Archives par mot-clé : énergie


Soirée 21OO – Conférence Exceptionnelle – Prospective Energétique

Titre: Prospective Energétique
Description:  par Anne LAUVERGEON, Présidente d’A2i, Agir pour l’Insertion dans l’Industrie,
Discutant : Jérôme BINDÉ, Ancien Directeur de la division de l’anticipation
et des études prospectives à l’Unesco
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Lieu: Académie d’Agriculture de France – 18, Rue de Bellechasse – 75 007 Paris
Heure début: 18:00
Date: 2012-06-28


L’avenir des Micro Algues

Titre: L’avenir des Micro Algues
Description: Par Claude GUDIN, Biologiste. (Conférence 21OO N°155)

Les microalgues ont des cycles de croissance plus rapides que ceux des plantes supérieures, ce qui nous incite à les mettre en culture. Mais c’est leur culture qui pose problème. Faut-il les cultiver par photosynthèse, en lagunes ou en photoréacteurs ? Dans ces conditions, les concentrations en biomasse sont assez faibles. On peut les cultiver en hétérotrophie dans des fermenteurs pour obtenir des biomasses plus abondantes mais la composition chimique n’est pas la même. L’autre moyen consiste à ajouter des sucres dans les photoréacteurs ou de la lumière dans les fermenteurs et faire de la mixotrophie. La question étant de choisir entre une biomasse huileuse pour faire de l’énergie ou une biomasse à hydrocarbures pour faire de la chimie. Dans tous les cas, le problème majeur est d’utiliser le moins d’eau possible.

L’immobilisation des algues sur des supports solides répond à cet impératif. Des études sur la physiologie des microalgues aideront à choisir dans l’avenir.

  •  À paraître prochainement chez Odile Jacob « Une histoire naturelle des microalgues » par Claude Gudin.

Date: 26 Juin 2012 Lieu: ISEP – 28, rue Notre Dame des Champs – Paris 6ème Heure début: 17:30

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L’autoroute électrique : le chaînon manquant de l’odyssée de la voiture électrique

(CONFERENCE 21OO N° 147)
Par François CHÉRY
Ancien Directeur de projets à PSA et Créateur du projet TULIP

« Les années 50 : l’avenir radieux de la route électrique »

Bien que l’électricité ait pris une place significative dans les chemins de fer au cours du 20ème siècle elle est restée constamment marginale pour l’automobile.

La raréfaction des énergies fossiles et les conséquences climatiques redoutées de leur combustion d’une part et la lenteur des progrès du stockage de l’électricité d’autre part reposent la question de la captation dynamique du courant électrique en particulier sur autoroute.

Le conférencier montrera que ce sujet, jamais totalement absent de l’imaginaire des inventeurs ou des futurologues, intéresse à nouveau les ingénieurs, les économistes et bien entendu ……… les prospectivistes .

L’inévitable transition énergétique, la crise économique et la maîtrise des énergies nouvelles sont l’occasion de repenser en particulier les infrastructures de production et de distribution des énergies. La convergence des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) et des Smart Grids pourrait permettre des innovations capables de satisfaire les aspirations à de nouvelles mobilités.

Le conférencier illustrera le sujet au moyen de nombreuses images “prospectives” et “rétroprospectives”.

 

Date: 13 Mars 2012
Lieu: ISEP – 28, rue Notre Dame des Champs – Paris 6ème
Heure début: 17:30

 


Agriculture et énergie, l’uniformisation du monde

(CONFERENCE 21OO N°148)
Par Gilles BELLEC
Ingénieur Général des Mines, Conseil Général de l’Industrie, de l’Énergie et des Technologies

Le monde est en constante évolution. L’humanité prélève des quantités croissantes de végétaux et de minéraux pour assurer ses besoins  de nourriture (des hommes plus nombreux et plus protéinés) et en énergie (des hommes plus mobiles, mieux protégés de la chaleur ou du froid, et disposant d’automates de plus en plus nombreux comme des réfrigérateurs ou des téléphones).

La captation mécanique des ressources naturelles, de plus en plus efficace, conduit à une extension de l’agriculture intensive (pour nourrir les animaux machines, fournisseurs de protéines et accessoirement pour alimenter les moteurs en biocarburants) et à la mise en exploitation de gisements minéraux  de plus en plus difficiles d’accès (1500 m d’eau pour le pétrole) ou moins concentrés (hydrocarbures de roches mères).

Cette mise en valeur de plus en plus poussée est au coeur  du développement depuis deux siècles et plus et ne va pas s’arrêter.

L’épuisement des ressources ressemble à l’éloignement de la ligne d’horizon sur l’océan, ou une marche de montagne où on passe d’un col à l’autre. (pas de « peak oil » à l’horizon mais le « peak fish » est garanti d’ici quelques années, c’est la fin du gibier, des poissons de la mer et de la viande de brousse et les peuples premiers sont au musée)

Une analyse des correspondances entre agriculture et énergie conduit à réfléchir sur l’évolution du monde ce que l’humanité gagne en confort et en interaction entre les hommes, elle le perd en diversité.

Biodiversité et diversité culturelle sont alors des chefs d’œuvre en péril.

Date: 20 Mars 2012
Lieu: ISEP – 28, rue Notre Dame des Champs – Paris 6ème
Heure début: 17:30

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Energies et citoyens, un siècle déterminant, mais difficile

(CONFERENCE 21OO N°149)
Par Paul MATHIS
Ingénieur Agronome et Docteur ès Sciences, ancien Directeur du Laboratoire de Bioénergétique (CEA – CNRS)

Les questions énergétiques sont au centre d’enjeux importants, qui vont de l’échelle planétaire (réchauffement climatique, épuisement des combustibles fossiles, géopolitique du contrôle de l’énergie, risques du nucléaire, etc.) jusqu’à celui de la famille, touchée par l’augmentation du prix de l’énergie ou, dans les pays du sud, dépourvue de toute énergie moderne.

Ces questions, dont l’importance économique, stratégique et environnementale est évidente, appellent des réponses à des niveaux adaptés, qui vont du consommateur à la communauté internationale. Ces réponses doivent être apportées dès aujourd’hui, dans une perspective à long terme, de l’ordre du siècle. Elles requièrent que les citoyens disposent d’une bonne compréhension de tous les enjeux de l’énergie.

C’est l’objectif du livre que Paul Mathis vient de publier : “Les énergies. Comprendre les enjeux”, aux éditions Quae.

Date: 27 Mars 2012
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L’Energie au 21ème Siècle

Titre: L’ENERGIE AU 21EME SIECLE
Lieu: ISEP
Description: CONFERENCE 2100 N°140 :
Atelier « Energies 21OO »

par Jean-Louis BOBIN, Professeur Emérite de l’Université Pierre et Marie Curie
Président de l’atelier « Energies 21OO »

Heure début: 17:30
Date: 2011-12-07
Heure fin: 19:45

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L’énergie en Afrique

Titre: L’énergie en Afrique
Lieu: ISEP
Description: Avec une population de 1 milliard d’habitants, soit 16% de la population mondiale, l’Afrique est le Continent le plus pauvre de la planète, avec 2,6% seulement du PIB mondial. Plus des 60% de la population africaine vivent avec moins de 2 dollars par jour et cette situation de pauvreté se traduit aussi par une faible consommation en énergie : plus des 60% de la population n’ont pas accès à l’énergie commerciale et la ressource énergétique la plus répandue est la biomasse.
Pourtant, l’Afrique ne manque pas de ressources naturelles. Elle détient près de 10% des réserves mondiales en pétrole, près de 8% des réserves en gaz et 3,5% des réserves en charbon, de l’uranium ainsi qu’un potentiel considérable en énergies renouvelables (hydroélectrique particulièrement, mais aussi éolien, solaire et géothermique). Alors qu’elle produit 12% de pétrole, 7% de gaz et 4,3% de charbon, elle ne consomme que: 3,7% de pétrole, 3,2% de gaz et 0,5% de charbon. La faible consommation en énergie est à la fois la cause et la conséquence du sous-développement.
Dans ce contexte, la population de l’Afrique atteindra 1,8 milliards d’habitants en 2050, soit le cinquième de la planète et les défis du Continent sont redoutables : comment transformer les ressources naturelles en richesse sous toutes ses formes, en croissance économique, en bien être social ? Des études effectuées pour le compte de la Banque Africaine de Développement prévoient l’électrification complète du continent en 2050, avec des situations intermédiaires à 35% en 2015 et 50% en 2030. A cette fin, la structuration en ensembles régionaux globalement homogènes (Power pools), déjà engagée sur le terrain, apparaît comme un facteur clé de la réussite, permettant la coordination des politiques énergétiques pour mieux répondre aux besoins de croissance et sécuriser l’accès à l’énergie.
Le renforcement de la coopération entre pays africains et entre les ensembles sous-régionaux constitue un élément essentiel pour le développement de l’Afrique, de même que la coopération des Institutions internationales avec les Institutions africaines spécialisées : UA, BAD, CEA notamment.
Des investissements importants sont nécessaires pour réaliser les projets structurants, dont certains sont déjà identifiés, qu’ils s’agissent du renforcement des capacités de production en hydrocarbures ou en électricité ou bien des réseaux de transport, dans le cadre d’un partenariat public-privé.
La coopération avec les pays développés dans le domaine de la formation, de la recherche et de la technologie devra viser l’implantation de structures au plan local, afin d’éviter la fuite des cerveaux et préparer les cadres et techniciens aux réalités locales.
Naturellement, aucun progrès n’est possible en Afrique sans des réformes institutionnelles sur les plans politique, économique et social, consacrant la démocratie et l’Etat de droit, seules conditions à même de garantir une gouvernance de qualité et un contrôle des Institutions démocratiquement élues sur les richesses du Continent.
par Abdennour Keramane
Ancien ministre de l’Industrie et des Mines de l’Algérie,
Directeur de la Revue MedEnergie

Heure début: 17:30
Date: 2010-11-24


Prospective mondiale de l’énergie, par Claude Mandil

De quoi l’avenir énergétique de la planète sera-t-il fait en 2050 ? Faut-il croire les adeptes de la théorie du « Peak Oil » qui nous annoncent que nous allons bientôt manquer de pétrole et de gaz ? La contrainte majeure qui s’annonce n’est-elle pas plutôt celle du changement climatique, qui ne pourra être atténué qu’au prix d’une réduction massive des émissions de gaz à effet de serre ? Cet effort pourra-t-il être conduit de façon équitable ? Et d’ailleurs, qu’est-ce que l’équité dans ce domaine ? Faut-il attendre le salut d’innovations de rupture ? Ou au contraire la solution passe-t-elle par l’utilisation incrémentale de toutes les techniques actuellement disponibles ou envisageables à moyen terme ? Quid de la fusion nucléaire, de la capture et de la séquestration du CO2, des biocarburants de énième génération ? Et comment l’humanité va-t-elle s’organiser pour traiter collectivement et efficacement ces défis ?