaine de degrés, l'équivalent en chaleur de la combustion de 1 250 000 tonnes de pétrole. L'exposé présentera :
- Le potentiel géothermique des roches profondes en France, en Europe,
- Le programme du pilote de recherche européen en cours de développement à Soultz,
- Les résultats présents et les difficultés qui restent à surmonter,
- La préservation de l'environnement,
- Les perspectives économiques à moyen terme,
- Le rôle que pourrait jouer, parmi les énergies renouvelables, l'énergie géothermique des roches profondes en Europe et d'une manière générale dans le monde au milieu du 21ème siècle et après.
Mercredi 24 janvier 2007 à 17h45
Conférence 2100 N° 66
Une Prospective de la métrologie scientifique en France et en 2020
Mohamed El GOURDOU
Président du Club « Métrologie du quotidien », Ingénieur de Recherche INM / CNAM
Mercredi 29 Novembre 2006 à 17h45 à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
La métrologie est la science de la mesure. C' est la capacité de faire des mesures en tout lieu, en tout temps et avec le consensus de tous. Elle touche tous les domaines de la vie. Elle est devenue un enjeu, invisible,mais vital pour tous les pays. L'instabilité que nous vivons aujourdhui, la crise économique à l'échelle mondiale, les menaces de guerre, la mondialisation et la nature des défis auxquels nous avons à faire face, exigent une réflexion nouvelle pour s'intéresser au futur. Il n'y pas de réponses claires à toutes ces questions du futur mais il existe des méthodes de prospective pour nous aider à réfléchir dans cet univers incertain. La métrologie est présente à divers niveaux de la société, dans les entreprises, le commerce, l'environnement, la santé... Elle est une organisation, légale, scientifique et technique, tant au niveau national qu'international. Des études récentes dans divers pays ont montré son impact économique et social. La méthode des scénarios, utilisée en prospective, analyse les paramètres, les variables et les hypothèses pour construire quelques scénarios contrastés. Un des futurs possibles pourrait être une métrologie européenne, coordonnée et partagée.
Conférence 21OO N° 64
La résistance à la déshumanisation
.
Par Gérard HUBER
Président du Club Santé Solidarité, écrivain, psychanalyste Auteur de « Guérir de l'antisémitisme » (Le Serpent à plumes, 2005) et de « Mala » (Les Editions du Rocher, 2006)
Après avoir présenté les principaux aspects biographiques de Mala Zimetbaum, une héroïne juive (oubliée) de la déportation, le conférencier dégagera les principes d'une réflexion contemporaine sur l'éducation active à la résistance à la déshumanisation.
Mercredi 15 novembre 2006 à 17h45 à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
Conférence 21OO N° 65
Le tourisme spatial
.
Par Alain DUPAS
Président du Club Espace,
Mercredi 22 novembre 2006 à 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
Le « tourisme spatial », c'est-à-dire le voyage au-delà de la frontière de l'air et de l'espace, fixée arbitrairement à 100 km d'altitude, de passagers privés payants, a aujourd'hui deux visages. Le premier est celui des vols orbitaux, à environ 400 km d'altitude, à bord de la station spatiale internationale (ISS), en utilisant pour l'instant comme moyen de transport des vaisseaux spatiaux russes Soyouz. Ces touristes « de haut-vol » bénéficient simplement de la commercialisation de missions semblables à celles accomplies par les astronautes et les cosmonautes professionnels. Ils payent un prix « marginal », malgré tout très élevé : plus de 20 millions de dollars. Seuls les « super-riches » passionnés du cosmos sont donc concernés
Le second visage du tourisme spatial est celui des vols « sub-orbitaux », courtes excursions de quelques minutes à la frontière du cosmos, avec des véhicules qui tiennent davantage de l'avion que du vaisseau spatial. Ces vols suborbitaux ont été mis à la mode par le X-Prize, prix de dix millions de dollars créé en 1996 par le visionnaire américain Peter Diamandis, avec des conditions strictes : financements privés, possibilité démontrée de transporter trois personnes à 100 km d'altitude et de renouveler cet exploit trois fois en quelques semaines. C'est le véhicule « Spaceship One » de l'entrepreneur américain Burt Rutan qui a remporté ce prix en 2004, et a ouvert la voie à une commercialisation possible de ce type de « tourisme » : la société Virgin Galactic de l'industriel anglais Richard Bronson s'est associée à « Scaled Composites » de Burt Rutan pour proposer dans quelques années des vols à 200 000 dollars à bord de véhicules « Spaceship Two », à partir d'un « spaceport » privé installé au Nouveau Mexique (Etats-Unis). Le prix envisagé reste élevé, mais se rapproche davantage des prix existants dans le « tourisme d'aventure ». D'autres projets comparables cherchent à se développer dans le monde, et en particulier en Europe, notamment dans le cadre de l'ACE (Astronautes Club Européen) créé fin 2005 dans le but de rapprocher le grand public de l'espace, avec différents types d'activités, dont à terme des vols suborbitaux.
Quel est le sens de ces évolutions vers le « vol spatial personnel » ? Les vols orbitaux commerciaux pourraient-ils évoluer vers la mise en place de véritables « hôtels » orbitaux, voire un jour lunaires ? Les vols suborbitaux peuvent-ils devenir un véritable marché, et converger à terme avec le tourisme orbital ? Cette conférence a pour but d'apporter des éléments de réponse à ces questions, et surtout de mettre en évidence la présence, derrière ces évolutions, de personnalités et de sociétés venant du monde des industries de l'information et des media. Après le prestige, la sécurité et les télécommunications globales, une quatrième motivation majeure est-elle en train d'apparaître comme moteur du développement spatial : l' « entertainment » ?
Conférence 21OO N° 62
Bioéthique et XXIème siècle :
Utopie ? Religion ? Internationale ?
.
Par Gérard Huber
Président du Club "Santé Solidarité", écrivain, psychanalyste
(auteur de Guérir de l'antisémitisme, Le Serpent à plumes, et Mala, une
femme juive héroïque dans le camp d'Auschwitz-Birkenau, 2006)
Discutant : Gérard Teboul
Professeur des Universités (Paris XII - Val de Marne),
Responsable du DESS "Droit de la bioéthique"
Quel rôle la bioéthique joue-t-elle dans la construction du 21ème siècle ?
La question mérite d'être posée, car la bioéthique connaît un essor objectif
et subjectif considérable. Elle semble s'être installée comme facteur de
décision au point d'inspirer des textes législatifs et des Déclarations
universelles de plus en plus nombreux, et d'orienter toujours plus les
comportements opérationnels dans les laboratoires et les hôpitaux.
Pour autant, en même temps, son contenu paraît peu saisissable. En effet,
elle ne connaît aucune limite. Elle se déplace à travers la métaphysique, le
religieux, le politique, les États, mais aussi le pratico-pratique. Elle
n'hésite pas à manier le paradoxe, voire à se contredire. Enfin, elle
emprunte des modèles à la pensée du 19 ème et du 20 ème siècles, mais doit
aussi inventer des catégories.
Que veut la bioéthique ? S'affirmer comme une nouvelle utopie ? Comme une
nouvelle religion ? Ou se soucie-t-elle seulement d'être une nouvelle
Internationale, à l'heure de la mondialisation ?
Mercredi 21 juin 2006 à 17h45
Rencontre sur l'Utopie N° 25
Témoignage : Un mois de vie à Auroville
Michel Saloff Coste
Chercheur, Enseignant et Consultant
Deux ans après mon premier témoignage sur un séjour d'une semaine à
Auroville je présente une synthèse de mon deuxième séjour qui a duré un
mois. Entre ces deux séjours, j'ai pu approfondir la démarche qui a présidé
à la fondation de cette ville hors du commun. Un mois de travail avec les
Aurovilliens m'a permis de mieux comprendre Auroville et sa vision du futur
(économie, travail, éducation, architecture, science, art, spiritualité)
mais aussi d'engager un certain nombre de projets importants que je
présenterai également. L'exposé abordera plus particulièrement :
- La vie collective :
Auroville veut être une Cité où des gens du monde entier vivent en harmonie.
Elle s'évertue à réaliser l'unité humaine et à être au service de la vérité
au delà de toutes convictions sociales, politiques ou religieuses. Les
relations dans Auroville sont basées sur la collaboration sincère et la
fraternité. Une relation amicale avec la population locale aussi bien que le
respect de sa culture et de ses traditions est indispensable. Apprendre à
parler le tamoul facilite grandement ce lien. Le respect de la nature et de
l'environnement est par ailleurs attendu de tous.
- Le travail :
Chacun doit être conscient que l'objectif d'Auroville est de fonder une cité
de 50 000 habitants comme moyen de donner " Un corps vivant à une unité
humaine concrète ". La participation par un travail significatif est un
aspect essentiel de la vie à Auroville. Chacun est censé adopter une
activité qui correspond aux besoins de la communauté.
Mardi 6 juin 2006, 17h45 à 20 h
A l'ISEP (Institut Supérieur d'Electronique de Paris)
28, rue Notre-Dame des Champs, Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
Conférence 2100 N° 63
Le dirigeant du 3e millénaire
Michel Saloff Coste,
Carine Dartiguepeyrou
Wilfrid Raffard
À travers les témoignages de 15 dirigeants reconnus, l'exposé illustre les
enjeux stratégiques auxquels seront confrontés les leaders de demain :
insuffler une vision créative et communiquer la singularité de son
entreprise.
Le passage d'une économie du besoin dominée par la demande à une économie du
désir dominée par l'offre oblige les dirigeants à développer la créativité
et la communication pour répondre aux nouvelles exigences des clients en
termes de sens, d'esthétisme, de produit ou de service.
Notre hypothèse de départ est que la création de la richesse vient de la
capacité à mobiliser sa créativité et à la communiquer. La question de la
gouvernance ne nous semble pas se limiter à la seule dimension du
portefeuille de l'actionnaire. La création de valeur porte sur toutes les
dimensions : économiques mais aussi sociales, environnementales, politiques
et culturelles. Il s'agit de replacer le dirigeant dans sa dimension
humaine, dans l'expression de sa singularité.
« Le dirigeant du 3ème millénaire », Editions d'Organisation, février 2006
Michel Saloff Coste est président directeur général de MSC et associés, une
société de conseil spécialisée dans l'anticipation des évolutions en termes
de management, stratégie et communication. Il est l'auteur de best-seller Le
management du troisième millénaire.
Carine Dartiguepeyrou est docteur en Sciences Politiques et diplômée de
Sciences Po Paris et de la London School of Economics. Elle intervient comme
conseil en stratégie de développement et de corporate governance auprès de
multinationales et d'institutions internationales.
Wilfrid Raffard, expert en communication, a mené une carrière opérationnelle
à la direction générale et à la présidence de filiales de France Rail
Publicité et Giraudy-Viacom. Il dirige COMValue, une société de conseil en
stratégie et en développement d'entreprise.
Mercredi 7 juin 2006 à 17h45
Rencontre sur l'Utopie N° 24
Peut-on améliorer l'espèce humaine ?
André LANGANEY
Professeur au Muséum d'Histoire Naturelle
Condorcet est célèbre pour un acte de foi : "la perfectibilité de
l'Homme est infinie". Il théorisait ainsi la croyance de nos sociétés en un
soi-disant progrès, en un meilleur avenir.
Encore convient-il de s'entendre sur ce progrès ou perfectionnement !
S'agit-il d'améliorer l'espèce, au sens agronomique, en éliminant ses
problèmes de santé ou en développant artificiellement telle ou telle
performance physique ou démographique ? De passer à des capacités
intellectuelles et techniques supérieures par des entraînements ou
traitements nouveaux ? D'améliorer des "performances" économiques en
compromettant encore plus son avenir ? De chercher un improbable consensus
sur un utopique bonheur mondial brut ??
Lundi 29 mai 2006,
Conférence « 2100 » N° 61
L'agronome face aux défis du 21ème siècle : le rêve du jardin planétaire !
par Henry Hervé Bichat Président du Club « Jardin Planétaire »
Les paramètres fondamentaux qui expliquent l'évolution de l©&Mac246;agriculture,
depuis son origine il y a dix mille ans, sont la démographie, la
disponibilité des terres et le prix de l©&Mac246;énergie. Or ceux-ci connaissent
depuis le milieu du 19ème siècle des évolutions considérables, notamment
dans les régions tropicales : augmentation rapide de la population mondiale,
disparition progressive des zones « pionnières », élévation brutale et
durable du prix de l'énergie.
Le 21ème siècle est donc celui d'une prise de conscience de la finitude de
notre planète : finitude des sols, des eaux, de la biodiversité, du
climat·Il appelle à une nouvelle révolution agronomique car non seulement
ces contraintes doivent être pleinement prises en compte mais encore il
convient de satisfaire à partir de l'agriculture les besoins alimentaires,
mais aussi de plus en plus ceux énergétiques, en produits chimiques et en
matériaux d'une population mondiale de près de 9 milliards d'habitants à la
fin du 21ème siècle
Pour relever ces défis qui supposent de tirer 3 fois plus de produits de
l'énergie solaire, deux attitudes ne sont plus appropriées : le retour
nostalgique vers le passé ou le défaitisme. Il faut au contraire promouvoir
de nouveaux rêves, tel celui du jardin planétaire. Ce sont eux qui
permettront l'avènement d'une révolution doublement verte et de
bioraffineries pour optimiser l'utilisation de la biomasse entre ces
nouveaux usages, l'une et les autres étant les filles des avancées
spectaculaires des biotechnologies d'ici à la fin du siècle.
Mercredi 17 mai 2006 à 17h45
Conférence 21OO N° 60
Les Energies du Futur : Enjeux, Recherches, Projets
par
Iskender Gökalp
Directeur du Laboratoire de Combustion et Systèmes Réactifs, CNRS, Orléans
L'intervention présentera brièvement les deux facettes de la question de
l'énergie: l'épuisement inéluctable des combustibles fossiles et les
problèmes environnementaux générés notamment par l'effet de serre dû aux
émissions de gaz carbonique. Les enjeux économiques, sociaux et
géopolitiques liés à la question de l'énergie seront discutés, dans une
optique européenne, en utilisant les données du récent "livre vert" sur
l'énergie de la Commission Européenne.
Les recherches en cours pour une utilisation économe et propre des énergies
fossiles et pour l'optimisation des énergies renouvelables seront résumées.
Des exemples de projets et réalisations à grande échelle pour une sortie
globale des énergies fossiles seront présentés et discutés. Ils concerneront
essentiellement l'utilisation des combustibles alternatifs dans les turbines
à gaz pour la cogénération, les bioénergies, l'utilisation propre du
charbon, ainsi que ceux concernant l'hydrogène comme vecteur d'énergie du
futur, les énergies solaires et éoliennes.
Mercredi 3 mai 2006 à 17h45 à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
Conférence 21OO N° 59
IL FAUT SAUVER L'ECOLE
Par
Laurent LAFFORGUE
Mathématicien (médaille Fields 2002)
Professeur permanent à l'IHES
L'orateur commencera par brosser un rapide tableau de la situation très
grave du système éducatif français, telle qu'il se dessine dans les
centaines de témoignages qu'il a reçus et continue à recevoir.
Il montrera la nécessité de remettre en cause les politiques suivies
depuis trente ou quarante ans, et de s'appuyer pour cela sur les professeurs
et les instituteurs, particulièrement sur ceux qui agissent dans les
associations de défense de l'instruction.
Il proposera des éléments de politiques possibles pour sauver et
redresser l'école, en insistant sur :
- l'impossibilité de renoncer à l'instruction publique républicaine,
- la nécessité d'une grande prise de conscience et d'une action commune pour
sauver l'école, dépassant tous les clivages politiques.
Il parlera aussi du rôle spécifique que pourrait jouer l'enseignement
confessionnel.
Mercredi 26 Avril 2006 17h45 à l'ISEP
Conférence « 2100 » N° 58
ARCHITECTURE ET ESPACE : Quelles images de la conquête spatiale à l'horizon 2100 ?
Olivier BOISARD
Ingénieur urbaniste, Président de l'U3P
Depuis plus de cinquante ans, la conquête spatiale fait rêver, et se nourrit
d'images où se mêlent l'actualité scientifique, les projets réalistes et les fictions fantaisistes.
Aujourd'hui, au sein des agences spatiales, de laboratoires universitaires,
d'associations, voire d'entreprises privées, nombreux sont ceux qui tentent
d'imaginer ce que sera demain l'exploration de l'espace. Certains projets
répondent à d'importantes questions d'actualité, telles que la production
d'énergie ou la protection de l'environnement. D'autres se tournent vers les
planètes lointaines du système solaire, le retour de l'homme sur la Lune, ou
l'envoi de missions habitées vers Mars...
Peut-on assembler les éléments de ce puzzle dans un scénario de prospective
présentant jusqu'à l'horizon 2100 les étapes les plus probables de
l'aventure ?
Quels en seraient les enjeux, les risques, les bénéfices ? Peut-on en
décrire les réalisations les plus originales, les vaisseaux, les
architectures ?
Olivier Boisard, ingénieur urbaniste, enseignant à l'Ecole Centrale de
Lille, est membre de la Commission Astronautique de l'Aéroclub de France, et
Président de l'U3P Union pour la Promotion de la Propulsion Photonique
qui depuis plus de vingt ans s'intéresse au concept de voilier solaire. Il
présente, à l'adresse www.espace-archipel.info, un site entièrement dédié à
l'architecture et l'espace.
olivier@olivier-boisard.net
Mercredi 5 avril 2006 à 18h00
CNES, Salle de l'Espace
Mercredi 15 Mars 2006,17h45 à l'ISEP,
Le pouvoir des idées
par Philippe J. Bernard
président du club Utopies
L'histoire économique contemporaine démontre le pouvoir des idées. Le New
Deal de Roosevelt et la doctrine keynésienne ont inspiré le renouveau
d'après-guerre, la vulgate marxiste, l'économie soviétique. La « révolution
conservatrice » des années 60 aux Etats-Unis a inspiré la « nouvelle
économie » des années 80. La critique de ce « capitalisme total » a des
chances d'inspirer le système corrigé de demain.
La crise du modèle français est une crise des idées. Il repose sur une
ambition optimiste, mais les résultats tendent à ne pas suivre. On dit qu'il
faut être « réaliste » et abandonner les illusions. Mais la liberté,
l'objectif social d'aider chacun à atteindre un accomplissement personnel
sont l'idée force d'aujourd'hui. Ils n'ont pas à être abandonnés. Il s'agit
d'une fin, qui n'a pas à se traduire en moyens impératifs. D'où le besoin
d'un nouvel équilibre.
Ces observations aident à mieux comprendre les notions de système économique
ou politique, et celle de modèle s'appliquant à une aire géographique
donnée. Il s'agit d'ensembles faits de règles institutionnelles, de
structures (entreprises ou partis) et d'idées, sentiments et attitudes des
acteurs. Il peut y avoir des décalages entre ces éléments, et c'est sur eux
que doit porter l'attention.
Conférence « 2100 » N° 57
FAUT-IL PRENDRE AU SÉRIEUX LE RISQUE DES ASTEROïDES ?
Alain DUPAS
Président du Club « Espace »
Mercredi 25 janvier 2006 à 18h00 au CNES, Salle de l'Espace
Le petit astéroïde « proche de la Terre » (en anglais : NEO pour « Near
Earth Object ») Apophis va-t-il frapper notre planète en l©&Mac246;an 2036, en
provoquant des destructions que l©&Mac246;on imagine massives, même si il ne
s©&Mac246;agirait pas d©&Mac246;une catastrophe de l©&Mac246;ampleur de celles qui ont, dans le
passé, estime-t-on, entraîné la disparition des dinosaures et d©&Mac246;autres
grandes extinctions d©&Mac246;espèces vivantes ? La question se pose,
essentiellement grâce à l©&Mac246;efficacité des programmes internationaux de
détection de ces corps célestes qui croisent régulièrement l©&Mac246;orbite de la
Terre. Mais est-elle vraiment associée à un risque réel ? Et dans quelle
mesure l©&Mac246;humanité doit-elle se préparer à écarter ce type de danger venu du
cosmos ? Cette conférence vise à faire le point sur les programmes de
surveillance et d©&Mac246;étude des astéroïdes et à faire le tour des idées sur les
moyens de détruire ou de détourner d©&Mac246;éventuels objets célestes menaçants.
Elle se propose aussi d©&Mac246;aborder une question subsidiaire : et si loin de
constituer seulement un danger potentiel, les astéroïdes pouvaient devenir
un objectif important pour des missions spatiales automatiques, voire
habitées, dans une perspective d©&Mac246;exploitation des ressources extraterrestres
?
Mercredi 25 janvier 2006 à 18h00
22ème Rencontre sur l&Mac246;« Utopie »
Mercredi 18 janvier 2006, 17h45 à 20 h à l'ISEP
Société, Nation, République :
Les mutations de la « singularité française »
par
François DUBET
Sociologue
Professeur à l&Mac246;Université de Bordeaux II
Directeur d&Mac246;Etudes à l&Mac246;EHESS, Paris
Présence de l'extrême droite au second tour d'une élection majeure, refus du
projet de constitution européenne, émeute des banlieues... Tous ces
événements et quelques autres mettent en évidence les difficultés avec
lesquelles la France se modernise, avec lesquelles la France entre dans le
monde tel qu'il est. Leur trait commun est de mobiliser un imaginaire
national, une représentation de la singularité française dont on peut faire
l'hypothèse qu'elle est, en fait, notre véritable singularité. Pouvons-nous
surmonter cette distance entre cet imaginaire national et la réalité de nos
pratiques économiques et sociales, ou sommes-nous condamnés à nous enfermer
dans une représentation du déclin fort éloignée des expériences et des
représentations de chacun de nous ?
Mercredi 7 Décembre,18h30
INA PG, Amphi Risler, 16 rue Claude Bernard, 75005
Guy Paillotin, Secrétaire perpétuel de l'Académie d'agriculture
Quelques réflexions personnelles sur la prospective en recherche agronomique
MERCREDI 23 novembre 2005
CONFERENCE 21OO N° 56
LE « SPACE ART », UNE VISION PROSPECTIVE SUR L'ESPACE
par
Pierre COMTE, Président d'Arsat, Secrétaire Général de la commission
astronautique à l'Aéro-Club de France
La démarche du plasticien Pierre Comte s'apparente à l'innocence du regard
par rapport aux technosciences actuelles.
Cette démarche se concrétise dans une double action :
- Celle qui est plus lièe à l'art, comme la signature de la planète Terre en
1989 ou les Zéro G. Art, oeuvres qui montrent aujourd'hui que la
microgravité possède également une valeur aux plans esthétiques et ludiques.
- Celle qui est lièe directement à l'activité spatiale avec le développement
des structures gonflables spatiales (groupe Arsat) aboutissant à des
propositions aussi diverses que des sondes-voiles solaires, la mise en
orbite de capteurs d'énergie solaire (SPS) ou la naissance d'une véritable
architecture spatiale à travers le programme Biospace.
En fait, avec le space art de Pierre Comte, c'est tout un secteur de la
prospective spatiale de notre temps qui est mis en évidence.
MERCREDI 30 novembre 2005
Rencontre sur l'Utopie N° 21
CONFERENCE 21OO N° 55
DESTINATION MARS : Les enjeux de la nouvelle politique d'exploration spatiale
Richard HEIDMANN
Richard Heidmann, ingénieur en propulsion spatiale, a participé à la genèse et au développement des lanceurs Ariane. Il a pris une part active dans la promotion de l'exploration de Mars en participant à la création de la Mars Society et à celle de sa branche française, l'Association Planète Mars*, dont il est le président. Il est l'auteur de « Planète Mars : une attraction irrésistible », chez ALVIK Éditions, 2005. Février 2003 : la catastrophe de Columbia scelle la fin d'une ère, celle des vols spatiaux sans autre enjeu que de tourner indéfiniment autour de la Terre. Octobre 2003 : la Chine lance son premier « taïkonaute », accédant au rang de troisième puissance spatiale. Janvier 2004 : les États-Unis réagissent, en engageant un vaste programme d'exploration du système solaire par l'Homme : la Lune, Mars et au-delà... Un défi endossé au niveau politique le plus haut ! La destination qui donne à ce projet sa raison d'être, c'est Mars, dont l'ère spatiale a révélé l'extraordinaire potentiel scientifique et astronautique. Explorer cette planète sur permettra de mieux comprendre le fonctionnement de notre propre Terre, mais aussi d'approcher l'énigme de l'origine de la vie et la question de son existence dans l'univers. Mars est un monde riche en ressources, où il sera possible de séjourner, et que nous pouvons atteindre sans « faire exploser » les budgets spatiaux. Les enjeux sont considérables : progrès scientifique, mais également développement économique, implications géostratégiques, portée sociétale` ` Nous nous trouvons confrontés à une véritable nouvelle donne dans l'espace, à un tournant pour le développement des activités humaines. Ces perspectives éveillent aussi des interrogations philosophiques : quelle est la place de la vie dans l'univers ? Notre espèce est-elle destinée à rester - et à disparaître - sur la Terre ? Devons-nous lui donner la chance d'un possible destin cosmique ? www.planete-mars.com>
MERCREDI 11 MAI 2005
20 ème RENCONTRE SUR L'UTOPIE
UTOPIES TECHNOLOGIQUES :
Alibi politique, infantilisation du citoyen ou lendemains qui chantent?
Benjamin DESSUS
Benjamin Dessus. Ingénieur et économiste , Ancien directeur du programme ECODEV au CNRS, Président de l'association Global Chance, vient de publier avec Hélène Gassin "So Watt : l'energie une affaire de citoyens", aux éditions de l'Aube.
Fusion thermonucléaire, hydrogène, captation et stockage souterrain du CO2, thérapies géniques, OGM. Autant de «solutions technologiques » présentées au citoyen comme ' la » réponse dans chacun des domaines concernés, énergie, santé, alimentation, au double défi d'un développement exponentiel, mais égalitaire de l'humanité, et de préservation de la planète. Les promoteurs de ces technologies potentielles du futur, leur attribuent des caractéristiques évidemment alléchantes :
- Leur capacité potentielle à résoudre entièrement ou presque et pour des siècles, les problèmes croissants auxquels l'humanité va se trouver confrontée dans chacun des domaines considérés,
- Leur totale innocuité environnementale, la très faible probabilité d'occurrence et la bénignité des accidents qui pourraient éventuellement survenir,
- Leur très faible coût, dès les étapes indispensables de la démonstration de faisabilité et du Tout le monde ou presque semble admettre sans discussion l'ampleur des enjeux qui s'attache à leur développement. Le débat se cantonne donc aux chances du succès, à son échéance et aux coûts de mise au point. Par contre pas de débat sérieux sur l'adéquation de la « solution » proposée au problème qu'elle est censée résoudre. On se propose d'essayer d'apporter un éclairage sur un ensemble de questions soulevées par l'engouement très largement partagé qui se révèle pour ces « utopies technologiques » :
- réalité des enjeux affichés, dynamique temporelle d'implantation possible des technologies, effets potentiellement pervers , etc.
- motivations des différents acteurs de la société (consommateurs et citoyens, lobbies industriels, communauté scientifique, média et classe politique) dans la promotion de ces utopies. On s'interroge enfin sur les moyens de contrôle à mettre en place pour éviter de faire fausse route et d'entraîner l'humanité sur des pistes irréversibles, sans pour autant récuser les avancées scientifiques et techniques.
15 juin 2005
à l'ISEP -
SUR L'IMPASSE ACTUELLE DE LA BIOETHIQUE ET DE LA BIOPOLITIQUE
Gérard HUBER Psychanalyste, Président du Club "Solidarité et Santé" Prospective 21OO
Les contradictions des mesures juridiques et/ou législatives qui encadrent la recherche biologique et ses applications biotechnologiques médicales, tant à l'échelle de la France et de l'Europe que du monde, révèlent la fin de l'illusion d'une croyance en une convergence entre le biopouvoir au sens de pouvoir sur la vie - et l'universel au sens d'horizon commun à tous les êtres humains - au nom duquel ces mesures sont pourtant prises. Le biopolitique qui était considéré, il y a encore peu, comme l'alibi des dictatures est devenu celui des démocraties, en ce que les lois bioéthiques, s'appuyant sur un nouveau déploiement du biopouvoir, portent désormais atteinte à l'Habeas corpus qui était censé les fonder. C'est la bioéthique qui a joué le rôle de vecteur de transfert du biopolitique des dictatures aux démocraties. La bioéthique est, en effet, devenue une manière démocratique de porter atteinte à l'Habeas corpus. C'est ainsi que les démocraties ont renoncé à toute forme volontaire de consentement à l'expérimentation biomédicale (préférant substituer l'expression « libre et éclairé » à celle de « volontaire ». Aujourd'hui, à l'occasion de la mise au point de clonage humain, elles acceptent le principe d'une division entre « humanité » et « espèce humaine », puis entre « crime contre l'humanité » et « crime contre l'espèce humaine » et l'introduisent dans la loi. S'agissant de la Singularité, Pierre Truche avait montré que le clonage reproductif pouvait être considéré comme un « crime contre l'humanité », mais à condition que ce crime soit défini par l'atteinte à la Singularité. Or, aujourd'hui, le clonage thérapeutique n'est plus seulement considéré comme un « crime contre l'humanité », mais comme un « crime contre l'espèce humaine ». Il porte atteinte à la Généralité. L'introduction d'une division de représentation et d'action de l'être humain est à mon sens une aporie, c'est-à-dire un raisonnement sans issue. Il n'est donc pas surprenant qu'une fois installé, le biopolitique en joue et devienne l'occasion d'une dissuasion pour les Etats.
Les enjeux des nanotechnologies
Jean-Claude Boudenot, directeur de département, Thalès, Professeur à l'ISEP,
Le développement des nanotechnologies est en très forte croissance depuis le début du nouveau siècle. Déjà le champ couvert par les nanotechnologies est immense. Après avoir indiqué les spécificités du nanomonde, nous nous proposons de faire découvrir un domaine particulier, mais essentiel, celui de la nanoélectronique. Nous en présenterons plusieurs aspects : les nanotubes de carbone et leurs application, l'électronique moléculaire, l'électronique de spin, ainsi que l'utilisation de molécules organiques pour faire de l'électronique. Nous plongerons dans l'univers de la nanofabrication et de l'autoassemblage.
Conférence N° 53
6 Avril 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes.
Ignacy SACHS, Directeur d'études à l'EHESS.
Conférence N° 49
2 mars 2005.17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
- Missions vers la Lune et Mars : se préparer sous la mer,
Jacques ROUGERIE, Architecte.
Conférence N° 50,
9 mars 2005 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
Normes comptables
Des normes d'accumulation aux normes d'action
Yves DOUCET, Expert comptable.
Conférence N° 51,
16 mars 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes.-
1/ .Les débats en cours sur la Juste Valeur et la priorité donnée à l'information des marchés financiers montrent que la normalisation comptable est encore pensée sous le régime de la Richesse des Nations et de l'accumulation capitalistique (dont elle organise la mesure ), avec les dérives et limites que l'on dénonce partout, y compris à Davos, sans pour autant y remédier.
Une normalisation rénovée peut-elle contribuer, même modestement aux évolutions nécessaires et unanimement souhaitées?
2/ Dans un but exploratoire je proposerai de partir des relations de la mesure comptable avec les contraintes de l'action collective beaucoup plus universelles que les seules contraintes de l'accumulation.
Une première source d'évolution, de nature économique et politique, tient au fait qu'une part croissante des ressources disponibles sont mis en uvre par d'énormes systèmes d'action collectifs dont l'efficacité au regard des missions qui leur sont confiées n'est pas mesurable de façon probante faute de normes socialement reconnues. Les hôpitaux et plus largement les dépenses de santé, l'appareil de formation avec ses multiples composantes, la recherche, l'administration publique représentent autant de domaines gérés coup par coup sans cadre conceptuel de référence. Ajoutons que les organisations capitalistiques seront aussi conduites à se placer sous des normes sociétales d'évaluation de leurs actions.
Une seconde source d'évolution d'ordre éthique nous conduira à faire en sorte que les systèmes de mesure soient des instruments de la gouvernance, de la délégation, de la responsabilité, de la liberté d'agir et non plus , comme actuellement, ceux d'une oppression latente et d'une déterminisme quasi mécanique. C'est sans aucun doute mettre le doigt sur une conception moins réaliste ou passive de la mesure, reconsidérer son usage dominant pour qu'il devienne plus prospectif avec des budgets et des plans non formels et aussi qu'il devienne discursif en tant que lieu de négociation et de construction collective de l'action. La mesure s'inscrirait alors dans les pratiques cognitives.
L'opposition dressée entre les valeurs de liberté et de justice et la mesure est fausse et sans fondement; elle ne recouvre qu'ignorance et ressentiment. Elle masque derrière un facile humanisme une réalité riche en efforts humains pour dépasser par le langage auquel elle appartient pleinement, tout ce qui divise .( G Simondon- Du mode d'existence des objets techniques)
.- Quel cap pour la recherche et l'innovation?
Jean-Paul KARSENTY, Ancien Secrétaire Général du Conseil de la Recherche et de la Technologie (CSRT).
Conférence N° 52
23 mars 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes.
Mercredi 2 Février 2005 : Xénophobie, racisme, antisémitisme : Quel avenir ?
Par Gérard Huber, Président du Club 10 "solidarité, santé"
Psychanalyste, écrivain, Sociétaire de la société des gens de lettres
La xénophobie n'échappe pas à la mondialisation. Dans toutes les cultures, dans tous les pays, démocratiques comme despotiques, la division de l'un et le rejet de l'autre sont des forces qui vont de l'avant. Le phantasme de guerre civile obsède les représentations politiques, celui de la destruction créatrice les représentations économiques.
À l'échelle de l'humanité, le principe d'unikté de l'Homme est menacé. Pour des raisons idéologiques, fondées sur des arguments techniques, l'Homme s'achemine vers une division entre humanité et espèce humaine, porteuse de rejet.
Le souhait de fonder une origine qui ne doive plus rien au passé, culture biblique dominant la civilisation "abrahamique" et qui appartienne totalement à un avenir sans contexte s'empare de certains esprits, en réponse aux souhaits d'autres de régresser vers une origine qui réabsorberait l'esprit.
Que dire, que faire, face à ce qui se précipite ?
Pour lire le texte complet de la conférence, cliquer ici
Soirée annuelle de Prospective 2100
Mercredi 8 Décembre 2004 à 18h30
UNE COMMUNAUTE INTERNATIONALE EN MARCHE?
Essai de décryptage d'un possible avenir
des rapports internationaux
par Mohammed BEDJAOUI
Ancien Président de la Cour Internationale de Justice de La Haye
Président du Conseil Constitutionnel d'Algérie
Membre du Conseil exécutif de l'UNESCO
Pour télécharger le texte de cette conférence, cliquer ici
19 Janvier
Club "éducation et culture" : Prospective du métier d'ingénieur et des formations d'ingénieurs
par Thierry Gaudin, Ingénieur général des Mines, Président de Prospective 2100.
Le métier d'ingénieur a beaucoup évolué depuis l'époque de l'industrialisation où ont été construites les principales "grandes écoles". Le passage de la civilisation industrielle à la société cognitive accélère cette évolution et questionne profondément l'identité même de la communauté des ingénieurs, au moment où la mondialisation fait apparaître l'hétérogénéité des définitions de leurs activités. Dans ces périodes de forte transformation, se référer aux signaux à court terme que donne le marché ne suffit plus. Il faut imaginer ce que sera la fonction de l'ingénieur dans une trentaine d'années.
Une note de prospective à ce sujet a été préparée pour le groupe "formation" constitué par la section commune "innovation et entreprises" du Conseil Général des Mines et du Conseil Général des technologies de l'information. Elle critique le rapport publié cette année par l'Académie américaine des technologies et propose une vision plus européenne de l'évolution de ces métiers. C'est ce texte qui sera présenté et discuté le 19 Janvier
Télécharger le texte et les commentaires de Claude Maury en cliquant ici
Mercredi 1er décembre 2004, 17h45 à 20h
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC : 153 bis Rue de Rennes
« RENCONTRES SUR L'UTOPIE »
UNE UTOPIE REALISEE : « AUROVILLE, UNIVERSAL TOWNSHIP »
Par Michel SALOFF-COSTE
Président de MSC et ASSOCIES
Auteur des livres « les horizons du futur »
et « le management du troisième millénaire »
Dans le Sud de l'Inde, Auroville, communauté établie depuis 37 ans en mémoire de Sri Aurobindo, comptant 1800 habitants de 34 pays dont 300 français, est une utopie qui se réalise dans des domaines aussi variés que l'architecture créative, l'agriculture biologique, l'éducation alternative, l'économie sans monnaie et la maîtrise de l'énergie solaire.
Auroville s'est donnée une charte :
1. Auroville n'appartient à personne en particulier. Auroville appartient à l'humanité toute entière. Mais pour vivre à Auroville, il faut accepter de servir la Divine Conscience.
2. Auroville sera le lieu où l'éducation est continue, le progrès constant, et où la jeunesse ne vieillit jamais.
3. Auroville veut être un pont reliant le passé au futur. Profitant de toutes les découvertes d'origine interne ou externe, Auroville s'engagera hardiment vers des réalisations futures.
4. Auroville sera un site de recherches matérielles et spirituelles pour une incarnation vivante de l'Unité Humaine actuelle.
Le conférencier racontera sa rencontre avec cette cité idéale et comment il en analyse les forces et les faiblesses. Il évoquera aussi son projet d'une université d'été sur le futur « The world future summit » qui pourrait se tenir chaque été la troisième semaine d'Août à Auroville (http://www.auroville.org).
Mercredi 3 novembre 2004, 17h45 à 20h
« RENCONTRES SUR L'UTOPIE »
POUR UNE AUTRE APPROCHE
DE L&Mac246;ECONOMIE ET DE LA MONNAIE
Par Patrick VIVERET
Conseiller à la Cour des Comptes
Dans nos sociétés, l'économie a pris un aspect quasi religieux autour d'un système de croyances et d'affectation des ressources de type patrimonial. La monnaie y joue le rôle d'une fin et non d'un moyen. Cette situation peut être inversée en partant d'une évaluation de la richesse qui ne soit plus faite seulement en termes monétaires.
Monsieur André ORLEAN, auteur de « Le pouvoir de la finance » sera présent à cette séance et pourra intervenir.
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
Mercredi 29 septembre 2004 à 17h45 à l'ISEP -
Club 07 - Energie : La division par 4 des émissions de gaz carbonique en France
Par Pierre RADANNE, Ancien Président de lADEME
La question de leffet de serre vient rebrasser les cartes de la donne énergétique, ce qui provoque des attitudes contrastées comme toujours dans lhistoire lorsquune question nouvelle émerge. Dabord de minimisation, pour défendre des stratégies et des intérêts menacés, ensuite de promotion de filières peu ou pas émettrices de CO2 afin de conquérir des parts de marché et enfin de justification de lancement de technologies présumées salvatrices. Comme le secteur de lénergie est traversé par des divergences quant à la vision de lintérêt collectif, aux choix économiques et aux conditions de la paix mondiale nous devons éviter de faire de leffet de serre un enjeu supplémentaire de conflit. Ce qui importe, cest dorganiser le débat démocratique et de construire une réelle capacité collective daction. Lobjet de cette conférence nest pas dexprimer une quelconque préférence mais de décrire sans exclusive les stratégies possibles et, à partir dun exercice de quantification des émissions à lhorizon 2050, didentifier les voies possibles, celles sans issue puis de hiérarchiser les propositions techniques.
La prospective énergétique vue par Pierre Radanne, ancien président de l'ADEME (powerpoint téléchargeable)
Mercredi 16 juin, de 17h45 à 20h00 à l'ISEP, 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Club 07 - Energie : "Perspectives de la fusion nucléaire"
par Jean-Louis BOBIN, Professeur à l'Université de Paris VI "Pierre et Marie Curie", et Paul-Henri REBUT, ancien Directeur des programmes JET et ITER.
Depuis les années 1950, des chercheurs sefforcent de reproduire sur Terre et de façon contrôlée, les mécanismes à lorigine de lénergie des étoiles : réactions de fusion disotopes de lhydrogène dans un gaz chaud fortement ionisé (plasma).
Deux filières se sont développées le long de deux voies prometteuses dégagées à la fin des années 1960 : fusion inertielle (lasers) et confinement magnétique dans des configurations toriques (TOKAMAKS). De grandes installations (Laser Mégajoule, I.T.E.R.) sont en chantier et devraient produire, dici 2025, des résultats significatifs quant à la viabilité scientifique et technique de la fusion. En particulier ITER devrait produire des puissances thermiques au niveau déjà de celles d'un petit réacteur (400 MW).
La viabilité économique dépendra de létat du marché de lénergie à la fin du XXIe siècle.
Jeudi 10 juin 2004 à 17h45 à l'ISEP -
Club 14 Utopie : LUTOPIE DE LINTEGRATION Par Jacqueline COSTA-LASCOUX
Directrice de Recherche au CNRS,
Membre du Haut Conseil à lIntégration,
Membre de la Commission sur lapplication du principe de Laïcité
dans la République (Commission STASI)
- Mercredi 9 juin 2004, 17h30 à l'ESA (European Space Agency), 8-10 rue Mario Nikis, 75738 Paris Cedex 15
Club 06 - Espace, "Pourquoi retourner sur la lune?"
par Alain DUPAS, Président du Club 06 de Prospective 21OO.
Alors que les robots martiens font « la une » de la presse, cest lhomme sur la Lune qui redevient la priorité de lAstronautique. Le 14 janvier 2004, le Président George W. Bush a fait de la Lune la première étape dun projet ambitieux dexploration du système solaire par les Etats-Unis, avec des robots mais surtout des astronautes. Certes, Mars, lobjectif mythique par excellence, est en filigrane du nouveau plan américain. Mais cest bien la Lune qui va concentrer lessentiel des efforts spatiaux civils dans le monde au cours des deux prochaines décennies. Comment sexplique ce changement majeur de stratégie, trente et un ans après que le dernier vaisseau Apollo ait quitté la Lune ? Sagit-il simplement de sauver la NASA, plongée dans une crise sans précédent après la destruction de la navette Columbia le 1er février 2003 ? Ou bien la Lune présente-t-elle un intérêt propre, qui justifie dy retourner plutôt que de viser directement Mars ? Cette conférence vise à répondre à ces questions, dans ses différents aspects : politique, technique, scientifique. Elle traitera en particulier :
-De la crédibilité et de la pérennité du plan du président George W. Bush
- Du problème que la nouvelle stratégie américaine, si elle voit effectivement le jour pose aux Européens
- De lintérêt scientifique et technique de la Lune, dans la perspective de lexploration du système solaire
- Des perspectives à long terme de développement stratégique et économique de lespace Terre-Lune
Mercredi 2 juin 2004, 17h30 à l'ISEP, 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Club 10 - Solidarité et santé, "Bioéthique: que reste-t-il du principe humanité"
par Gérard HUBER, Président du Club 10 de Prospective 21OO.
La bioéthique est létude des catégories que le sujet de la loi mobilise pour penser les nouvelles réalités anthropologiques qui résultent de linteraction des sciences du vivant et des règles et murs de la société. Mais ce sujet nest pas contemplatif ni illimité. Il est nécessairement dominant et limité, du fait quil est partie prenante des sujets qui vivent ces réalités. Telle est la mutation représentationnelle, la représentation mutée du sujet à laquelle celui-ci se trouve immédiatement et irréversiblement confronté. Une des illustrations les plus évidentes en est la conceptualisation récente de la notion de «crime contre lespèce humaine» qui se veut le pendant de celle, déjà plus ancienne, mais non moins décisive, de celle de «crime contre lhumanité» et qui, comme cette dernière notion, est destinée à entrer dans la loi.
Le sujet moral et politique vient, en effet, de promouvoir une nouvelle auto-représentation du sujet en établissant une distinction entre «humanité» et «espèce humaine», dont il est encore loin de penser lintensité et la profondeur, mais qui semble larranger, au moment où il tient à perpétuer un concept dhomme non déformé par les menaces que le clonage humain, et, de manière générale, linterventionnisme génétique sur le génome humain, font peser sur lui.
Puis le sujet juridique et le législateur sen sont emparés pour tenir une position de justice organisatrice des relations humaines, mais aussi de la recherche cellulaire et génétique, respectueuse de lordre public, des bonnes murs, des règles de parenté, bref de lordre symbolique, en enrichissant son arsenal juridique de la notion de «crime contre lespèce humaine». Cette conférence a pour but de faire larchéologie bioéthique des notions de crime contre lhumanité et de crime contre lespèce humaine et de faire surgir laporie du raisonnement qui les fonde, aporie que je résumerai en ces termes : assurer la permanence du concept dHomme en le renouvelant de fond en comble par la distinction destructrice entre «espèce humaine» et «humanité».
- Mercredi 26 mai 2004, 17h30 à l'ISEP, 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Club 07 - Energie, "Energie et développement durable"
par Alexandre ROJEY, Directeur Développement Durable de l'IFP (Institut Français du Pétrole)
La fourniture d'énergie est actuellement assurée très majoritairement par des combustibles fossiles, pétrole, gaz naturel et charbon. Ces combustibles fossiles vont continuer à jouer un rôle important dans les années à venir.
Dans ce contexte, il s'agit de mettre en place des solutions compatibles avec les perspectives du développement durable en assurant la fourniture à long terme d'énergie dans des conditions économiquement acceptables, tout en préservant l'environnement à l'échelle locale ainsi qu'à l'échelle globale.
Au cours de la conférence, de nouvelles options telles que hydrogène, biomasse, capture et séquestration du CO2, seront examinées. L'évolution du système énergétique et la mise en place d'une transition compatible avec les impératifs de développement durable seront également évoquées.
- Mercredi 12 mai 2004, 17h30 à l'ISEP, 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Club 07 - Energie, "Transport de l'énergie électrique: des techniques pour demain"
par Lucien DESCHAMPS, Secrétaire Général de Prospective 21OO.
Lévolution prévisible des ressources dénergie et des besoins dans le monde au XXIe siècle dans un contexte de développement durable devrait conduire à la réalisation progressive dun réseau électrique mondial mettant en oeuvre des liaisons de grandes puissances (jusquà quelques GVA) de toutes longueurs, voire intercontinentales.
Quelles sont les techniques de transmission dénergie électrique susceptibles de satisfaire de tels besoins ?
Après un rappel des concepts de transport de lénergie électrique, lexposé présentera une classification de ceux-ci ainsi que les différentes technologies associées. Des recherches sont effectuées dans ce domaine depuis près dune quarantaine dannées. Où en sommes nous aujourdhui ? Quelles sont les voies prometteuses pour le futur tenant compte aussi des exigences denvironnement et de développement durable ?
Lignes aériennes, câbles isolés à isolant solide ou gazeux à refroidissement naturel ou forcé, câbles supraconducteurs, guides dondes VHF, TESF, Lasers, seront considérés ainsi que les perspectives du courant continu. Les principales performances et limites techniques de ces matériels seront évoquées et comparées.
- Mercredi 7 avril 2004, de 17h45 à 20h à l'ISEP
"Les enjeux géostratégiques de l'eau"
par Jean-Charles ABBE, Directeur de recherches au CNRS, Chargé du Développement en Pays de Loire, Bretagne, ECRIN.
Leau est une ressource naturelle, renouvelable, abondante sur notre terre mais en quantité finie et dont seulement une faible partie est propre à la consommation humaine. Du fait du développement économique, leau devient une denrée de plus en plus convoitée et le partage, lappropriation des ressources engendrent des problèmes cruciaux qui suscitent la crainte de conflits majeurs. En un siècle, la population mondiale a été multipliée par 3 et la consommation deau par 6 ; certaines hypothèses avancent que cette dernière pourrait croître de 600% en deux décennies !
On considère de plus en plus leau, élément vital, comme le problème fondamental de ce siècle, même si dans nos pays développés, habitués au confort et à labondance, la prise de conscience tarde à se faire jour. 12% de la population mondiale, essentiellement dans les pays industrialisés, utilisent 85% de leau consommée dans le monde. Plus de 1,5 milliards dhabitants nont pas accès à leau potable et chaque jour des milliers de personnes, dont beaucoup denfants, en meurent.
Leau est bien devenue un élément géopolitique incontournable.
Mercredi 28 Avril à 17h30 à l'ISEP -
Club 05- Métrologie du quotidien, Incidences de l'accord de reconnaissance mutuelle en métrologie
par Georges BONNIER, Directeur Adjoint de l'Institut National de Métrologie (CNAM), Président du club 05
Pendant de très nombreuses années, les liens entre la métrologie du quotidien et la métrologie scientifique se sont limités aux domaines des mesures de grande exactitude. Le raccordement aux références nationales nétait formellement établi que pour les étalonnages de très haut niveau. Les laboratoires nationaux qui avaient la charge de la réalisation des étalons du SI formaient un petit groupe de scientifiques qui travaillaient entre eux de manière très étroite et très ouverte.
Il y a une dizaine dannée est apparu le besoin de formaliser le raccordement de toutes les mesures au étalons du SI, en mettant en place la traçabilité aux références nationales . En même temps était établi le degré déquivalences entre les références nationales de tous les pays. Cest ainsi quest né, en 1994 le MRA : LArrangement de Reconnaissance Mutuelle.
Cet accord a pour but de faciliter les échanges commerciaux par lutilisation de la reconnaissance internationale des certificats détalonnages.
Ainsi une certaine forme de pression « commerciale » sest trouvée introduite dans un domaine où lobjectivité est la règle, les buts et les méthodes de travail de la métrologie de la métrologie scientifique en sont affectés. Nous en examinerons les conséquences pour le futur.
Mercredi 24 mars 2004, ,
Club 06 - Espace, "Potential of future space activities to meet global challenges".
par John MANKINS, Responsable des programmes avancés de la NASA USA,
Avec le parrainage de IAA et IAF
Meeting future global challenges will require significant advances in technological and engineering capabilities.
Space activities have a real potential to make a significant contribution to meeting those challenges but only if they are stimulated appropriately by ambitious goals and objectives that may be set by the space-faring nations. Ambitious human and robotic explorations that are affordable, reliable and effective presents one such set of goals and objectives. Key capabilities for the long-term comprise access to space, energy in space, transportation in space and to other worlds, and advanced space operations.
This lecture will review the prospective global challenges, how space activities may contribute to their solution, and the critical role that setting ambitious goals and objectives for space activities may play.
Mercredi 17 mars 2004
Club 05- Métrologie du Quotidien : Une prospective de la métrologie est-elle possible ?
Par Thierry Gaudin Ingénieur général des Mines, Président de prospective 2100
Cette conférence inaugure un nouveau cycle des conférences du soir de Prospective 21OO consacré à la métrologie. La première question qui se pose est : pourquoi ? Est-ce que la métrologie est un sujet pertinent de prospective, dans ce sens que les évolutions métrologiques pourraient avoir des conséquences sociétales telles quelles amènent à réviser lanalyse de la transformation des activités économiques, voire de la civilisation ?
Or, poser une telle question est tout à fait inhabituel. La mesure est supposée être un outil au service des sciences dabord, des techniques ensuite et son évolution guidée par leurs besoins. Lidée quelle puisse avoir une plus grande influence est loin du sens commun. Et cependant, pratiquement toutes les performances scientifiques et techniques que nous avons vu émerger sont des conséquences directes de performances métrologiques.
Et tout laisse penser que ce nest pas fini. La mesure de la femtoseconde a changé la vision de la physique et de la chimie. Les perspectives des nano-technologies, dont les fondements métrologiques posent problème, sont considérées dans le monde entier comme un enjeu majeur du XXIème siècle.
En fait, cest en sappuyant sur lHistoire et létude des interactions technique-société que lon pourrait tenter une prospective de la mesure dans la civilisation cognitive
ATOLL AQUITAINE
Des îles au large des côtes landaises et girondines
Par
Jean-Michel RAIN
Architecte DESA
et
Yann DABBADIE
Architecte Naval, Membre de RINA
Pensé et conçu pour développer de multiples activités, le projet Atoll Aquitaine est un concept unique qui permet douvrir une voie maritime sûre pour les navires de plaisance entre lEurope du nord et du sud. Ces îles sintègrent dans un développement du territoire tout en préservant les écosystèmes environnants. Au centre de chaque atoll, une base touristique et une marina accueillent les plaisanciers pour une étape ou un séjour en mer proche de la côte. La vie des atolls sarticule &eacut