L’Impératif du vivant

Les êtres vivants ne sont pas faits de matière. Ils sont faits d’information, ce qui donne forme à la matière et se perpétue à travers elle. Tel est le retournement de perspective auquel ce livre invite.
La technique et l’économie ne devraient-elles pas être mises au service de la vie et non l’inverse ? L’idéologie dominante, présupposant que la lutte pour la vie est le moteur de l’évolution, justifie les excès du libéralisme. Or, depuis l’origine des êtres vivants, l’histoire montre au contraire un cheminement vers la coopération.

Partant de la connaissance élémentaire, celle du nouveau-né qui construit sa perception du monde environnant, jusqu’aux organisations politiques et sociales, l’auteur élabore une réflexion qui débouche sur des suggestions pour une gestion durable de la planète. À cet égard, le système actuel s’est disqualifié. D’autres formes d’organisation sont à construire, plus proches de la logique du vivant avec ses trois fonctions : la préservation, la destruction créatrice et la conceptualisation.
Si « l’impératif industriel » était autrefois celui de la rationalité productrice sans limite, de la satisfaction des appétits de consommation et de puissance, l’impératif du vivant est au contraire celui de la tempérance, du respect, de l’accompagnement de la vie sous toutes ses formes, et de l’élévation de la conscience.
éditions de l’Archipel, Février 2013

Télécharger aux classiques des Sciences sociales de Chicutimi

Commander ce livre (s’il en reste)

3 réflexions au sujet de « L’Impératif du vivant »

  1. Bonjour Monsieur Gaudin,

    j’ai relu récemment votre ouvrage “L’écoute des silences” dont la première partie en particulier garde toute son acuité. En ce qui concerne “L’impératif du vivant”, vous évoquez notamment dans le domaine de “l’approche concrète – comment ça marche” l’option du déterminisme génétique et celle plus “statistique” telle que défendue par J.J. Kupiec.
    Il est sans doute dommage que vous n’abordiez pas une “troisième voie”, celle du “déterminisme thermodynamique” et du principe de production maximale d’entropie qui constitue en soi une vraie “raison d’être à l’émergence et au renforcement de la complexité du fait qu’elle favorise la dissipation d’énergie qu’impose le second principe de la thermodynamique.
    Voir à ce sujet le livre de François Roddier qui en présente de façon claire, simple et rigoureuse les éléments essentiels. Voir aussi, d’une façon plus simplifiée la petite vidéo d’animation décrivant Le Principe d’émergence : https://www.youtube.com/watch?v=3wDLbwaOpck&noredirect=1
    Quelle que soit la limite de validité de cette approche, elle permet néanmoins de réinterpréter bon nombre d’observations expérimentals qui trouvent ainsi toute leur pertinence comme, par exemple dans la compréhension des phénomènes de “désocialisation” que ce soit un cancer, un ghetto ou un burn-out : des éléments qui se ré-individualisent et adoptent un autre régime de “dissipation”
    Bien cordialement,
    Jacques de Gerlache

    1. Je suis tout à fait d’accord avec vous. je n’ai eu connaissance du livre de Roddier qu’après avoir publié, c’est un travail remarquable.
      Toutefois, l’approche du “déterminisme thermodynamique” est celle qu’ont utilisé Bernard Lietaer et Ulanowicz pour la question de monnaies complémentaires, qui me semble un point clef déterminant pour l’avenir du monde actuel.
      J’ai beaucoup de mal à faire comprendre à mes collègues que l’adaptation demande de consentir à la diversité (par exemple, dans le cas de la France, en régionalisant davantage, notamment l’éducation).
      Bien cordialement TG

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

dix-huit + sept =

*