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Lettre au Président de Lune Taqqiq

J moins 4, par Lune Taqqiq

Lettre à mon prétendant,

Je suis Marianne, et je viens à vous qui demandez la responsabilité de me représenter, vous unir à moi.

Vous assurez être animé des meilleures intentions à mon égard.

Regardez moi, regardez ce que vous avez fait de moi en une semaine, je suis défigurée, méconnaissable, mon corps meurtri de toutes parts, violenté, souillé, méprisé, déchiré, injurié… mon cœur saigne.

C’est le cœur lourd et serré que je m’adresse à vous, avant que je vous sois livrée…

J’aurais tant aimé pouvoir m’offrir, vous désirer, vous admirer, vous déployer tous mes charmes et atours…

M’aimez vous? M’aimez vous réellement de tout votre cœur? Rien dans vos propos ne laisse présager que vous allez me chérir, prendre soin de moi. Rien de ce qui a été exprimé jusqu’à ce jour me donne à penser que vous me connaissez, que vous me reconnaissez.

Marianne, je suis belle et séduisante , ma chaire et mes courbes sont variées émaillées d’une multitude de territoires, tous différents, terreaux fertiles pour chacun, de trésors, de plaisirs et de saveurs différentes. Où que vous posez votre regard, de haut en bas, d’Est en Ouest, et par delà les mers vous y trouverez de quoi vous enchanter. Des plaisirs toujours renouvelés avec des accents, des notes, des goûts, tonalités et musicalités différentes. La diversité est d’abord dans ma géographie et particularismes régionaux, je suis faite de cette matière…ainsi est ma chaire.

Marianne,j’ai fais croître sur cette planète un peuple dont je suis fière. Les français sont des êtres singuliers et étonnants de contrastes, de caractères différents et bien trempés, contestataires et râleurs, quelques fois maladroits, cependant ils peuvent être réellement aimants et dévoués, généreux et si magnifiquement Humains quand on leur laisse la liberté d’être. Ils détiennent ce petit truc, ce je ne sais quoi qui les rend si unique: cet ART de Vivre à la française,admiré, envié, tant fois copié jamais égalé.

Je suis Marianne, la France, je suis cette terre, que vous voyez comme un territoire. Mais que serais-je sans mes enfants. Ensemble eux et moi indissociables nous avons réalisés tant de merveilles que le monde entier à les yeux tournés vers nous. Vers moi la France pays phare de l’Humanité, Pays des Lumières.

Je suis Marianne, je suis LA FRANCE!

Ma richesse fondamentale est de respecter profondément le pluralisme, une vision Humaniste du progrès pour la liberté, l’égalité,la fraternité. Cette vision respecte les valeurs humaines. Elle rayonne à travers le monde et participe activement à la paix. L’État d’esprit porté et incarné par la FRANCE c’est étendu de l’Humain à son environnement, le respect du vivant, le respect de notre planète.

C’est le regard tourné dans cette direction que je respire, ainsi j’inspire et inspire le monde, qui n’a de cesse de m’observer…

C’est là une responsabilité qui s’étend bien au-delà de ma géographie, elle porte en substance l’Humanité toute entière…L’avez vous à ce point oublié?

Je suis Marianne, Je suis la France, Nation Mère des droits de l’Homme, qui a œuvré grâce à l’audace, la volonté, le courage et le sacrifice des ses enfants ; vos pères, pour tout ce qui fait que puissiez être là, aujourd’hui, devant moi prétendre à gouverner. Car je suis aussi rebelle, capable de révolutions. Des têtes sont tombées quand on s’attaque à mon intégrité.

Aujourd’hui ma nature bienveillante et fraternelle n’est pas assurée.

Je peux comprendre que votre regard ai été altéré, et que vous m’appréhendez plus comme une structure à administrer, et mes enfants comme de petits actionnaires tant vous donnez l’impression de surveiller mes actifs la main sur le portefeuille et la réduction des effectifs pour soi-disant me protéger.

Est-ce ainsi donc que vous me voyez, comme une entreprise à diriger? Un territoire à barricader?

Très cher, laissez moi avant que cette union soit scellée, vous montrer qui je suis ce qui fait ma beauté et ma valeur, mon coté unique et exceptionnel.

A aucun moment, dans votre parade pour prétendre me conquérir, vous avez parlé de moi, ce que vous voulez mettre en place pour que je puisse m’épanouir dans ce monde qui se transforme. Ce qu’il serait bon de chérir et aimer si vous désirez réellement que notre union soit complice et prospère.

Je me sens déchirée et reniée dans ce que je suis fondamentalement, et voyez vous mon corps se révolte déjà et le rejette amèrement.

Est-ce ainsi que vous voulez célébrer notre union ? En rejetant la moitié qui vous a permis de vous tenir devant moi aujourd’hui. Vous le savez n’est-ce pas, c’est grâce à elle. Elle qui a balayé l’ancien pour s’offrir une vision moderne et progressiste, sans elle, vous ne seriez pas là .

Quelle est donc cette partie de moi que vous ne connaissez pas, que vous ne reconnaissez pas, puisque dans vos programmes rien n’est mentionné, aucune allusion. Alors même que c’est elle qui vous permet de prétendre au pouvoir. Vous me faites souffrir… ne voyez vous pas que cette part, c’est mon cœur?

Je suis Marianne, Je suis la France, mes racines et ma sève ont de Gaule été fécondées et de Gaulle j’ai été maintenue dans mon intégrité. Mes entrailles et mon cœur vivent et sont nourris de cette Gaule là.

Rebelle et insoumise, je suis mais aussi aimante, passionnée et dévouée…

Je peux vous accorder cette maladresse, tant vous étiez tous occupés à trouver le plus beau costume pour me séduire lors du bal des prétendants, vous avez omis les préliminaires…

Vous savez ces promesses que l’on se fait parce que l’on apprend à se connaître, s’ajuster …Oui je parle bien de fiançailles…C’est doux et joli n’est ce pas ? Que l’on fiance …n’entendez vous pas le mot confiance?

Je sais que notre époque n’offre plus de bague, je m’adapterais car j’ai bien compris que j’aurai un pragmatique à mes cotés qui se veut avant tout efficace…

Si nous ne faisons pas une union du cœur, faisons celle de la raison, et garantissez moi que vous me laisserez la gouvernance du cœur et des valeurs de la vision dont je suis la vestale… Vous le voyez bien, je suis plus experte que vous dans ce domaine. Vous pouvez me faire confiance votre position actuelle en témoigne.

Aussi, afin de me garantir de votre amour sincère, qui aurait jusqu’ici maladroitement, très maladroitement été exprimé, je vous offre de me surprendre, de m’étonner,me montrer que vous aussi de Gaule vous êtes constitué. Prêt et dévoué, tout à moi, afin que mes potentiels puissent s’exprimer et jaillir dans leur plénitude.

Car pour le moment entre nous deux, la seule qui prend tous les risques sans aucune garantie, c’est bien moi…Ce courage je l’ai…Partageons les risques et prouvez moi la confiance que vous avez en vous, pour m’aimer comme vous le dites. La confiance est une affaire de réciprocité.

Et faites moi un contrat, engagez vous en bonne due forme à respecter mon cœur, mes valeurs, mon intégrité. Garantissez moi un ministère du cœur et de la vision du futur de la France, de l’Humanité et de notre planète. Vous le savez, c’est qui je suis, qui fait ce que je suis: Unique . C’est ainsi que je suis animée.

Je demande ces deux ministères et c’est moi qui choisirais qui occupera ses postes. Ces deux ministères auront un droit de regard à minima moral sur toutes actions par vous mené par ailleurs, afin que nous restions toujours respectueux l’un de l’autre, les uns des autres , et que la richesse et ma valeur, mon actif immatériel comme vous diriez, soit regardé par une experte qui pratique depuis toujours ce culte de la diversité, l’ouverture, moi. Là est mon Art.

Cet Art de vivre à la Française généré par sa diversité, son intelligence, sa créativité, son ingéniosité. Tant de découvertes et de splendeurs ont été crées aux cours des siècles passés…Oui je suis féconde, mais il me faut laisser la liberté, l’espace et les moyens pour produire…Vous, apparemment, vous savez gérer…Et moi je sais inspirer, générer et régénérer. Il apparaît que sans moi vous serez bien limité.

Laissez moi libre de produire, laissez moi chérir tout ce alimente la richesse, la beauté et la grâce de notre savoir Être, notre savoir faire, notre économie dans toutes ses dimensions.A tel point que moi, Marianne, La FRANCE, je suis visitée et sollicitée du monde entier.

Ce savoir Être, vient de l’Amour…et la France est Le pays de l’Amour dans le monde.

Étonnez moi, soyez audacieux prouvez moi votre dévouement, votre amour sincère et offrons nous ces fiançailles…

Ainsi nous aurons peut-être des noces à défaut d’être festives, scellées dans la confiance d’un accord, une entente réciproque.

C’est en toute liberté, sur un pied d’égalité et avec fraternité que je vous salue.

Pour La France, l’Amour de moi la France.

Marianne


Lettre au président (1995)

Monsieur le Président de la République,
permettez-moi tout d’abord de vous féliciter pour votre élection. Je suis citoyen et contribuable. Vous accédez, pour sept ans, à l’honneur d’être l’employé de tous, le mien en particulier. Je souhaite donc, en tant qu’employeur, vous donner dès maintenant quelques instructions sur la manière dont j’attends que vous vous acquittiez de votre tâche.
La représentation que le suffrage vous a confiée ne vous place pas au dessus des français, mais au milieu d’eux. Elle vous donne le droit de manier quelques leviers de commande, mais à leur service exclusivement, et ceci sans discrimination. Plus précisément, étant l’émanation de tous les citoyens, votre fonction ne vous autorise pas à favoriser telle ou telle catégorie, ni même à “récompenser” ceux qui ont aidé votre élection. A l’inverse, elle vous fait un devoir de porter assistance à ceux que le destin a injustement frappés.
Une France qui tolère, comme actuellement, que la main invisible du marché jette à la rue des centaines de milliers de personnes, s’exclut progressivement de l’Histoire des sociétés civilisées. En laissant s’opérer des ruptures dans les conditions de vie, les niveaux d’instruction et les possibilités d’intégration, elle renonce à son identité profonde, qui est de donner sa chance à chacun, quelles que soient ses origines. En tant que garant de l’Unité, vous aurez donc à résoudre d’abord le problème de l’exclusion.
Je sais que ce n’est pas facile. Les autres pays souffrent du même mal. Aucun ne semble en mesure d’y remédier. Faute de projet généreux et constructif, la demande et l’offre s’affaiblissent mutuellement et le manque de moyens général décourage même les plus entreprenants. Au delà des particularités locales, il s’agit d’une erreur de conception du système économique mondial. La planète ne demanderait qu’à être aménagée. Des centaines de millions de chômeurs ne demanderaient qu’à travailler à cet aménagement.
Vous aurez donc à faire entendre la voix de la France, qui est celle de la Raison, dans un monde qui ne veut pas voir sa propre déraison en face. Je n’attends de vous, à ce sujet, aucune complaisance vis à vis des conformismes internationaux, qui aboutissent à bafouer ce qui nous est le plus cher, à savoir les droits de l’Homme. Le premier des droits n’est-il pas en effet de pouvoir survivre dans la dignité ? Les puissants de l’économie mondiale, ivres de signes monétaires, ont oublié jusqu’à leur raison d’être : servir la création des vraies richesses, celles de la vie de tous les jours.
A cet égard, vous aurez à lutter contre un préjugé tenace, présent à la fois chez les pauvres et chez les riches, qui a hélas survécu à la chute du communisme : celui que l’enrichissement des uns se ferait nécessairement au détriment des autres, car il procèderait en dernier ressort d’une exploitation du peuple par les dirigeants. Sans doute, l’économie, comme la nature, a ses prédateurs. Mais la véritable création de richesse n’est pas, comme on voudrait le faire croire, le fruit de la concentration du pouvoir financier entre leurs mains cupides.
Bien au contraire, aucune économie ne peut fonctionner si le pouvoir d’achat et le patrimoine sont trop concentrés entre les mains de quelques privilégiés car, ceux-ci ayant nécessairement des besoins limités et trop peu de temps pour faire de bons choix, stérilisent ce qu’ils possèdent. Tandis que, si ces moyens sont au contraire bien répartis dans toute la population, une demande solvable correspondant aux besoins de tous alimente les circuits économiques et les producteurs peuvent prospérer. Henry Ford appliquait déjà cette idée dans ses usines. Il la résumait ainsi : “je paye bien mes ouvriers pour qu’ils puissent s’acheter des autos Ford”. Un peu d’inégalité stimule. Trop stérilise.
Il faut aujourd’hui pousser le raisonnement plus loin. Depuis deux siècles, l’innovation et la prospérité économique, sa fille, sont apparues dans les régions du monde où les droits de l’Homme étaient, même approximativement, respectés. C’est bien compréhensible. L’innovateur dérange. Il ose faire mieux et moins cher que ceux qui dominent le marché. Dès lors, tout est mis en œuvre par les puissants pour l’empêcher de réussir. Sans protection, c’est à dire sans une justice solide et indépendante, il est tué dans l’œuf. Or, si l’innovation est étouffée, il n’y a plus de progrès technique ni, à terme, de santé économique.
De nos jours, et plus encore à l’avenir, le maillage des communications favorise les petites unités. Depuis une vingtaine d’années, les grandes entreprises se délestent de leur personnel excédentaire. Les embauches viennent surtout des petites, même si, par habitude ou par conformisme, on fait comme si les emplois étaient toujours créés par les grandes. Partout, on manque d’employeurs plus que d’employés. Vous aurez donc à faire former des innovateurs et des créateurs d’entreprises par centaines de milliers.
Nous avons environ un employeur pour cinq actifs. En quelques années nous passerons à un pour quatre, soit un million d’employeurs de plus. Il faut donc enseigner la création d’entreprise dans le secondaire et aussi leur faciliter la tâche par la suite. L’accès aux infrastructures techniques dont ils ont besoin, telles que les moyens d’essai, de mesure, les recherches, la normalisation sont actuellement tout à fait insuffisants, alors que leur temps est mobilisé par des formalités juridiques ou fiscales faites par des bureaucraties pour des bureaucraties, sans rapport avec la réalité de leur métier.
A titre d’illustration, si vous constatez la survivance d’un impôt anti-économique aux effets pervers (le droit d’enregistrement, voire l’impôt sur les bénéfices), ne le diminuez pas, supprimez-le, et avec lui tout un paquet de formulaires. Par contre, n’hésitez pas à taxer ceux qui polluent ou menacent des ressources naturelles rares, en proportion des inconvénients qu’ils créent et jusqu’à les dissuader de continuer à nuire. D’autre part, mettez donc fin à la confusion selon laquelle les prestations sociales devraient être liées à l’emploi. Quand on porte secours à un malade, c’est par humanité et non parce qu’il a -ou avait- un emploi. Il n’y a donc aucune raison d’imputer les charges sociales, ni à l’employeur, ni à l’employé, d’autant que cela dissuade les entreprises d’embaucher et multiplie des formalités dont on pourrait se passer.
La séparation des pouvoirs est un point clef de l’évolution du monde moderne. On n’y voit d’habitude qu’un principe de bonne conscience qui ne saurait ébranler les âmes fortes et cyniques, les seules qui comptent dans cet univers impitoyable. C’est une illusion. L’émergence de l’innovation est une conséquence de l’indépendance du judiciaire, donc du respect des droits de l’Homme. La récente victoire des occidentaux sur le bloc communiste est aussi celle de la séparation des pouvoirs sur la confusion des pouvoirs. Et l’état de sous développement où se traînent encore de si nombreux pays trouve sa cause ultime dans les excès de pouvoirs locaux.
Or, depuis 1990, nous ne sommes plus dans un conflit planétaire entre le capitalisme et le communisme, mais dans un affrontement mondial entre le capitalisme légal et le capitalisme maffieux. Les principales atteintes aux droits de l’Homme étaient le fait de dictatures, qu’elles soient politiques ou religieuses ; elles seront désormais aussi le résultat d’agissements de type maffieux, tout aussi stérilisants pour l’économie. Je place dans ce registre, non seulement le crime organisé, mais toutes les formes de confiscation d’un territoire économique ou technologique, y compris les verrouillages corporatistes et les chasses gardées d’entreprises dominantes. J’attends que vous luttiez avec la plus grande énergie contre ces forces de l’ombre, lutte dans laquelle vous n’aurez pas trop du soutien des magistrats courageux, des policiers intègres et des députés énergiques qui l’ont déjà commencée.
Je dois vous avertir que l’instrument dont votre gouvernement disposera pour faire face à cette situation difficile, dangereuse et complexe, à savoir l’Administration, est quelque peu vétuste. Vous aurez à la moderniser le plus vite possible. En outre, il y règne ici et là diverses complaisances pour les entreprises dominantes, les corporatismes, les chasses gardées et toutes sortes de situations acquises, permettant aux fonctionnaires de cultiver de bonnes relations propres à les intégrer dans la classe dirigeante. De telle sorte que, dans la lutte que mène l’innovateur contre les intérêts en place, les agents de l’État, qui devraient être les défenseurs du futur, restent le plus souvent du coté du passé.
S’y ajoute une sorte d’insouciance carriériste qui fait paraître naturelle l’osmose entre les fonctions de contrôle et les organisations contrôlées. On en arrive même, sans que personne ne s’en indigne, à ce que le Conseil d’État et la Cour des comptes, qui sont des magistratures, trouvent normal que leurs agents fassent carrière dans la banque ou la politique, alors qu’ils avaient été embauchés pour contrôler et réprimer les abus de pouvoir et les turpitudes financières et politiques. De la confusion des rôles qui en résulte découle une loi du silence, l’« omertena », et des pratiques profondément contraires à la séparation des pouvoirs, c’est à dire aux droits de l’Homme. Pour mettre fin à ces abus, vous aurez à déployer beaucoup d’habileté et de ténacité. Ne vous découragez pas. Il faut absolument que, dans cette classe dirigeante qui se croit tout permis, l’ordre soit rétabli.
Car, pour aborder le 21e siècle prochain, nous avons besoin d’une France en état de marche, où chacun soit à sa place. Il nous faut des enseignants qui enseignent, des chercheurs qui cherchent (et qui trouvent), des entrepreneurs qui entreprennent, des fonctionnaires qui fonctionnent.
Je souhaite que vous me rendiez compte à mi parcours, c’est à dire dans trois ans et demi, avant d’aborder la dernière année du siècle, des résultats que vous aurez obtenus. Vous utiliserez à cet effet, non pas les anciens indicateurs des économistes, mais des mesures plus pertinentes répondant aux préoccupations actuelles. Pour l’Enseignement, vous ferez évaluer ce qu’il apporte d’utile à la vie de tous les élèves, et non plus les performances de quelques uns aux concours factices des grandes écoles. Pour la Recherche, vous ferez mettre en regard les moyens mis en œuvre et les résultats obtenus, particulièrement les inventions et les créations. Vous ferez mesurer le taux de natalité des entreprises nouvelles et le taux de mortalité des formalités inutiles. Vous ferez évaluer le véritable nombre des exclus et surveiller sa variation. Enfin, pour mesurer l’évolution de la qualité de vie réelle, vous utiliserez, non pas le “Produit Intérieur Brut”, mais un indicateur moderne de “bien être économique durable” tel que ceux que les Nations Unies ont récemment aidé à développer.
Mes vœux et mes espoirs vous accompagnent, Monsieur le Président, car vos succès -et vos échecs- seront aussi les miens. Avec mes plus vifs encouragements, acceptez l’expression de mes sentiments les meilleurs.
p/ un citoyen
T. G.