Archives de catégorie : Maîtrise de l’énergie


La chimie organique sans pétrole : Le défi de Roquette Frères

Titre: La chimie organique sans pétrole : Le défi de Roquette Frères
Lieu: ISEP
Description : La société Roquette Frères, à l’origine une fabrique d’amidon pour l’industrie textile, emploie aujourd’hui 6 000 personnes pour un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros; elle est présente dans une centaine de pays. À partir de la pomme de terre, du blé, du maïs ou des pois, Roquette produit des polymères de glucose qui peuvent être utilisés aussi bien dans la nutrition-santé que dans la chimie végétale.
Avec l’épuisement des ressources fossiles, d’immenses perspectives sont ouvertes à la chimie organique à base biomasse, qui va peu à peu se substituer à la pétrochimie. Tout l’enjeu est de bien cibler les molécules susceptibles de “basculer” les premières, en tenant compte des dimensions techniques, fonctionnelles et économiques.
Mais Marc Roquette voit déjà plus loin : en 2100, et à condition que l’énergie soit devenue abondante et peu chère, comme semble le promettre le nucléaire de fusion, ce sont peut-être les micro-algues qui produiront une grande partie de nos plastiques… voire du contenu de nos assiettes.

par Marc ROQUETTE
Président de la société Roquette Frères

Heure début: 17:30
Date: 2010-11-17


Quelques questions sur la valorisation énergétique de la biomasse, par Hervé Bichat

Quelques images de la conférence :

Titre: Quelques questions sur la valorisation énergétique de la biomasse
Lieu: ISEP
Conférence n°122

par Henry, Hervé BICHAT
Ingénieur Général Honoraire du GREF
Président du Club « Jardin Planétaire » de Prospective 2100

Télécharger le diaporama de cette conférence

L’association « Prospective 2100 » a organisé depuis 2008 un atelier inter-clubs dénommé « Énergies 2100 », animé par le professeur Jean-Louis Bobin, dont l’objectif est de conduire un exercice de prospective sur les bouquets énergétiques au cours du 21e siècle. Dans ce cadre, le Club « Jardin Planétaire » a organisé un groupe de travail sur la valorisation énergétique de la biomasse, composé des principaux acteurs français du domaine, car cette question est particulièrement complexe.
Il n’est pas encore possible de présenter les conclusions de cette réflexion qui devrait s’achever d’ici la fin de l’année. Du moins peut-on d’ores et déjà faire le point sur quelques questions que pose la valorisation énergétique de la biomasse :
• Sa place dans l’histoire de l’Humanité
• La compétition entre les différents usages de la biomasse provenant aussi bien de l’agriculture que des ressources forestières
• Quelles conséquences pour l’aménagement de la Planète ?
• L’état et le devenir des technologies mises en œuvre pour produire de l’énergie à partir de la biomasse, aujourd’hui, demain (2050), après demain (2100)
• Comment pourrait se présenter l’optimisation de la valorisation de la biomasse au-delà de 2050 pour satisfaire les différents besoins essentiels de l’Humanité
Ce ne sont que quelques unes des questions liées à la valorisation énergétique de la biomasse. Elles seront bien entendu complétées par les questions posées par les participants à cette conférence, ce qui permettra de mieux comprendre ce que sera le Jardin Planétaire du futur

Mercredi 20 octobre 2010 à 17 h 30 à l’ISEP.
Heure début: 17:30
Date: 2010-10-20


L’énergie en Afrique

Titre: L’énergie en Afrique
Lieu: ISEP
Description: Avec une population de 1 milliard d’habitants, soit 16% de la population mondiale, l’Afrique est le Continent le plus pauvre de la planète, avec 2,6% seulement du PIB mondial. Plus des 60% de la population africaine vivent avec moins de 2 dollars par jour et cette situation de pauvreté se traduit aussi par une faible consommation en énergie : plus des 60% de la population n’ont pas accès à l’énergie commerciale et la ressource énergétique la plus répandue est la biomasse.
Pourtant, l’Afrique ne manque pas de ressources naturelles. Elle détient près de 10% des réserves mondiales en pétrole, près de 8% des réserves en gaz et 3,5% des réserves en charbon, de l’uranium ainsi qu’un potentiel considérable en énergies renouvelables (hydroélectrique particulièrement, mais aussi éolien, solaire et géothermique). Alors qu’elle produit 12% de pétrole, 7% de gaz et 4,3% de charbon, elle ne consomme que: 3,7% de pétrole, 3,2% de gaz et 0,5% de charbon. La faible consommation en énergie est à la fois la cause et la conséquence du sous-développement.
Dans ce contexte, la population de l’Afrique atteindra 1,8 milliards d’habitants en 2050, soit le cinquième de la planète et les défis du Continent sont redoutables : comment transformer les ressources naturelles en richesse sous toutes ses formes, en croissance économique, en bien être social ? Des études effectuées pour le compte de la Banque Africaine de Développement prévoient l’électrification complète du continent en 2050, avec des situations intermédiaires à 35% en 2015 et 50% en 2030. A cette fin, la structuration en ensembles régionaux globalement homogènes (Power pools), déjà engagée sur le terrain, apparaît comme un facteur clé de la réussite, permettant la coordination des politiques énergétiques pour mieux répondre aux besoins de croissance et sécuriser l’accès à l’énergie.
Le renforcement de la coopération entre pays africains et entre les ensembles sous-régionaux constitue un élément essentiel pour le développement de l’Afrique, de même que la coopération des Institutions internationales avec les Institutions africaines spécialisées : UA, BAD, CEA notamment.
Des investissements importants sont nécessaires pour réaliser les projets structurants, dont certains sont déjà identifiés, qu’ils s’agissent du renforcement des capacités de production en hydrocarbures ou en électricité ou bien des réseaux de transport, dans le cadre d’un partenariat public-privé.
La coopération avec les pays développés dans le domaine de la formation, de la recherche et de la technologie devra viser l’implantation de structures au plan local, afin d’éviter la fuite des cerveaux et préparer les cadres et techniciens aux réalités locales.
Naturellement, aucun progrès n’est possible en Afrique sans des réformes institutionnelles sur les plans politique, économique et social, consacrant la démocratie et l’Etat de droit, seules conditions à même de garantir une gouvernance de qualité et un contrôle des Institutions démocratiquement élues sur les richesses du Continent.
par Abdennour Keramane
Ancien ministre de l’Industrie et des Mines de l’Algérie,
Directeur de la Revue MedEnergie

Heure début: 17:30
Date: 2010-11-24


Biosphère 2

Titre: Biosphère 2
Lieu: ISEP
Description: Située au milieu du désert d’Arizona, Biosphère 2 avait pour objectif d’étudier les interactions entre 8 humains avec un écosystème fermé capable de subvenir à leurs besoins quotidiens. Cette expérience unique en son genre a été menée de 1991 à 1993 à l’aide de fonds privés apportés par le milliardaire texan Edward Bass.
vue extérieure de Biosphère 2Dans la vision de John Allen, l’inventeur du concept, ce laboratoire écologique précurseur devait nous éclairer sur le fonctionnement de notre planète et également préparer l’implantation de colons sur la Lune et sur Mars. Les serres de Biosphère 2 devaient aussi servir à rendre l’Homme conscient du fait qu’il était l’intendant du vaisseau Terre. La dimension spatiale était au cœur du projet. Un certain nombre de ces objectifs scientifiques, pédagogiques et spirituels ont été atteints mais une série d’erreurs a également été commise conduisant à l’abandon du projet.
Cette conférence sera l’occasion de revenir sur les visions qui sous-tendent ce projet, sur ses succès et ses déboires, et également d’échanger sur le devenir de cette expérience (aujourd’hui administrée par l’Université d’Arizona), dont l’actualité nous rappelle sans cesse l’utilité. De courts extraits de Bouddha et la Biosphère pourront également être présentés.

Michèle DECOUST est reporter, écrivain, réalisatrice de documentaires. Elle a passé deux ans sur le site de Biosphère 2, où elle était chargée de filmer toute la construction du projet, et d’accompagner la réalisation de films tournés par des documentaristes venus du monde entier. À son retour, elle tourne Bouddha et la Biosphère, qui sera présenté en 1993 par Bernard Rapp sur France 3, le jour de la sortie des huit « biosphèriens ». Elle publie en 2004 aux Éditions du Seuil Le Rêve de White Spring, thriller écologique directement inspiré de cette aventure écologique et spatiale hors normes.
Jean-Pierre GOUX a longtemps été chercheur en mathématiques. Il travaille aujourd’hui à Paris dans le secteur de l’énergie et a publié en avril 2010 Siècle bleu (Éditions JBZ), son premier roman, dont l’intrigue s’articule en grande partie autour du projet Biosphère 2.

Heure début: 17:30
Date: 2010-11-10<br /


Prospective mondiale de l’énergie, par Claude Mandil

De quoi l’avenir énergétique de la planète sera-t-il fait en 2050 ? Faut-il croire les adeptes de la théorie du « Peak Oil » qui nous annoncent que nous allons bientôt manquer de pétrole et de gaz ? La contrainte majeure qui s’annonce n’est-elle pas plutôt celle du changement climatique, qui ne pourra être atténué qu’au prix d’une réduction massive des émissions de gaz à effet de serre ? Cet effort pourra-t-il être conduit de façon équitable ? Et d’ailleurs, qu’est-ce que l’équité dans ce domaine ? Faut-il attendre le salut d’innovations de rupture ? Ou au contraire la solution passe-t-elle par l’utilisation incrémentale de toutes les techniques actuellement disponibles ou envisageables à moyen terme ? Quid de la fusion nucléaire, de la capture et de la séquestration du CO2, des biocarburants de énième génération ? Et comment l’humanité va-t-elle s’organiser pour traiter collectivement et efficacement ces défis ?


Maîtrise de l’énergie : le programme

Endurance hybrid airshipLa maîtrise de l’énergie est cohérente avec le nouveau système technique. Elle utilise les ressources de manière plus fine et précise. Mais il faut l’accélérer par l’intervention d’agences, alimentées par des taxes sur les consommations d’énergie, et utilisant le produit de ces taxes pour promouvoir les nouvelles technologies plus « soutenables ». Continuer la lecture de Maîtrise de l’énergie : le programme